‹ Introduction a l'Ancien TestamentChapitre 60 sur 115 · Première partie · texte numérisé non relu

Première partie

< Aimez la justice,... recherchez le Seigneur»: tel est l'appel par lequel l'écrivain commence ses exhortations aux hommes, et spécialement à ceux qui gouvernent la terre. Il les met en garde contre les blasphèmes, les murmures, les mensonges, les injustices. Il blâme (2 i ss.) ceux qui ne se préoccupent que des jouissances, qui méprisent la loi de Dieu et persécutent les justes. L'auteur proclame sa foi à l'immortalité. Les souffrances terrestres des justes (3 i ss.) ne sont rien en comparaison du bonheur à venir. Les impies en revanche subiront leur peine. L'écrivain met les biens spirituels au-dessus de la prospérité d'ici-bas : mieux vaut posséder la vertu que d'avoir une nombreuse postérité, mieux vaut mourir jeune dans la justice que de vieillir dans le péché. Le jugement final montrera combien est fondée la foi des justes, combien est vaine l'espérance des impies.

LA SAPIBNGE

Second^ partie: 6-9.

Celte partie commence, comme la première, par une exhortation à l'adresse des rois et des princes, les invitant à rechercher la sagesse (6 i-i2). L'auteur fait ensuite Téloge de la sagesse (i3-27), seule source du bonheur, et, à l'appui de ses avertissements, il raconte ses propres expériences, c'està-dire celles qu'il prête au roi Salomon (7 i ss.). Un roi, dit-il, est un mortel comme les autres. Mais, ayant prié Dieu, Salomon a reçu l'esprit de la sagesse ; il l'a aimée plus que tout le reste, et s'il s'est réjoui des biens innombrables qu'il a possédés, c'est parce que la sagesse en réglait l'usage. Il voudrait pouvoir louer la sagesse d'une façon digne d'elle. Il la définit comme « un souffle de la puissance de Dieu, une émanation vraie de la gloire du Tout-Puissant,... un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l'activité de Dieu, une image de sa bonté »* (7 25-26). Ce passage rappelle certaines données des Proverbes et du Siracide, mais il va encore plus loin dans la voie de la personnification et fait de la sagesse une substance, une hypostase. « C'est elle, s'écrie Salomon, que j'ai aimée, que j'ai recherchée dès ma jeunesse ; j'ai désiré l'unir à moi comme mon épouse, j'ai été épris de sa beauté » (8 2). Il lui doit tous ses succès. Il reproduit (9 i ss.) la prière par laquelle il a demandé à Dieu de la lui accorder.

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