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La version arabe

Lorsque, après l'avènement de l'Islam, l'arabe devint le langage courant de l'Orient, les juifs traduisirent dans cette

langue leurs livres sacrés. Le plus célèbre de ces traducteurs, ou pour mieux dire le seul dont nous sachions le nom, est le grand docteur Saadia-Gaon (892-942 ; voir plus haut, I, p. 28). Sa version présente de sérieuses qualités ; elle n'est pas très littérale, plutôt légèrement paraphrastique à la façon des Targoums. Elle ne peut naturellement pas être utilisée pour la critique du texte, car celui-ci était irrévocablement fixé à l'époque où elle fut composée. Mais elle a son intérêt pour montrer comment les juifs du moyen âge comprenaient et interprétaient TA. T. De la version de Saadia on a publié jusqu'ici le Pentateuque, Esaïe, les Proverbes, Job, le Cantique, les vingt premiers Psaumes. D'autres portions de l'A. T. existent en manuscrits. Il v a d'ailleurs encore d'autres versions arabes directes, dont on possède diverses portions. On a aussi une version arabe directe du Pentateuque des Samaritains, œuvre d'Abou-Saïd, un Samaritain lui-même, qui vivait au xi* siècle. Les versions médiates, « filles » des Septante et de la Peschitto, ont déjà été mentionnées.

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