Sappho , tragédie lyrique , par N. Sous
chkoff.
Diverses comédies et vaudevilles , par le prince Schakhovskoï.
Littérature . r . . Essai d'une histoire abrégée de la littérature russe, par N. Gretsch. ( ouvrage très estimé).
Parmi les auteurs étrangers dont les ouvrages ont été traduits en russe , on remarque les^ suivans :
Mathématiques . . . Lacroix.
Sack.
Tissot. — Niemann. — Hekker. — Weller.
— Hcnke. — Broussier. — Sprengel.
Mme. de la Motte-Guyon. — Massillon.
— Grégoire. — Blair.
Zimmermann, — Masselin. — Comte de
Ségur. — Blanchard. — Fontenelle. — Duc de La Rochefoucauld. — Bouilly.
Histoire et Géographie. Rollin. — Michaud. — Labeaume. —
Le Cardinal de Retz. — Schroekh. — (On a traduit un manuscrit latin du xvii*^ siècle , contenant des notices siu' la Sibérie).
Biographies Pouqueville. — Péclûer.
Voyages, Duncan. — Zimmermann. — Pcirry. —
Ross. — Buchanan.
Poésie Lord Byron. — Walter-Scott. — Boileau.
Ésope. — Homère. — Milton.
Histoire naturelle Médecine
Religion . - . . .
Philosophie . . . .
SUR LA LlTTÉRATtJtlE RUSSE. 38 1
ftoMÀUS ET Nouvelles . Waltcr - Scott. — Madame Cottin. —
Vicomte d'Arlincom-t.
Théâtre - Corneille. — Racine. — Sophocle. —
Kotzcbuc (entièrement). — Schiller. — Scribe et Delavigne.
Rhétorique . . i . . A. Thomas , membre de l'Acadl-iilic
française.
Sur le pt)int de livrer cette partie de notre ouvrage à l'imprcssion , l'ayant communiquée à M. Héreau, ancien professeur de langue française au gymuasede Viatka , qui a traduit et fait imprimer dauj» divers recueils plusieurs poésies russes, et qui s'occupe eu ce moment d'une histoire abrégée de cette littérature, il a Lien voulu nous donner quelques rectifications, les additions que l'on a lues ci-dessus , pages 376 et 377 , etle tableau suivant, accompagné de remarques Libliographiques. Cette nouvelle addition au coup-d'œil de l'anonyme , en indiquant d'une manière générale les travaux littéraires des Russes et les ressources qu'ils ont puisées cliez les étrangers, sera une preuve de plus en faveur d'une nation qu'on persiste bien à tort, selon nous, à croire très arriérée, ou pour le moins staticnnaire sous le rapport des lumières et de la civilisation.
SATCnE DES OCTK^CES. TR ADCCIlOSS.
Sciences physiques , naturelles et môtlicales 94 •
Mailiéniaiiqiies pures ei MalLémaliqucs appliquées. 38 Théologie nalurclle el Religion. 5i
Idéologie et Philosopliie morale , . , . , 76
Eilucalion el Livres élémentaires. /j5
Législation , Droit et Politique. 39
Economie publique et Commerce I^o .
Géographie et Statistique. 8
Histoire et Biographie. i33
Voyages. 34
Grammaire et Lexicographie. 9
Poésie. 69
C£uTrei dramatiques 306 .
Romans. 364
OBICI\ACX.
TOTAt.
\if
JC . .
aos
natdue des outrages. tbadcctions. obigixatjx. iotal.
Anliquilés et Bceiux-Arts. 20 3s 62
3Iélange& littéraires 289 .... 435 .... 724
Sut les i525 ouvrages traduits , 802 le furent du français, 483 de l'allemand , 97 del'auglais , G8 du latin , 35 du grec, 23 de l'ilalien et 17 de diverses autres langues.
(( Le catalogue qui a servi de base a. ce tableau est celui . d'une bibliothèque ouverte au public, bu cabinet de lecture j premier établissement de ce genre en Russie, créé à Saint- Pétersbourg en i8i5, parles soins d'un simple particulier, Pierre Plavilstchikof , libraire de cette ville, où il est mort en 1823. Cette bibliothèque, composée d'abord de 800 ouvrages , s'était accrue de plus de 2,000 volumes en 1817, époque delà publication de son premier catalogue, auquel j'ai pu joindre un supplément qui porte mon tableau à 3,4oo ouvrages.
(c En 1820, M. Plaviltschikof fît paraître un nouveau catalogue, rédigé dans un ordre systématique "(i vol. in-8° dexviii, 72 et 543 pages ), montant à 7,337 ouvrages; et à la mort de son fondateur, cette bibliothèque s'élevait à 10,000 volumes. Il serait intéressant de pouvoir refaire mon travail d'après le catalogue le plus récent, ou mieux encore, pour avoir une plus grande échelle, sur YEssai de bibliographie russe de Sopikof ( 5 vol. in-8° , Saint-Pétersbourg, 18 i3-i823 ), présentant un dictionnaire complet de tous les ouvrages p originaux ou traduits, publiés soit en langue slavonne, soit en langue russe, depuis l'introduction de l'imprimerie en Russie (i553) jusqu'à l'année 18 13, et s'élevant à 1 3,249 articles. Il serait d'autant plus à désirer aussi de voir compléter ce dictionnaire jusqu'à nos jours, que, dans l'espace des douze dernières années , les produits de la presse ont été considérablement augmentés eu Russie. »
( Note communiquée par M. Htreau. )
iV, B. Les Fragmens littéraires , tirés de la Vie d^ Alexandre V^ , parA.E. (V. ci-dessus , p. 3G2) avaient dtd empruntés par cet écrivain anonyme à V Introduction de M. Lémontey au recueil des Fables russes f traduites en français et en italien , et publiées par les soins de M. le comte Orloff', comme nous l'avons dit dans une note de la page 367. Il est juste de rendre à chacun ce qui lui appartient.
{Note de l'auteur de V Atlas. )
fis DU PREMIER VOLUME.
ADDITIONS A l'iNTRODUCTION. 385^
Ohsenation sur les vocabulaires hellénique (159) et roincïka (160) du tableau jjoly glotte des langues européennes.
Sans vouloir décider entre XEtacisme et Vltacisme , c'està-dire entre la prononciation du grec telle qu'elle est adoptée aujourd'hui dans presque toutes les écoles de l'Europe occidentale, et celle qui est en usage partout où il reste encore des Grecs de nation ; nous avons cru néanrnoins devoir nous conformer , dans les deux vocabulaires hellénique et roinéïka, 'k cette dernière manière de prononcer, en écrivant en français les mots grecs respectifs. Autrement il aurait été diflicile de faire sentir l'analogie qui existe entre V hellénique et le roméïque y c'est-à-dire entre la langue grecque ancienne et la moderne.
( Note de M. Hase. )
Obsen-'ation à la page ij3 de l'Introduction.
M. le baron de Pedra-Branca , qui a eu la bonté de nous fournir l'article relatif au portugais parlé au Brésil, nous observe dans une note , que les mots brésiliens contenus dans sa liste ne sont que les premiers qui se sont offerts à ses yeux , dans une nombreuse collection qu'il a faite depuis quelque temps , et qui en compte déjà un millier. M. le baron veut en laire la base d'un intéressant travail , qu'il prépare sur ce sujet.
Réponse aux observations faites par M. Klaproth , dans le cahier d* août 1826 des Nouvelles Annales des Koyages, sur un article de /'Allas Ethnographique du Globe , relatif à trois la?} gués de l'Afrique ji us traie , que ce recueil scientifique avait publiées le mois précédent.
Toute la critique de ce savant célèbre se réduit aux trois points suivaus ;
386 AF/DITIONS A l'iNTRODUCTIOPÎ.
1°. Que nous n'avons pas des notions bien justes sur 1â langue congo, parce que nous n'avons pas su séparer des mots masanja les articles qui les précèdent, et parce que nous les avons donnés tels que M. Rugendas les avait écrits , en les entendant de la houclie des Africains.
2*. Que nous n'avions pas de raison pour affirmer que les idiomes des Tzchoambo et des Matibani appartiennent plutôt à. la famille cafïre (lisez raonomotapa) qu'à la congo.
3". Que nous ne nous sommes pas aperçus des fautes qu'il y avait dans la numération des Matibani , et que nous n'avions pas obseiTc que cette numération s'arrêtait à cinq , les nombres au-delà portant des noms complexes.
Si l'empressement de critiquer l'Atlas Ethnographique du Globe avait permis à M. Klaproth d'attendre sa publication , certes ce savant orientaliste aurait pu employer plus utilement le temps que doivent lui avoir coûté les remarques qu'il a bien voulu faire sur notre ouvrage. M. Klaproth aurait vu que , dans les deux articles orthographe et vocabulaires de notre Discours Préliminaire , nous avons appelé nous-méme l'attention des philologues sur les méprises que ce savant nous reproche d'avoir commises dans le morceau de notre ouvrage , inséré dans les Nouvelles Annales des Voyages. Nous prions nos lecteurs de lire les pages xc , cxvj , et particulièrement les ciij , cv et cix. Elles serviront de réponse et de justification au premier et en partie au second point de la critique dont il s'est empressé d'honorer notre Atlas. Au surplus, l'erreur de confondre l'article avec les noms est du genre de celles que tant dé savans commettent depuis des siècles , et même de nos Jours, en disant et en écrivant Alcoran au lieu de Koran. Il y a même bien des nations policées qui ne séparent pas l'article du nom en écrivant certains mots. Par exemple , les Espagnols et les Portugais disent et écrivent souvent Elrei, le roi ; les français écrivent de même Lalouty nom d'homme et (Je lipu , ainsi t|ue havçMh \ ^t le savant M. Klaproth lui-^
ADDITIONS A l'iNTRODUCTIOÎC. 38^
même dira sans doute en français comme en allemand, \ jÉlchi' mie , V Alambic j V Algèbre , et une foule d'autres mots scm<^ blables. Les anciens Égyptiens joignaient l'article masculin ph aux noms propres ; et l'on sait maintenant que phré signifle le-soleily et Pharaon veut dire le-roi.
A l'égard du second point , nous observerons que la seule comparaison du vocabulaire macoua (291) avec le matibani , signale entre celui-ci et le premier une assez grande affinité , pour autoriser l'ethnographe à le classer dans la famille monomotapa , à moins qu'il ne veuille rejeter les principes que nous nous flattons d'avoir établis sur des bases solides et d'après d'imposantes autorités, dans le premier chapitre de notre Introduction,
Quant au troisième, nous nous bornerons à dire que bous aussi nous nous étions aperçu de la numération quinquennale du matibani, comme nous avions eu occasion de le faire à l'égard d'une foule d'autres langues de l'Afrique, de l'Amérique, de l'Asie et de l'Océanie , mais que nous n'avions rien dit à ce sujet, parce qu'd n'entrait nullement dans notre plan d'appeler sur ce fait l'attention de nos lecteurs. Voyez à la page 274.
Relativement aux erreurs qui peuvent enh^aîner des conséquences graves , erreurs qui paraissent avoir été le motif principal qni a engagé ce savant célèbre à critiquer notre ouvrage avant même qu'il paraisse, nous avouons franchement que la sphère étroite de nos connaissances ne nous permet pas de nous élever assez haut pour les découvrir.
Dans l'état très imparfait où se trouve la linguistique , surtout dans la partie qui regarde les idiomes des peuples étrangers à l'art d'écrire et des peuplades les plus sauvages et abruties , presque toutes ces collections de mots , auxquelles ce célèbre orientaliste donne tant de valeur, ne nous paraissent être pour cette science que , tout au plus , ce que sont les nombres limites pour la statistique. Les résultats tirés de ces