‹ Introduction à l'entomologie (volume 2)Chapitre 14 sur 44 · ASIE · texte numérisé non relu

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AUCIIIPEL INDIIIV El' OCÉAÏMIE.

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Ôga GÉOGRAPHIE DES INSECTES.

Si l'on fait abstraction des trois dernières régions , l'Asie , TArcliipel indien et la Nouvelle - Hollande , dont l'entomologie n'est pas assez connue pour se prêter à un calcul suffisamment exact , on est frappé de la rapidité avec laquelle augmentent les genres propres à chaque région , à mesure qu'on se rapproche de l'équateur. Il suffit, pour cela, de comparer entre elles la Sibérie , l'Europe et l'Afrique , et la jjroportion se •maintient également dans le nouveau continent. Les genres sont, par conséquent, d'autant plus endémiques, qu'ils appartiennent à des régions plus méridionales , ou , ce qui revient au même , leur sporadicité diminue des pôles à l'équateur ; et , comme nous avons vu que l'endémicité des espèces est en rapport direct avec celle des genres , cette conclusion les atteint également. Ce fait n'est pas , du reste , particulier aux Insectes , mais commun à tous les êtres organisés en général , car ils supportent beaucoup mieux un accroissement qu'une diminution de chaleur ; aussi voit-on les espèces boréales s'avancer, en général , plus loin au sud que les espèces intertropicales ne le font en sens inverse. Les exceptions se rencontrent principalement dans les classes que la nature a protégées contre les changemens de température , par des poils ou des plumes , et parmi celles c£ui vivant dans l'eau , sont moins sensibles aux extrêmes de chaleur et de froid.

Ce tableau montre encore l'immense supériorité qu'a l'Amérique méridionale , sous le rapport des genres à elles propres , sur les autres régions , même pour les Garabiques, dont elle possède un nombre absolu bien inférieur à celui de l'Europe. Si l'on veut comparer entre eux , sous ce rapport , fancien et le nouveau continent , le tableau ci-après, qui présente le nombre des

GÉOGRAPHIE DtS IN6F.CTES. ^Q^i

jïcures propres à l'un et à l'autre , ainsi que celui de leurs Genres communs, en donne le moyeu. On voit que le premier, quoique bien inférieur au second en surfiice, ne lui cède guère sous le point de vue qui nous occupe. Les genres assez nombreux qui leur sont communs appartiennent presque tous à leurs parties boréales et tempérées.

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