‹ Introduction à l'entomologie (volume 3)Chapitre 26 sur 32 · Ammophila. Las 7. ONPRRSNME · texte numérisé non relu

Ammophila. Las 7. ONPRRSNME

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Lucanus.

Pour se rendre compte de ces variations, si anormales au premier coup d'œil, il faut d’abord comparer l’Insecte à ce qu'il était dans son état de larve, reconnaître de combien de sesmens il se composait dans celui-ci, et enfin déterminer quels sont ceux qui ont disparu à la suite de la métamorphose. En commencant par le cas le plus simple, celui où les segmens forment un anneau complet , €t prenant pour exemple une Chrysis, qui n'offre que trois segmens, on arrive aux résultats suivans. Dans les larves de ce genre, comme dans la presque totalité des Hy-

ménoptères, le corps se compose, non compris la tête, de douze segmens dont les trois premiers sont pourvus de pates et les dix autres constituent l’abdomen. Après la transformation en Insecte parfait, les trois segmens ci-dessus sont évidemment représentés par les trois qui composent le thorax dont les pates étaient renfermées dans celle de la larve. Sur les neuf segmens abdominaux, quatre sont déjà retrouvés : l’un adhère au thorax et simule le scutellum et le postscutellum réunis. On peut ensuite se représenter chacun des trois autres comme double et formé par la réunion de deux sezmens intimement soudés ensemble, supposition d'autant moins hasardée, que le premier arceau ventral est partagé transversalement en deux par des points enfoncés qui formentquelquefois une ligne continue. On à vu d'ailleurs qu’une soudure analogue à souvent lieu entre les diverses pièces du thorax. Il ne reste donc plus à retrouver que deux segmens que tout porte a croire êtrerapetissés et cachés dans l’intérieur de l’abdomen, ainsi que cela à lieu distinctement dans un grand nombre d'espèces. On pourrait encore regarder comme représentant les segmens perdus trois paires de petites pièces quadrangulaires qui existent sur les bords latéraux des trois premiers arceaux inférieurs dans le genre qui nous occupe; mais il est plus probable qu'elles sont, ainsi que celles que nous avons dit exister chez les Sraphylinus et les Hydrophilus, les analogues des épisternums et des épimères du thorax. En suivant cette marche, on verrait qu'il est toujours possible de retrouver le même nombre de seumens dans lInsecte parfait que dans sa larve, et que toutes les différences qui existent à cet égard ne

Aa DE L'ABDOMEN.

dépendent que de leur soudure les uns aux autres, de leur diminution excessive, ou de ce qu’ils sont cachés dans l'intérieur de l’abdomen. On arrive ainsi suc- ” cessivement aux espèces chez qui, comme dans les OEshna citées plus haut, leur nombre n’éprouve aucune variation dans les deux états.

La’ disparition de quelques-uns des arceaux inférieurs est encore plusfacile à expliquer dans les Coléoptères chez qui elle estfréquente. Nous avonsdéjà ditque le mésothorax etle métathorax se prolongent souventen arrière à leur partie inférieure , etenvahissent une plus ou moins grande portion de l’abdomen ; les arceaux ventraux se trouvent alors , non-seulement plus étroits en général que ceux du dos, mais les premiers d’entre eux, sur qui porte principalement cette pression , disparaissent , tandis que les arceaux supérieurs qui leur correspondent continuent d'occuper leurs places accoutumées, Souvent même cette disparition des arceaux inférieurs est plutôt apparente que réelle ; car dans beaucoup d'espèces le premier de ceux qui existent est comme divisé transversalement en deux portions par des points ou par une ligne enfoncée, qui révèle sa composition. Lorsque la disposition contraire a lieu, c’est-à-dire lorsque Îles arceaux inférieurs sont plus nombreux que les supérieurs, ce qui est très-rare , et ce dont les Æuchlora offrent un exemple, ilest évident que plusieurs des seconds se sont soudés ensemble ; quelquefois la différence dans le nombre des arceaux n’est qu'un caractère sexuel, ainsi qu'on le voit dans quelques espèces du tableau précédent.

Quelques-uns des arceaux qui composent les segmens présentant certains caractères qui leur sont

DE L ABDOMEN. 453 propres, nous allons y jeter un coup d'œil en commençant par ceux de la partie inférieure de labdomen. Le premier (1) est en général le plus remarquable de tous chez les Goléoptères et les Hémiptères. Il est ordinairement étroit, assez profondément échancré dans son milieu, et muni d’une pointe qui vient s'appuyer contre le métathorax entre les pates postérieures. Suivant M. Chabrier, cette pointe est trèsutile à l’animal pendant le vol par la pression qu’elle exerce contre le tronc, et qui sert à régler les mouvemens de l'abdomen pendant le jeu des ailes. L’arceau en question forme un des bords du trou des hanches postérieures et se replie plus ou moins en dessous pour les embrasser. Dans les Coprophages ce repli est si considérable qu'il disparait tout entier et n’est plus reconnaissable qu’à sa pointe , qui semble alors appartenir à l’arceau suivant, dont elle se distingue néanmoins par une suture. Chez les Carabiques, dont les arceaux inférieurs présentent un angle rentrant profond, le premier est complétement séparé en deux, et sa pointe semble également faire partie du second , mais on n’apercoit bien cette structure qu'après avoir enlevé les hanches postérieures qui sont très -grandes, lamelliformes , soudées avec le métathorax, et qui recouvrent le premier arceau, excepté sur les côtés. Dans les Sagra et les Brentus, il est très -développé et envahit chez les premiers la moitié, et chez les seconds les deux tiers environ du dessous de

(1) Æpigastrium de M. Kirby. Quand il paraît formé de deux pièces, ce qui a lieu lorsqu'il existe des traces de suture transversale, cet auteur appelle l'antérieur Aypochondria.

l'abdomen. Chez les Scolytus, il est beaucoup plus elevé que le reste des arceaux inférieurs, de sorte que l'abdomen en dessous paraît subitement coupé en deux. La pointe ou corne dont nous venons de parler a une analogie frappante avec les divers sternums du thorax , et comme eux elle prend différentes formes. Chez les Coprophages elle est triangulaire et aiguë; bifide chez la plupart des Carabiques, large et arrondie chez les Sagra et les Réduves ; démesurément longue dans les Édessa, chez qui elle s'avance entre les quatre pates postérieures et va rejoindre l'extrémité du rostre , etc.

Les autres segmens, intermédiaires entre celui qui précède et le dernier, présentent aussi quelques particularités qui sont le plus souvent des caractères sexuels. Dans certains individus du genre Pneumora , probablement du sexe mâle, on apercoit sur le second treize petites lignes élevées et obliques , diminuant graduellement de hauteur d'avant en arrière, et contre lesquelles les cuisses postérieures frottent lorsqu'elles se meuvent de haut en bas. Il est probable que ces lignes ne sont autre chose qu'un instrument musical analogue à ceux qui existent dans la tribu dont ce genre fait partie. Chez quelques Scolytus ( S. destructor, pygmæus , etc.), le même arceau porte une proéminence qui quelquefois s’alonge et devient une corne horizontale. Chez certains Philonthus (P. splendens, elc. ) l’antépénultième est profondément fendu et le pénultième échancré dans les mâles. Le même sexe, dans presque toutes Its espèces de Ja tribu des Cicindélètes, se reconnaît à une échancrure analogue du même arceau. Les Conops mâles ont sur l’antépénultième un appendice sin-

DE L'ABDOMEN, 455 gulier, perpendiculaire à laxe du corps, concave du côté du thorax et convexe de l’autre, que Degéer supposait propre à retenir la femelle pendant l'accouplement. Enfin, toujours sur le même arceau, certaines Guépes cartonnières de l'Amérique portert deux longs crochets recourbés, dont l'usage est inconnu, etc.

Le dernier arceau ventral, que M. Kirby nomme hypopygium, contribue, avec l'arceau dorsal opposé, à fermer l'ouverture anale en s'appliquant exactement contre lui. Il consiste ordinairement en une plaque unique, ayant la forme d’une valve. Cependant, dans les Ædessa et la plupart des Pentatoma, il paraît composé de plusieurs pièces articulées ensemble ; chez les Dytiques mâles il est divisé en deux parties par une fente longitudinale profonde , trilobé dans quelques Monochamus ; enfin en forme de bateau et.échancré pour recevoir la tige de l'oviscapte dans quelques Cicadaires, etc.

Les arceaux supérieurs ne présentent des caractères analogues à ceux qui précèdent que dans un petit nombre de cas. Chez les Fourmis celui qui forme le pédoncule et quelquefois le suivant, sont comprimés transversalement et prennent la forme d’une écaille qui est simple ou double suivant les genres. Le plus remarquable de tous est le dernier, qui ferme en dessus l'ouverture anale, et qui a reçu le nom de Pygidium (1). Très-petit et presque caché dans l’intérieur del’abdomen , chezles Diptères et un assez grand nombre d’espèces des autres ordres, il acquiert des dimen-

(1) Podex, Kirby.

sions considérables, et dans d’autres fournit de bons caractères spécifiques , surtout chez les Coléoptères, lorsqu'il n’est pas recouvert par les élytres. Il cst ordinairement triangulaire et forme un angle obtus avec le reste de l'abdomen ; maïs chez les Coprophages, les Chlamys, les Bruchus , etc., il est presque vertical. Chez les Cigales , un grand nombre d’'Hémiptères homoptères et quelques Hyÿménoptères , il est placé très-bas relativement aux arceaux qui le précèdent, et semble faire partie de ceux du ventre; il offre également quelquefois une cavité longitudinale quirecoit l’oviscapte. Dans quelques Zelolontha, etc., il s’allonge en une longue pointe recourbée en dessous qui dépasse l’hypopygium : comme ce dernier, il est quelquefois composé de plusieurs pièces. Dans le mâle de la ZLocusta morbillosa , il en oflre deux qui sont triangulaires et s’articulent ensemble , structure qui contribue à faciliter la sortie des excrémens ; enfin il est bifide chez les Blattes , bilobé chez les Randtres, convexe chez les Oryctes et d’autres Lamellicornes , etc.

L’abdomen considéré dans son ensemble affecte toutes les formes imaginables. Le plus ordinairement, néanmoins , sa coupe transversale est triangulaire, ovale ou arrondie, mais presque toujours avec une de ses faces plus ou moins déprimée. Il est tantôt très-épais comme dans les Copris , tantôt aplati et foliacé comme chez les /Jololepta et les Nepa , et un grand nombre d'Hémiptères. Il peut être cylindrique, conique, fusiforme, lancéolé, campanulé , infandibuliforme, falciforme, elliptique, cordiforme, en massue, globuleux, ovale, etc.; ses bords sont ou arrondis ou tranchans et unis, quelquefois crénelés, dentelés

DE L'ABDOMEN. 457 et même comme déchiquetés. Lorsqu'il est pétiolé, le pédoncule éprouve des modifications semblables, étant très-court ou très- long , épais ou grêle, composé d’un seul article ou de Le: etc. Ayant dep: à plusieurs reprises donné Peslication des termes qui expriment toutes ces différences de forme, nous n’y reviendrons pas ici.

L'abdomen est le siése du plus grand nombre des ouvertures trachéennes ou stigmates que possèdent les Insectes. On en voit ordinairement une paire sur chaque segment, situés sur la bande membraneuse qui unit les arceaux entre eux , et la couleur de leurs péritrèmes, qui est brune ou noire, les rend faciles à distinguer. Quelquefois ils sont situés ailleurs que’sur cette membrane; mais nous remettons à parler de ces variations, ainsi que des autres caractères des stigmates, lorsque nous traiterons de la respiration, comme nous l'avons déja fait pour ceux du thorax. Nous dirons seulement ici qu'il faut éviter de confondre avec les stigmates certains points noirâtres qui existent sur l’abdomen de quelques Insectes, et qui en ont l'apparence extérieure sans en faire réellement partie. Si l’on examine attentivement, par exemple, notre Courtillière vulgaire ( Grillotalpa vulgaris), après avoir découvert dés les replis de la membrane latérale les véritables stigmates, on remarquera sur chacun des cinq arceaux inférieurs intermédiaires une paire de sillons obliques et calleux qui ressemblent à des stismates fermés. Ce sont les fausses ouvertures dont nous parlons. On en retrouve de pareïls, mais sous une autre forme, dans quelques Hémiptères, surtout certains Æradus exotiques. Dans l’un d'eux (4. laminatus) entre les stigmates et le bord des arceaux

inférieurs , on voit une callosité arrondie, offrant sur son côté extérieur un point noir simulant une ouverture, et aboutissant intérieurement dans un sillon recouvert par une membrane. Enfin, les larves de quelques Sauterelles et Pentatoma, dont les stigmates sont situés sous le ventre, ont sur deux ou trois. de leurs arceaux supérieurs quatre ou six points élevés imitant également des stigmates , mais non perforés et réunis entre eux par hs e ou de légères cOrrug ations du tét.

re le plus grand nombre des espèces, l'abdomen n'offre aucun appendice extérieur ; mais dans celles chez qui il en existe, ils affectent des formes très-variables , et sont presque toujours situés à l'extrémité de l'abdomen. Tantôt ce sont des filets grêles et trèsalongés, au nombre de deux ou de trois, tantôt deux ou quatre stylets courts, qui semblent sortir de l’ouverture anale : ailleurs des espèces de tenailles trèslongues, ou de petits crochets qui font à peine saillie hors du corps, ou bien une sorte de tube droit ou recourbé; enfin une espèce de fourche repliée sous le corps pendant le repos. L'usage de ces appendices varie comme leur structure ; ici ils constituent des instrumens de préhension, là ils servent à percer les corps tendres et à y déposer les œufs : ailleurs l’animal, par leur moyen, exécute des sauts très-considérables : enfin, dans le plus grand nombre, leur usage est tout-à-fait inconnu. Ce n’est que dans l’ dre des Thysanoures, chez les Machiles et les Lépismes, qu'on observe, outre des filets terminaux, des appendices situés sur les côtés et dépendans des arceaux inférieurs. Ces appendices, qui ont la forme de lames, sont très-importans et jettent un grand jour

DE L'ABDOMEN. 459 sur la nature de tous ceux que peut présenter l’abdomen.

Chez les Machiles, dont l'abdomen est composé de dix segmens, les neuf premiers arceaux inférieurs portent chacun à leur naissance un de ces appendices ayant la forme d’une lame ou d’un feuillet membraneux appliqué sur leur surface, et la recouvrant entièrement. Ces lames offrent dans leur structure et leur forme quelques différences, dont il est inutile de tenir compte 1c1; mais il est essentiel de remarquer qu'à l'exception des deux premières , elles portent toutes dans une échancrure latérale de leur bord postérieur un petit appendice mobile, articulé et cylindrique, parfaitement semblable à un autre dont sont munies les quatre hanches des pates postérieures dansces Insectes. La présence de cet appendice et la situation des lames sur les arceaux inférieurs, qui répondent au pectus du thorax, suflisent pour montrer qu’elles ne sont autre chose que des pates rudimentaires, auxquelles il ne manque que les articles, qui, dans les pates ordipaires, viennent à la suite de la hanche. On se confirmera dans cette opinion en observant qu'elles ont beaucoup de ressemblance avec celles de certains Entomostracés, et que, quant au nombre, les Myriapodes , qui , sous d’autres rapports, sont très-voisins des Machiles , en ont une paire au moins à chacun de leurs segmens. Aussi est-ce avec raison que Latreille a placé ces Insectes immédiatement après les Myriapodes. Chezles Lépismes, on ne voit plus que deux paires de ces appendices placés sur les huitième et neuvième arceaux inférieurs ; ils ont une forme un peu difiérente de ceux des Machiles , étant presque cylindriques au

lieu d'être aplatis, maïs n'en sont pas moins évidemment des organes parfaitement analogues.

Chezles Podures et les Sminthures , qui appartiennent également à l’ordre des Thysanoures, il n’y a plus qu'un appendice qui semble, au premier coup d'œil, constituer un organe nor Il prend naissance sous le Den arceau ventral , et se compose d’une tige flexible terminée par Au branches allant en pointe et velues , pouvant s’écarter , se rapprocher et se croiser. Au repos, il est appliqué sous le ventre qui offre une rainure pour le recevoir. Lorsqu'il se débande subitement, il frappe avec force le plan de position, et l’animal, lancé en Pair à une distance plus ou moins considérable, retombe surle dos. Get appendice fourchu paraît d’abord n'avoir aucun rapport avec les lames ventrales des genres précédens ; mais en le comparant avec la dernière paire de celles que possèdent les Lépismes, paires qui sont lancéolées et munies de l’appendice styliforme qui accompagne celle des Machiles , on voit que ce n’est que le même organe légèrement odfe: la tige représentant une be eutrales et la fourche dut appendices styloïdes. Aussi bien que les lames de ces deux genres, il ne peut donc être considéré que comme l’analogue des pates ordinaires.

Si l’on n’étudiait les ob qu'éprouvent les membres dépendant des arceaux inférieurs du corps que dans les Insectes chez qui les plus remarquables de ces membres, les pates , ne varient que trèspeu, on pourrait douter de la réalité de ces analogies. Mais lorsqu'on voit chez les Crustacés ces mêmes membres constituer , suivant les besoins de l’animal, des mâchoires , des pates propres à la course dans Île

thorax, et des lames natatoires à l'abdomen, on ne peut se refuser à croire que chez les Insectes ils n’éprouvent des modifications analogues. Il en sera de même pour ceux des arceaux supérieurs. C’est ainsi que l’on voit chez les Arachnides les antennes devenant des organes masticateurs , s'ajouter aux autres parties de la bouche , et chez les Insectes ailés, les ailes se convertir en élytres et peut-être en balanciers. Gela ne veut pas dire que les membres ou appendices de la même portion du corps soient les mêmes; que les antennes, par exemple, soient des ailes, et réciproquement; mais simplement, et à s’en tenir à l’observation, que les appendices de chacune de ces portions peuvent affecter des formes très-variées qui, quelquefois, peuvent les faire méconnaître sans pour cela altérer leur essence primitive.

La première chose à faire en étudiant les appendices de l'abdomen des Insectes est donc de reconnaître s'ils appartiennent aux demi-segmens supérieurs ou inférieurs de cette partie, puis de les suivre à travers toutes les modifications qu'ils éprouvent. Ainsi, chez les Machiles et les Lépismes, outre les lames ventrales, il existe à l’extrémité de l’abdomen trois longs filets sétacés, tubulaires, dirigés en arrière, peu divergens , et composés d’une infinité de petits articles. Ges filets sont insérés dans une échancrure d’un dernier arceau dorsal, ce qui prouve qu'ils ne représentent pas des pates, comme quelques entomolosistes l’ont pensé. On en retrouve de semblables chez les Éphémères , les Friganes et un grand nombre d’autres espèces. Leur usage est complétement inconnu, à moins qu’on ne suppose qu'ils servent à diriger et régler les mouvemens de l’animai

pendant le vol, et lui tiennent lieu d’une sorte de gouvernail.

Quelquefois il existe la plus grande ressemblance entre les appendices du dos et ceux du ventre, ainsi qu'on le voit chez les Blattes, qui sont munies de quatre filets terminaux assez courts et charnus, dont deux appartiennent à l’arceau supérieur, et deux à l’arceau inférieur. Souvent aussi ces appendices, sortant de l'intérieur du corps par l’ouverture anale, il est diflicile de déterminer à quel arceau ils appartiennent. On en voit un exemple dans les deux stylets cylindriques des Staphylins et les deux branches en forme de pinces des Forficules. Ces appendices, étant communs aux deux sexes, sont tout-à-fait distincts d’autres qui font rade de l'appareil générateur mâle et femelle, et qu'on serait tenté de téstrdét comme ayant de l aoldgié avec eux.

Dans tous les Insectes mâles , l'organe sexuel se compose de deux genres de pièces chargées de fonctions différentes, les unes, principales, destinées à préparer la semence et la porter au dehors ; les autres, accessoires, constiluant une sorte d'armure et ayant la forme de tenailles, de crochets, de pinces , destinés à saisir la femelle, entr'ouvrir son organe propre et la fixer au mâle pendant l’accouplement, Souvent cet appareil est caché en entier dans l’intérieur du corps, et l’on ne parvient à l’en faire sortir qu’en pressant assez fortement l'abdomen entre les doigts. Mais souvent aussi les secondes pièces font saillie au dehors et se présentent sous des formes très-variables. Tantôt, comme chez les Criquets, elles constituent quatre crochets robustes , dont deux supérieurs recourbés en haut, et les deux inférieurs dirigés en bas; tantôt,

comme chez les Curculionites du genre Æmrycterus, seul exemple de ce genre que présentent les Coléoptères, deux branches recourbées horizontalement et très-grandes ; ailleurs , comme chez beaucoup de Lépidoptères diurnes, deux valves qui jouent latéralement , etc. Quoique ces pièces paraissent des organes sui generis , il est probable que dans beaucoup de cas elles ne sont autre chose que des arceaux modifiés. L'organe sexuel femelle éprouve des modifications analogues. Invisible dans la majeure partie des espèces, chez d’autres , il est pourvu d’une tarière au moyen de laquelle la femelle dépose ses œufs dans l’intérieur des plantes, le sein de la terre et autres lieux analogues. Cette tarière est tantôt composée d’une seule pièce, et constitue un véritable tube, comme dans le 7richius hemipterus et quelques Longicornes ; tantôt de deux valves appliquées l’une contre l’autre, mobiles d'avant en arrière, et renfermant dans leur intérieur des instrumens propres à percer, comme chez les Sauterelles, les Cigales , les Îchneumons , etc. Avec quelques changemens de plus elle devient chez les Hyménoptères un aiguillon renfermé dans l’intérieur du corps, et qui constitue une arme souvent redoutable. La structure de ces organes est très - compliquée ; mais comme ils sont des dépendances des organes sexuels, nous remettons à les décrire au moment où nous traiterons de ces derniers.

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