‹ Introduction à l'esthétique: les méthodes de l'esthétique, beauté naturelleChapitre 50 sur 97 · Voir : Philodemos, De Musica, éd. Remke, Teubner · texte numérisé non relu

Voir : Philodemos, De Musica, éd. Remke, Teubner

LES THÈSES DE l'iMPRESSIONNISME 205

En réalité, ce scepticisme hyperbolique n'est pas à proprement parler une négation de Tart musical : il ne s'oppose qu'à la musique qu'il juge mauvaise, au nom d'une autre, qu'il juge meilleure. Il n'est guère qu'un impressionnisme rageur, qui éprouve le besoin de s'exprimer sous une forme agressive . Plus avisé, l'impressionnisme littéraire ne se proclame pas «l'ennemi», mais bien au contraire le meilleur « ami i» de la littérature.

Mais nous ne citons les musiciens que pour mieux montrer la généralité du problème. C'est surtout dans la littérature contemporaine que Fimpressionnisme a pris, outre son nom, sa forme systématique, puisque Tabsence rigoureuse de système est, à tout prendre, elle aussi un système.

L'impressionnisme ne vaut que par la personnalité de ses adeptes ; mais aussi il la met en excellemment en relief: et ce n'est pas, à leurs yeux, et aussi aux nôtres, sa plus médiocre raison d'être. Parmi les contemporains, c'est Anatole France et Jules Lemaître qui ont présenté avec le plus d'autorité et le plus systématiquement, si l'on peut dire, l'absence d'autorité et de système : l'individualisme, le dilettantisme et le scepticisme

Sextus Empiricas, Adversus mathemaiicos, 1. YI» § 1-68 (fiekker) ; trad. franc. E. Ruelle, Revue des Etudes grecques, 1898; — G. Vockerodt, Thèse de Gotha, 1696 ; — De Laprade, Contre la musique, 1885 ; polémique avec de Fallouz, Correspondant, 1868 et soIy. — Voir encore : Fétis, Biographie universelle des musiciens, t. I, p. 38 ; Histoire géniale de la mvtsique, t. 1, 1869, p. ^7, etc.

Page 1