‹ Introduction à l'esthétique: les méthodes de l'esthétique, beauté naturelleChapitre 58 sur 97 · LES THÈSES DE L^IMPRESSIONNISME · texte numérisé non relu

LES THÈSES DE L^IMPRESSIONNISME

tendance propre à quelques-uns ; c'est lui qui est un fait universel. « Les préférences des critiques dogmatiques ne sont jamais, au fond, que des préférences personnelles immobilisées ^ »

Point de méthode, et par suite point de classement des œuvres ou des genres, autre que celui qui dérive de la satisfaction du moment. « Car le beau, où qu'il se trouve et si mal accompagné qu'il soit, est toujours le beau, et on peut dire qu'il est partout égal à lui-même, ou que, s'il a des degrés, ces degrés sont essentiellement variables selon les tempéraments, les caractères, les dispositions d'esprit, et selon le jour, Theure et le moment \ »

Telle est, en bref, cette proclamation éclatante, bien que mesurée, du scepticisme ou de l'anarchie esthétique : elle n'est, comme toute anarchie, que le produit d'un individualisme excessif.

Sous la forme beaucoup plus inférieure et plus vulgaire de simple dilettantisme, de paresse ou d'incompétence, ses manifestations ont été innombrables : et ce n'est pas son moindre défaut que de traîner cette conséquence après elle. Il est inutile d'insister sur ces produits inférieurs et très communs : dans l'impressionnisme, tout ce qui n'est pas excellent est détestable.

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