Études critiques, VI, p
276 l'impressionnisme et le dogmatisme
jugements... Vivants ou morts, fen louerai pardessus les nues, qu'au fond je n'aime guère /comme au contraire fen critiquerai vivement, dont je fais moi-même mes délices. N'est-ce pas aussi bien ce qui nous arrive tous les jours, Messieurs? Ne distinguez-vous pas entre vos plaisirs ? Ne savez-vous pas qu'il y en a de plus nobles ou de plus sains que d'autres ? La vivacité en mesure-t-elle la qualité î... Pourquoi, si j'ai le malheur — car s'en serait un, — de préférer Regnard à Molière, pour mon goût, et de m'amuser davantage au Légataire qu'au Misanthrope, pourquoi cela m'empêcherait-il de reconnaître et de proclamer la supériorité de Molifere sur Regnard ? Jouir est une chose, mais juger en est une autre ^ .»
De même, il est exact que Ton peut comprendre à la fois ou tour à tour les romantiques et les classiques ; mais non, malgré Emile Deschanel, « par les mêmes principes ». Et l'on peut comprendre également l'architecture grecque, chef-d'œuvre de pondération heureuse, et la gothique, ce défi pararadoxal porté aux lois de la pesanteur ; même « il faut s'exercer à les comprendre, à nous donner le sens de celle des deux que nous n^aimons pas ». « Mais on ne peut pas également les aimer, également les sentir, également en jouir' ».