PHILOSOPHIE DE LA CRITIQUE D ART VII
vent ingénieux, elle n'est plus aujourd'hui qu'une phraséologie stérile. Elle ne reprendra des forces qu'au contact de la critique, sa seule attache avec la vie concrète de l'art : en devenant sa partie philosophique, sans aspirer à se séparer d'elle.
On s'étonnera peut-être de voir ici rapprochés des penseurs d'une tournure d'esprit fort différente, et quelquefois même fort opposée : critiques d'art et littérateurs français, philosophes et esthéticiens allemands, historiens, psychologues, esthètes, artistes, expérimentateurs, statisticiens... Voilà un disparate bien étrange : que peut-il ressortir d'une juxtaposition si hétéroclite ?
Nous espérons qu'il en ressortira pratiquement le besoin, et le désir, de faire converger et s'entr'aider de plus en plus ces disciplines encore si divergentes, et qui, jusqu'ici, se développent séparément, dans- l'ignorance ou le dédain l'une de l'autre.
Elles sont apparentées pourtant, à peu près comme le sont, dans un autre domaine, l'hygiène, la chirurgie, l'étude microscopique des cellules et la chimie organique ou même