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216 l'impressionnisme et le dogmatisme II. — Le dogmatisme des impressionnistes.
Il ne faut pas s'exagérer, avons-nous dit, les divergences de Fimpressionnisme et du dogmatisme. Les impressionnistes, dilettantes, individualistes ou subjectivistes, comme on voudra les appeler, ne sont pas de simples spectateurs : ils jugent, approuvent ou condamnent; et, comme ils sont intelligents, ils nous analysent les raisons de leurs jugements, bien qu'ils se défendent de vouloir nous en convaincre. Ils ajoutent seulement au bas de leurs démonstrations, au lieu du « c. q. f.d. » des dogmatiques, une formule que Ton considérera, selon le point de vue, comme un modèle de modestie, ou comme un scandale d'orgueil : « Car tel est notre bon plaisir, » — « Pous vous, achëvent-ils, croyez-en ce que vous voudrez : votre avis ne m'intéresse aucunement ; trop heureux si le mien en revanche vous intéresse. » Mais la formule ne change rien ou n'ajoute rien à la démonstration, et ne rend pas le jugement moins catégorique. Un Brunetière pourrait- il être moins sévère, par exemple, pour Ohnet ou pour Zola, que ne l'a été le sceptique Anatole France ?
Les impressionnistes éprouvent le besoin de s'excuser, pour ainsi dire, sur leur rôle de critiques, c'est-à-dire déjuges, en invoquant la « sincérité », la « vérité » et leurs impressions \ L'argument est