CHAPITRE III
DES CLASSIFICATIONS ARTIFICIELLES (l).
A mesure que le nombre des espèces connues s'est accru, les botanistes ont senti davantage la nécessité de les nommer régulièrement , et de les classer de manière à retrouver facilement les noms. C'est le but des méthodes artificielles.
Pour qu'une méthode de ce genfe soit utile, il faut qu'elle repose sur un petit nombre de caractères, faciles à voir, qui se trouvent dans le plus grand nombre des Tégétaux , et qui cependant soient assez variables pour servir à distinguer des classes. Il faut de plus que ces caractères soient constans dans chaque groupe , qu'ils puissent s'exprimer en termes clairs et précis,enfin qu'ils ne supposent pas la comparaison de plusieurs plantes , mais qu'ils puissent être vus sur un seul échantillon.
Tous les systèmes antérieurs à Linné pèchent plus ou moins par l'oubli de ces^ eondiltons. Celui de Linné les réunissait presque toutes , aussi a-t-il eu un succès prodigieux. CoodllB système artificiel , c'est un déi meilleurs que l'on ait faits : malheureusement les disciples du célèbre naturaliste suédois ont voulu le faire |$tfsser jJôur une méthode naturelle, contrairement à rioteption de leur maitre.
Dans le système de Linné, le règne végétal esi divisé' 6û vingt-quatre classes , d'après le nombre . deS étamines , et chaque classe en ordres (ordmes)^ d' affres \e nombre des pistils et d'autres considérations de nature divefse. Voici le tableau des vingt-quatre classes :
(i) DG. f Th^or* éïëm. , a* édit. , 1819 , p. 34.
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