‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 107 sur 130 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DES CLASSinCATIONS PRATIQUES OU USUELLES (l);

La botanique ayant été d'abord étudiée en vue de ses applications les plus importantes, on "^ j^it ancienne^ ment beaucoup de clâssificati;^^^ usuelles. ThéophAste distinguait en gros^^.\^ p^^^t^^ potagères, celles dont les graines se ^^^ngent, et celles quî fournissent des ..es. Dioscorides les Considère Oomme aroma- '^)'^es, médicinales, ou propres à faire du vin. A la renaissance des lettres, Tragus, Lonicer, DaléchafliP suivaient des classifications analogues.

On ne tarda pas à sentir que des classifications tirées de la nature même des plantes étaient plus philosophiques, et avaient de plus Tavantage de conduire aux nom des plantes et à la connaissance de leurs qualités.

(0 DC, Théor. elexn. , 2* éd. ,1819, P* ^O»

4%iè HXTHODOLOttli.

Dans les classifications pratiques, il faut connaitre d^]^, d'une autre manière, ou le nom de la plante, ou ses qualités „ pour pouvoir faire usage des livres qui en traitent spécialement.

Les modernes paraissent négliger beaucoup ce genre de classifications *, mais , dans le fait, les faipiUes natainelles, comprenant les plantes qui ont à peu près le$ mêmes propriétés, sont en n^éme temps usuelle^ et scientifiques*

Ce n'est pas cependant que la médecine , Tagriciilture , la chimie et les arts industriels ne puissen| se servir avec avantage de classifications usuelles. Il n*esl pas inutile aux médecins et aux pharmaciens d avoir des livres de matière médicale , où les produits végétaux sont classés d'après leur action comme médicamens. De même on a des ouvrages sur les plantes alimentaires , divisées en légumes , fruits , etc. , etc. On a des catalogues de plantes tinctoriales , fourragères, forestières et autres, à l'usage de certaines classes de persounCb.

fta seule règle à dorujer dans ce genre de classifications , c'est d'clrc conséquent afiqc soi-même, c est-àdire de partir dans toutes les dîvtsîqns et subdivisions du but spécial que Fou se propose. Ainsi , jen matière médicale , mieux vaut parler , dans un même cba|itre , de toutes les espèces fébrifuges , que de passer en revue b s familles pour indiquer collectivement leurs proprlélës diverses. Mieux vaut aussi insister sur les caractères apparens des racines ou écorces ofiRcinales, que sur leurs caractères botaniques , dont l'importance est secondaire pour les personnes qui consultent ce genre de livres.

TAXONOVIE VÉGÉTALE. 4fi

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