‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 111 sur 130 · XXI. Monœcie · texte numérisé non relu

XXI. Monœcie

...••.•....•....••...•....• XXn. i)iœcie.

•. • ; . '• XXIII. Polygamie.

• •• XXIV. Gryptogamie.

4f4 MérB01K>tOGR.

Chacune de ces classes est divisée en ordres d'après des principes un peu divers^ ainsi dans les trei^ pMpières classes , essentiellement fondées sur le i^omhre des élamînes^ les ordres sont établis sur le nombre de» Styles. Ils sont désignés sous les noms de :

Monogynie quand il y a

I style

Digynîe

2 styles

Trigynie

Télragynie

Pentagynîe

Hexagynie

Heptagynîe

Octogynîe

Ennéagynie

Décagynie

Dodécagynie

II à 19 styles

Polygynie

20 ou plus.

Dans la éidynamie ou quatorzième classe, iMititSHve deux ordres : l'un, qui se nomme gymnospermie , renferme les plantes qui ont quatre graines nues au fond du calice , ou , pour parler plps exactement , To- Taire divisé en quatre portions ; le second , qu'on ftomme angiospermie, a les graines renfermées dans vn péricarpe apparent , ou Tovaire non divisé en qua^ portions.

La tétradynamie se divise en deux ordres : la tétra- 'dynamie siliqueiise, où le fruit est quatre fois au moins plus long que large -, la tétradyTtamie silicur leitse , où il n'est*pas quatre fols plus long que large.

Dans la monadelphie, la diadelphie, la polyadelphie, la gynandrie, la monœcie et la diœcie, qui sont (ondées sur fadliérence des étamines par leurs

TAXONOIUE VEjGÉTALE. 4W

filets ) soit entre elles, soit avec Tovaire, ou sur kur jpoâition dans des fleurs diverses , les ordres sont de- •4uits du nombre des étamines elles-ménies^ et portent par conséquent les noms des premières classes-, ainsi on dit monadelphie diandrie ^ monadelphie Jrian" drie^eic.

Dans la syngénésie, les ordres soi)t très-compliquës et fondés sur des rapports qui existent dans la disposition des deux sexes et sur celle des fleurs elles-mémeft. La classe est d'abord divisée en deux ordres,, savoir : U SYTigénésie polygamie^ où les fleurs sont réunies, plusieurs ensemble, dans un calice commun, et làsyngé^ nésie monogamie^ où elles sont séparées. Ce dernier ordre ne se sous-divise point \ mais le premier se partage en cinq autres, savoir : la polygamie égale ^ dont toutes les fleurs sont hermaphrodites; \di polygamie superflue^ dont les fleurs centrales sont hermaphrodites et les marginales femelles; la ;?o/y^a/nie/ra5/rawee*, où les fleurs centrales sont hermaphrodites et les marginales stériles ; la polygamie nécessaire , où les fleurs marginaiies sont seul^ fertiles; et enfin, hi polygamie séparée^ où fes fleuri, quoique çfnfermées dans un involucre ou caliee commun , ont encore chacune un calice propre.

La. classe vingt-troisième ou la, polygamie se divise eii ti;ois ordres déduits de la disposition des trois sortes de fleurs, ou sur les mêmes plantes , et alors on obtieqt Tordre appelé polygamie monœcie ^ ou sur deuxindir vidus différens , comme dans \a polygamie dionùe^y ou sur trois , comme dans la polygamie tricBcie.

Enfin, Ul cryptogamie se divise en quatre ordres, hs fougères, les mousses, les algues et les cbampi-gj^Qiu^^ déduits simplement du port et exposés sans oar T9ciksç^y ngQureux.

476 METHODOLOGIE.

Comme syMèn^e artificiel, ce^ui de Linné n*est pas à l'abri de quelques reproches. On trouve par exemple que Id classe de la pentandrie est trop nombreuse en espèces, que la dodécandrie offre diverses exceptions, que les subdivisions de la syngénësie , polygamie , diœcie et cryptogamie sont difficiles pour les commençans. De plus, le nombre des organes sexuels n^est pas toajours constant dans une même espèce , ni sur tin même pied«^ Il faut faire la part des accid^ns de ce genre , qui peuvent conduire celui qui cherche un nom , à une classe autre que celle où se trouve Tespèce. Les premières fleurs de la rue, par exemple, ont dix étamines et les suivantes huit. Linné a établi que les premières flenrs déterminent la place de Tespèce, et il a mis la rue dans la décandrie. C'est un arrangement tout arbitraire, que rien n'indique dans4'exàmen de la fleur.

Le nombre des étamines et des pistils varie quelquefois dans un même genre , et cependant Linné, comme tous ses prédécesseurs , voulait que toutes les espèces d'un même genre fussent dans la même classe. C'était alors d'après l'espèce la plus commune, ou d'après la majorité des espèces, qu'il se déterminait pour la place; mais ceci est encore un arrangement tout arbitraire que rien n'indique au commençant. Peut-être aurait-il mieux valu mettre les espèces diverses dans des classes différentes ( t répéter les espèces variables dans deux ou plusieurs classes. De cette manière, le système aurait conduit au nom dans tous les cas,~quel que fût réchantillon tombé entre les mains de l'observateur.

Mais à cette époque , on n'avait pas distingué nettement les classifications artificielles des naturelles, et on ne pensait pas qu'il importe avant tout de suivre le même principe dans toutes les parties de la même mé-

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thode. Linné avait établi les espèces et les genres d'après la mélhode naturelle , car il les distin(;uait d'après Tensemble de leur organisation. Il disait même en parlant des genres : Character nonfacit genus, omnia gênera suni. naturalia* Ainsi, un genre très-naturel pouvait offrir des caractères variables ^ dès lors il ne cadrait plus avec les formes régulières et artificielles du système'. Dans la méthode naturelle, les genres entrent toujours dans les familles, parce que celles-ci sont établies sur les mêmes principes que les genres. Dans le système de Linné et dans tous les systèmes artificiels, il y a un désaccord qui résulte de ce que les espèces et les genres étant naturels, les classes sont artificielles.

Une méthode plus artificielle que le système de Linné, et qui par cons('quent factilitc davantage la recherche des noms , c'est la méthode analytique on dichotomique inventée par Johrenius (i) et développée depuis par de Lamarck (2). Elle repose sur le principe que pour faciliter au plus haut degré la recherche d'un nom , il faut diviser le règne végétal en deux , par des caractères bien tranchés , afin de n'avoir plus à chercher [a plante dont on voit les caractères que dans une des deux moitiés ; puis subdiviser cette moitié en deux, et ainsi de suite, en sorte que le champ des recherches soit de plus en plus limité. De cette manière « on finit par arriver au genre et à Tespèce. Les subdivisions sont prése?Uées ordinairement sous forme de questions auxquelles la simple vue de Téchanlillon doit permettre de répondre. Ainsi : La plante a-t-elle desjleurs visibles

(1) JoHRBNirs , Jloflegus holanicus , (.olmar, 1710. (a) Lam. , Discours cfintrodiiClioD à la Flore franc., éd. V" , rtim'^ primé en tête de la troisième édition , par Lam. et DG. / i8o5.

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au TÙen a^t'ellepas? Sdon la ri'ponse que Totïs faites, d'après rexamen de la plante , un chiffre placé à la suite de la question tous renroie à deux antres altematiTes. Par exemple , si les fleurs sont visibles , le chiffre peut ▼ous renvoyer à ces deux questions : Les fleurs ]sùnt' elles isolées ou réunies dans un inuolucre? Si cette dernière alternative est vraie, vous n'avez plus à hésiter qu'entre les composées, dipsacées, et tin petit noncAre d'autres familles dans lesquelles les fleurs sont réunies dans un involucre commun. La questron snivante sera, par exemple iji-Uelle les étamines simples? ou sou' déesP et la réponse affirmative à la dernière question vous renvoie k la famille des composées. Des questions subséquentes peuvent conduire au genre et même à l'espèce.

Cette méthode a l'avantage de conduire aux noms, dès que l'élève connaît les principaux organes. Elle fait passer en revue ces mêmes organes, que la- forme précise des questions oblige à remarquer. D'un autre coté, elle ne convient qu'aux commençans , car dès que l'on connaît un certain nombre de genres et de familles, on s'impatiente de questions si nombreuses, dont le résultat parait d'avance évident, et l'on préfère chercher immédiatement le nom dans la classe à laquelle on suppose ou l'on sait que la plante peut appartenir.

Les conditions de cette méthode sont de poser des questions claires , qui contrastent le plus possible, afin que les réponses soient aisées à faire. On peut au lieu de questions présenter les alternatives (i) sous forme de

(i) royez La3i., FI. fr., r*^cd. — Lam. etDC, FI. fp., 3«^ éd., i8o5. — DC. et DuB. , Bot. gaU. , i83o. — ^ Lëstisoudois , FI. de JBeJg. — Dubois , FL d'Orléani.

TAXOMMIil VliciTALE. 419

taUeaux «rec aoccdades ou de tdbleaux gënériof^ique» ^ eW toujours le même principe.

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