TAXONOMIE VÉGÉTALE
pied ; quand il est de 3 ou 5 , ce qui est très-commun , il varie fort peu \ le nombre des cotylédons est parfaitement fixe , quand il est de i ou 2 ; celui des cotylédons de conifères, qui est supérieur, est moins fixe^ le nombre des feuilles qui suivent est indéfini. Cette loi s'observe dans les ovules, les ovaires, et en général dans tous les organes ^ on sait même que plus les verticilles floraux sont nombreux , moins leur nombre est déterminé.
Il résulte de là que l'importance des organes dépend de leur nombre dans chaque circonstance particulière , car le degré d'importance se mesure en partie sur celui de fixité. D'ailleurs, plus un organe se décompose en organes partiels , moins chacun de ceux-ci a d'importance. Si la corolle se compose de 5 pétales, chacun d'eux vaut i/5 de la corolle ^ si elle se compose de 20 , chacun ne vaut plus que 1/20.
En général, les nombres relatifs sont plus importans que les nombres absolus , parce qu'ils influent davantage sur la symétrie des organes.
L'observation a appris aux botanistes que pour certains organes et dans certaines classes , il y a des nombres assez habituels. Par exemple les fleurs de dicotylédones sont presque toujours sur le type quinaire , c'est-à-dire que les verticilles sont de 5 pièces 5 et celles de monocotylédones sur le type ternaire.