ORGANES DE LA REPBODUCTION
de petits grains cassons. A la maturité complite , ce réceptacle singulier , que nous appelons la figue , s'ouvre de lui-même par la partie supérieure. D'autres plantes , comme les dorstenia , offrent des réceptacles concaves , ' non fermés , intermédiaires entre celui de la figue et ceux des composées.
ABTICLE IV.
DES BRACTÉES ET DE l'iNVOLLCRE.
Les bractées ( bracteœ ) sont les feuilles à Taisselle desquelles naissent les axes floraux. Quelquefois ceuxci ne se développent pas , et on dit alors que les bractées sont stériles*
Si Ton ne regardait que les bractées diversement colorées, et d'une forme spéciale, qui entourent certaines fleurs^ on serait tenté de croire que ce sont des organes tout-à-fait différons des feuilles. Mais en considérant plusieurs espèces et Tensemble de la plante , on voit trè»-c)airement la transition des feuilles aux bractées. A mesure que Ton s'élève sur la tige, les feuilles deviennent en général plus étroites, plus pointues, les pétioles se raccourcissent , et le limbe prend une nature plus écaiUeuae ou plus colorée, suivant les espèces.
Les bractées des ramifications extrêmes se nomment des bractéolesy quand on veut les distinguer des autres.
Dans le bas de l'inflorescence, les bractées sont ordinairem^it plus distantes que les feuilles^ mais disposées de la même manière. Vers le baut, elles sont fréquemment disposées en verticilles , c'est-à-dire que plusieurs d'entre elles paraissent naître exactement sur le bord d'une même circonférence. C'est ce qui constitue un mvoJucre (myoliicrum). Lorsque cette disposition det bractées a lieu iôr un rameau secondaire ou tertiaiit
IS2 OnOANOGRAPHlE.
de rinflorescetïce , c'est un insfolucelle (im^olucellum) ou inyolucre propre.
L'involucre se compose tantôt d'un seul verticille de bractées, tantôt de deux, trois, etc. , extrêmement rapprochés les uns des autres (iny^olucrum simplex, aut unlseriale^ bîseriale^ triseiiale^ etc.). Lorsque le rang extérieur est plus court que les autres , l'involucre est caliculé (caliculatum)^ parce que cette enveloppe ressemble à un calice. D'ailleurs les anciens botanistes regardaient les capitules comme des fleurs uniques, et l'involucre comme le calice de cette fleur, ce qui explique beaucoup de termes usités dans les descriptions.
Les pièces de l'involucre sont ordinairement libres ; quelquefois celles qui forment un même verlicille sont soudées, comme on le voit dans les nyciago et les iuplevnim.
Il y a des cas où il est très-difiBcile de reconnaître la présence d'un involucre, soit parce qu'il ressemble beaucoup à un calice, soit surtout parce qu'il ne contient qu'une seule fleur. A mesure que la science a fait des progrès, on a reconnu que. ce qui semble un calice dans les euphorbes, ainsi que l'enveloppe épineuse des châtaignes, et la cupule du gland ou de la noisette , etc. , sont des involucres. La comparaison de plusieurs espèces conduit^ non sans peine, à des résultats de ce genre.
Plusieurs monocotylédones ( les anim^ etc.) ont de grandes bractées alternes, engainantes, qui enveloppent les inflorescences dans leur premier développement, et qui s'ouvrent peu à peu en forme de cornet. Ce sont des spatlies (spatJiœ). Celles qui entourent la base des axes latéraux sont des spatlielles. Dans les graminées, ces mêmes bractées, qui sont plus petites et analogues à des écailles j se nommeut glumes et glumelles.
OftGlNfS DE LA REPEODUCTION. 135
D'après ce qui précède, on doit comprendre que les bractées forment le passage des feuilles ordinaires, dites végétatives ou de là végétation, aux feuilles reproductives qui composent la fleur. '