‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 27 sur 130 · ORGANES DE LA REPRODUCTIOX · texte numérisé non relu

ORGANES DE LA REPRODUCTIOX

de quelques pédoncules , le développement inégal des rameaux floraux , leurs soudures avec d autres organes, et leurs propres transformations.

Lorsque les axes floraux partent de la base de la plante, quelquefois même d'une partie de la tige située sous terre , Finflorescence parait tout-à-fait singulière. Dans ce cas , le pédoncule ne porte guère que des bractées , et souvent même il y a de grands intervalles qui en Sont dépourvus. Cest ce qui constitue une hampe (scapus) comme celle de la pâquerette, des jacinthes , etc.

Le développement des axes peut être inégal à ce point que de deux rameaux qui devraient sortir de l\ilssellc de deux bractées, l'un ne se développe pas, ou se développe moins que l'autre. Il se peut qu'un bourgeon attire à lui toute la nourriture , et que l'axe sur lequel il naît soit réduit à une seule grappe, ou à une fleur ( opposée à la feuille), ou même ne continue pas à se développer. Dans ce dernier cas, qui est fréquent, l'axe latéral semble terminal , par une sorte d'avortemenl du véritable axe central.

Lorsque les rameaux floraux naissent soudés avec Taxe voisin, les fleurs semblent naître au-dessus des aisselles de feuilles. C'est une inflorescence extra-axil' laire , comme dans le câprier , et probablement aussi dans les solanum.

L'inflorescence est péliolaire ^ lorsque les pédoncules sont soudés avec le pétiole voisin , comme dans le the^ siurrij certains hibiscus ^ etc.

Les rameaux peuvent se souder entre eux, comme on le veil à la base de plusieurs grappes ou épis , dans les

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amaranthes dits crête de coq , et dans les tiges^awiee^j rinflorescence est alors peu régulière (i).

Enfin les rameaux peuvent être bordes d^expaBsions foliacées, comme dans les rusais et certaines orties, transformés en un corps charnu comme les pédoDicnki de la noix d'acajou , changés en vrilles ou en épines, ce qui fait illusion sur leur nature et sur la position rek'» tive des axes.

ABTIGLE ni, DtJ RÉCEPTACLE.

Le réceptacle ( receptaculum ) n'est pas un organe spécial , mais un état particulier d'expansion ou d'évsîsement de cette portion d'un axe d'inflorescence, sur laquelle se trouvent un grand nombre de fleurs.

Plus les supports spéciaux des fleurs sont raccourcît et accumulés en un même point , plus cet endroit tend à devenir épais, charnu, plus il mérite le nom de réceptacle. Lorsque les fleurs sont sessiles et en tète, comme dans les composées, le réceptacle est toujours développé et joue un grand rôle dans la végétation. Il contient un dépôt de nourriture qui sert à développer les fleurs. C'est même cette portion charnue , nutritive, que dans Tartichaud nous faisons tourner à notre avantage. Après la floraison le réceptacle se dessèche et facilite répulsion des graines.

Dans le figuier , le réceptacle ( appelé vulgairement fruit ) est concave , au point d'envelopper complètement les fleurs et fruits. Nous trouvons ces derniers en grand nombre dans Tintérieur de la figue, sous la form^

(i) Dans le sureau , la raiponce , les chicorées , ete^, il iC%U pas rare de trouver des rameaux soudes entre eux et avec Taxe priadpal, sur un seul plan , de manière à former une branche ou tige comprimée. Cette monstruosité constitue les tiges JascHfê,

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