CARPELLES LIBRES
1^ DÉHISCENS.
1. Follicule (folUculus), carpelle s'ouvrant iongitudinalement par la suture ventrale ^ péricarpe non charnu , souvent foliacé. Il y a ordinairement plusieurs follicules dans chaque fleur ^ exemples : les delphinium^ pœonia^ renonculacées en général, banksîa, etc.
2. Légume {legumen), carpelle unique, s'ouvrant longitudinalement en deux valves , sur la suture ventrale et la nervure dorsale à la fois; péricarpe peu ou point charnu, de forme allongée et comprimée sur les cotés i exemples : la plupart des légumineuses, telles que les haricots, les pois, les fèves, les acacias, etc.
3. LoMENTtJM ou légume lomentacé^ est un légume étranglé d'espace en espace , où Tendocarpc des deux faces du carpelle se soude entre les graines. Ne pouvant s'ouvrir comme les légumes ordinaires , le lomentum se coupe transversalement en articles qui contiennent cha-
(i) Vojtz^ pour IVnumération complète des noms propos€îs ou usités par les ftatenn, DG. , Théor. élém. et Organ. , Il , p. i . — T jn dl . Ihtr, lo hot, , p. ]6i.
I9t . ôii6AirôoiiAy*t£.
cun une graine; exemi^e^ : quelques! l^fniidfielMii comme Yomithopus.
2* INDÊHISCEIÏS.
4. Drupe {drupà) , mésocarpe charnu et éndotarpe coriace 'OU osseux-, carpelle ordinairement unique dans chaque fleur, avec peu de graines. Le mésocarpe a quelquefois une nature fibreuse \ exemple^ : plusieurs rosacées, comme les pèches, abricots, amandes, cerises , prunes.
Les fruits de framboises (rubus idœiis) et autres riibus sont de petites drupes accumulées en grand nombre sur un torus cpnvexe.
5. Noix (nux) ^ carpelle osseux, ordinairement petit , contenant une seule graine non soudée arec le péricarpe ; exemples : les borraginées , comme lés lithospèrmum , la bourrache , etc.
La fraise est une accumulation de petites noit sur iin torus charnu convexe.
Les fruits de roses sont une accumulation analogue de noix , en dedans d'un torus soudé au tube du calice, lequel devient charnu. Ce fruit se nomme cynorhoâoh»
6. Utricule {utriculus) ^ péricarpe membraneux, élastique, se rompant quelquefois transversalement à la base , par un choc , plutôt que par déhiscence natureOe; exemple : les amaranthes.
n. STNCARfrES OU FRUITS COMPOSÉS 9 FORMÉS DB CAR- PELLES d'une même fleur soudés ENSEMBtE.
A, Non soudés auec le calice ou lepérigone par t intermédiaire du torus.
1°. INDÉHISCENS.
7. Cariopse (cariopsis)^ péricarpe uniloculaîre (par avortement ?), terminé dans la fleur par deux oti Irois
OaGAMEa Dft LA RlVaOBVCTION. iil
Stigmates, soudé avec une graine unique; exemples : les graminées , telles qoe le blé , mais , etc«
8. Sàmàre (samara) ^ loges saillantes extérieure* ment sous forme d'ailes dorsales , point de chair ni polpc) ciemples : éraUes, frênes.
9* AicPHisARQUE ( amphisarca ) , péricarpe non charnu, plutôt dur; pulpe autour des graines dans les loges ; exemples : crescentia, adansania.
I o. NucÀLiNiiJx , mésocarpe charnu, avec pulpe dans les loges. G^est une baie non adhérente au calice* Le nom est peu usité : on dit souvent baie ( bacca\ comme si le fruit adhérait au calice. Exemple : le raisin.
II. Hesperidium, épicarpes unis extérieurement en une peau coriace qui cache presque toujours la soudure des carpelles. Une multitude de poils lymphati* ques , épais, naissent à Tintérieur de l'endocarpe \ ils se gonflent de liquide , et forment par leur rapprochement une sorte de pulpe. Les carpelles se détachent aisément avec la main , vu que Tendocarpe adhère peu au reste du péricarpe. Les cloisons ne me paraissent formées que par des proloogemens de Tendocarpe (i). Exem- ]des : Tonyiigg , les citrons , etc.
* (i) M. de GndoUe dit ( Orgm., II , p. So ) que dans les tilîqaet onpoiurfaît re^rder la cloison comme ibrmce de Tépicarpe rentrant. Je sois porté a croire que le dédoublement des bords de la feuille carpellaire' expliquerait airisi beaucoup de singularités des fruits composés. Dans les fruits à placentas centraux , les cloisons minces qui te dteaiient si vite paraissent un bord rentrant de IVpicarpe ou endocarpe seulement.
Dans Porange et le fruit des papavéracées , TenTeloppe coriace externe n*est pas un prolongement du torus , car elle est continue avec le style et nettement séparée du torus dans la fleur D^un antre côté elle ne pénètre pas entre les car})elles , ce qui me fait croire ({ue Tendocarpe seul foime les cloisons.
184 OllGANOGBÀPUI£.
*A^ DÉHISCEMS.
12* Concept AcuLUM , formé de deux follicules soudés par le dos. On dit souvent doubles follicules. Exemples : plusieurs asclépiadées • echiteSy etc.
i3. SiLiQTJE (5i7{^a), deux carpelles soudés dans toute leur longueur en un fruit sec , bivalve, avec une cloison mince , formée peut-être par l'épicalrpe rentrant. Graines attachées sur les deux bords de la cloison dans chaque loge ; les valves se détachent de bas en haut ; exemple : les crucifères ( le chou , la rave , là julienne, etc).
Lorsque la sitiquc est courte, c^ést-à^dire que sa longueur n'excède pas plus de quatre fois sa largeur, on l'appelle siUcule (silîcula).
14. Capsule (capsula) j deux ou plusieurs carpelles soudés en un fruit sec, déhiscent d'une manière quiconque ; exemples : ruta, dianthus^ rhododendnm, digitalisa etc.
Cfe terme suppose nécessairement une déhiscence, et la soudure de plusieurs carpelles , qui se«reconnait au nombre des loges , des placentas ou des stigmates. D'ailleurs il peut y avoir des capsules uniloculaires par avor- ' tement de loges , à placenta central , et à déhiscence variée. Les anciens botanistes opposaient le mot capule à celui de baie ou de noix.
i5. Pyxiditjm , capsule à placenta central, s'ouvrant transversalement en boite à savonnette. Ce terme est peu usité. On dit souvent en latin capsula circumscissh dehiscens. Exemple : le mouron , le pourpier.
OlGimS DE LA BEPRODUCTION. ISS
B. Adhérens m^ec le calice ou le périgone par tinter^
médiaire du torus.
1* non cHAmnus.
l6. DiPLOTEGU ou CAPSULE ADHÉRENTE, Capsulo
soudée avec le calice ou le périgone \ exemples : les campanules.
On nomme communément ces fruits des capsules , par suite de Textension que les anciens botanistes donnaient à ce terme , n^ayant pas reconnu radhërence des organes. Dans les descriptions , on a soin de dire si Vo- Taire est adhérent ou libre ^ d^où résulte que lorsqu'on parle ensuite du fruit en l'appelant capsule, on sait très-bien si elle est adhérente , ou si c'est une vraie capsule. Le mot diplotegia est à cause de cela peu usité.
ij. CaiMOCARPE (creiTioca/piiim), deux ou plusieurs carpelles sondés avec le tube du calice • et intérieurement avec leur graine unique. A une certaine époque , les -carpelles (mericarpes lorsqu'il y en a deux) se détachent de bas en haut , et rompent le tube du calice , dont chacun emporte une portion sur son dos. Chaque carpelle, est indéhiscent. On a aussi appelé ce fruit iiakène ^ pentahène y polahene^ selon le nombre des akènes dont il se compose. Exemples : les ombelliferes, araliacées.
i8. Akèite (aAreniam), un seul carpelle par avortement desautres, indéhiscent, soudé avec le calice et contenant une graine unique. Le calice ordinairement terminé par une aigrette (papus) composée de poik qui représentent les lobes. Exemples : les composées.