ORGAITES DE LA REPR0DUC1I0N
30 numiile*
La jeune tige est quelquefois peu visible dans la graine , mais dans d^autres cas elle est aussi longue que la radicule.' Elle se compose de deux parties , Tune audessous des cotylédons , la tîgeUe (^cauliculus) ,• Tau- Ire au-dessus , la gemmule (gemmula ).
La tigelle est la petite tige simple , contîgué par la base avec la racine. Elle en diffère par la disposition à s'élever au moment de la germination^La gemmule est le premier bourgeon de la plante situé à l'extrémité de la tigelle. Elle est ordinairement peu visible dans la graine.
4* Cotylédons.
Les cotylédons commencent par être de petites membranes ou renflemens latéraux de Tembryon , qui ne ressemblent guère à des feuilles. Ce sont néanmoins les premières feuilles telles qu'elles existent dans la graine. La germination les modifie et leur donne communément une teinte verte. Ils ont souvent des stomates, des vaisseaux, desglandes, etc., comme les feuilles. Ils tombent de bonne heure. Ils manquent dans les plantes dépourvues de feuilles, comme les cuscutes, et ont quelquefois des bourgeons axiilaires. Leur forme est en général plus arrondie, moins divisée ou dentée que celle des feuilles, et leurs nervures sont moins saillantes.
Les noms des deux grandes classes de végétaux phanérogames se tirent des caractères que présentent leurs cotylédons.
304 OROANOGRAPRIE.
Fautre une augmentûtion bizarre du nombre des membres, par exemple deux têtes, trois jambes, etc. On trouve de même des plantes à trois cotylédons au lieu de deux , par avortement presque complet d'un em* bryon soudé antérieurement (i).
Lés cotylédons vus dans la graine sont ordinairement planes, et, lorsqu'ils sont au nombre de deux, appliqués Fun contre Tautre par leur face supérieure , de manière à cacher la gemmule. Dans quelques aurantit^ cées , les cotylédons sont élargis à la base et se recouvrent mutuellement sur les bords. Cependant c'est une règle générale que les faces coïncident dans toute leur étendue, d'où l'on peut inférer que les cotylédons , lorsqu'ik sont au nombre de deux^ sont rigoureusement opposés dès l'origine.
Deux cotylédons appliqués Fun contre Fautre sont quelquefois , en outre , plies une ou deux fois en travers, ou plies longitudinalement sur leur nervure centrale , roulés en crosse de haut en bas , contournés en spirale , ou en6n chifiFonnés irrégulièrement. Ce dernier cas se présente dans les mauves; les cotylédons spiraux, dans les combrétacées , le grenadier, etc. ; les autres plicatures dans les diverses tribus de crucifères (2).
Lorsque l'embryon est courbé une ou deux fois, on a soin de remarquer la position relative des cotylédons et de la radicule. On dit que celle-ci est latérale^ ou que les cotylédons sont accombans (accumbentes), quand la radicule se trouve à côté de la fente ou commissure qui résulte de la juxta-position des cotylédons. On Fexprime par le signe 0= qui représente la coupe
(1) DC; Organ.y pi. 53.
(3] F^oyez, dans le deniier livre, les caractères des crucifères^
ORGANES DE LA n£PRODUGTION» tÔK
de Fembryon dans ce cas. Au contraire, la radicule est dorsale ou les cotylédons incombans ( incumbentes ), quand la radicule se replie sur le dos des cotylédons. Le signe O || représente ce cas.
Les cotylédons de nature foliacée ont des stomates et verdissent plus ou monis dans la germination. Les cotylédons charnus ou farineux n'ont pas de stomates , ne verdissent pas , et diminuent de volume dans la germination. Ils contiennent un dépôt de matière nutritive qui sert à la jeune plante , et que Tliomme tourne à son usage dans les fèves, pois, lentilles et autres l(*gumineuses.