‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 45 sur 130 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DES PIQUANS (l).

Les pointes dures qui protègent les plantes contre les attaques de Thomme et des animaux se nomment d'une manière générale piquons (arma).

En examinant leur origine organique, on les treuve formés de deux manières. Tantôt ce sont de simples endurcissemens de poils ou saillies superficieUes et pointues du tissu cellulaire. On les nomme aiguillons (acu^ lei). Dans les rosiers , les cactus, etc. , on voit sur la même tige des poils et des aiguillons, et les intermédiaires sont si fréquens, la position si semblable ^ que Ton ne peut guère douter de leur similitude.

Souvent des organes , tels que les rameaux , feuilles, etc. , se, terminent par une pointe qui en est manifestement la continuation, ou se changent comj^tement en piquant \ ce sont alors des épines (spinœ).

Les gleditschia , cratœgus^ etc., ont des rameaux

(i) DC. , Organ. , I, p. 177.

ORGANES AGCESSOIKES. fil

changés en épines, et ce qui le prouve, c'est que ces piquons sont quelquefois rameux^ portent latéralement des feuilles ou yestiges de feuilles, et naissent là où se trouvent les vrais rameaux. On observe aussi que la culture en diminue le nombre et les rend plus mous, parce qu^elle fait développer ces organes , que la sécheresse et la stérilité du terrain endurcissent.

Les pétioles des astragales adragans se transforment en épines , quand les folioles sont tombées. Ce sont des épines pétiolaires.

lues pictetia j quelques acacia ^ etc., ont des épines stipulaires.

Les extrémités des feuilles , de leurs folioles ou de leurs lobes ^ s'endurcissent quelquefois en épines, dont la disposition rappelle Torigine; exemple ; le houx, Tépine-vinette, les chardons , etc.

Les involucres de composées, les bractées d'acanthacées, sont transforméssouvent en épines^ les pédoncules et pédicelles de Yaïyssum spinosum et Anmesembryanihemum spinosum, les sépales de stachysy les pétales du euviera^ les étamines de certaines éricinées et byttnériacées, les styles du martynia, sont terminés ou transformés en épines.

Les épines ne peuvent se trouver qu'à la place ou dans la prolongation d'organes ; les aiguillons sont épars. Ces deux espèces de piquans n'existent qu'à la surface aérienne des végétaux , les racines et les graines ne peuvent guère par leur position abritée prendre une consistance aussi dure.

ift OROÀNOCRAPHtE.

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