‹ Introduction à l'étude de la botanique, or traité élémentaire de cette scienceChapitre 47 sur 130 · ORGANISATION DLS CRYPTOGAMES. SI · texte numérisé non relu

ORGANISATION DLS CRYPTOGAMES. SI

games, on ne tarde pas à disliiiguer ensuite : i^ une racine principale qui descend; 2° du tissu cellulaire compacte , lobé ou membraneux , qui s'épanouit horizontalement ou qui tend même à s'élever. Cette partie Supérieure devient dé plus en plus analogue aux organes aériens ( tige et feuilles ) des phanérogames. Il se développe même à l'intérieur des vaisseaux , et à Textérienrdes stomates. La première racine disparait, mais il s'en forme un grand nombre d'autres qui partent de tous les points des organes supérieurs.

Dans les cryptogames purement eellulaires , on distingue difficilement des racines et un système d'organes opposé aux racines. On ne peut pas dire qu'il y ait un Téritable axe , une division de la plante en organes descendans et ascendans. L'absorption de l'eau semble avoir lieu par la surface des membranes , plutôt que par de véritables racines.

Ainsi, au lieu d.es trois organes fondamentaux de la nutrition des phanérogames, on n'en trouve plus que deux dans les cryptogames semi-vasculaires, et un seul dans les cryptogames cellulaires.

SEMI-VASCCLAIRES OU iCTHÉOGAMES.

i" Racines.

Les racines ressemblent à celles des phanérogames. Elles naissent plus facilement de tous les points des feuilles ou tiges dont nous parlerons ensuite, mais elles ne sortent pas de pointr, déterminés tels que les lenticeUes; du moins on n'a encore rien observé qui puisse le faire

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croire. Il semble que* rhumidité seule détermine le tissu à s'allonger en racines. Celles^i ont une existence précaire. Tant qu elles sont fraîches, elles aspirent rhumidité; mais elles ne tardent pas à se dessécher, et alors elles persistent sous forme de filets bruns y trèsminces , dont le r6le physiologique est terminé* D'antres racines plus fraîches les ont remplacées*

Il n'est pas question de distinguer des couches diffîrentes dans des racines aussi fugaces, aussi ténues. ERes sont organisées plutôt comme des poils, c'est-à-dire composées uniquement de cellules allongées, simples ou réunies en faisceau* Celles du niarchantia^ d'après M. Mirbel , sont des cellules tout-à-fait simples , de forme conique et vides à l'intérieur.

Je suppose que ces racines pompent l'humidité par toute leur surface et ne s'allongent pas par Textrémité seulement , circonstance qui les éloignerait beaucoup des racines de pha^nérogames , surtout de celles des dicotylédones. Je ne connais pas, il est vrai, de preuve directe à donner de ces deux caractères , qui me paraissent probables seulement d'après l'apparence*

2** Tiges ou feuilles. (Frondes.)

Toutes les œlhéogames ont des expansions voiles, analogues aux feuilles , mais qui en diffèrent uéanmoiDS par des caractères importans.

Dans plusieurs familles , comme les fougères , éqiiisétacées, mousses, etc. , on remarque aussi un axe qui a fréquemment l'apparence d'une tige. Tantôt il semble qu il donne naissance aux feuilles, tantôt, au contraire, il parait formé par la soudure des bases de feuilles.

OAGAMISATION DES CRYPTOGAMES. ilt

Dans tous les cas ces deux organes sont intimement unis ; les feuilles ne se désarticulent jamais au point de jonction avec ce qui parait être une tige. Les feuilles portent les organes de la fructification , ce qui est assez indiquer combien elles diffèrent des feuilles de phanérogames. Il est probablement plus exact de les comparer à des pédoncules plus ou moins dilatés en membrane.

Les botanistes évitent de donner les noms de feuilles et de tige aux organes qui en ont quelquefois l'apparence dans les semi-vasculaires. La partie foliacée se désigne souvent sous le nom defrons. Quand il y a un support analogue au pétiole , on Tappelle plutôt siipeSj et la portion épanouie , lamina ou limbus, La partie analogue à une tige prend souvent le nom de caudex ou rhizome (rhxzqma)^ à cause de sa position, souterraine et ooucbée, dans plusieurs fougères. Quand on ne peut pas distinguer clairement quelque chose d'analogue à une tige, on applique volontiers à Tensemble le terme de frons^ qui indique un épanouissement foliacé ou membraneux de forme quelconque ; exemple : les musci frondosi.

Rien n'est {dus varié que les organes dont nous parlons , ce dont on peut se convaincre en lisant les caractères de familles.

Dans les characées et équisétacées, une suite d'articulations compose des espèces de tiges et de rameaux verticillés. Rien ne ressemble à des feuilles, mais les rameaux sont linéaires comme les feuilles des pins et sapins.

Dans les fougères, de grandes expansions foliacées (Jlrondes) sont rétrécies à la base , et se réunissent en un faisceau qui présente l'apparence d'un tronc. Ces

9tS OAGÂMOGlIAPnE.

frondes ont une nervure centrale et des nervures psrallèles latérales , mais leur estivation est toute particulière (circinnale).

Dans la série des marsiléacées , lycopodiacées ^ mou»* ses et hépatiques , on voit peu à peu disparaître éette organisation des fougères , en sorte que les mousses inférieures et plusieurs hépatiques ne sont plus que des membranes foliacées, sans nervures et parfaitement homogènes.

 Fextrémité de cette série cependant (nuirchantia)^ on trouve des stomates comme dans les équîaetaoées et fougères. Quant aux trachées, on n'en a pas encore découvert dans les characées, mousses et hépatiques. Les lycopodiacées ont des vaisseaux annulaires \ les fougères et équisctacées ont des vaisseaux de toute espèce.

Le plus grand nombre des sthéogames manque de vaisseaux dans le premier âge et finit par en avoir.

ARTICLE nu CELLULÀIEBS OU ÀMPHIGÀIfXS.

La masse homogène qui porte ou qui renferme les corps reproducteurs de ces plantes se compose uniquement de cellules. Elle présente les formes les plus Variées , une consistance tantdt coriace, tantôt charnue ou gélatineuse ; elle végète ou dans l'eau (algues), ou sur des rochers arides (plusieurs lichens) , ou sur la terre (plusieurs champignons), ou enfin sur d'Autres végâaox vivans (champignons parasites). Sa couleur est très-rarement le vert. Elle manque de stomates. Quelquefois, on peut distinguer deux couches de tissu cellulaire, l'une extérieure , l'autre intérieure.

ORGANTSATIOPT DES CRYPTOGAMES. 219

Quand l'ensemble de ces organes est membraneux et plane, on lui donne le nom de thallus; quand il est ramifié et épanoui (comme dans les algues) , on le nomme souvent frons.

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