MOUVEMENT DES PLANTES
Quelques plantes offrent , dans certains organes , des mouvemens qui contrastent avec riiumobilité ordinaire
PHENOMENES GEI^RAUX DÉ T£G STATION • 4li(
des végétaux. Ces mouvemens , plus rapides que les changemens de direction dont nous avons parlé , sont réguliers ou accidentels.
ARTICLE PREMiEtl.
MOUVEMEirS RÉGULIERS.
Ztf sommeil des feuilles est le principal de ces phénomènes, n y a en outre l'ouverture et la clôture de certaines fleurs, et le mouvement des organes sexuels, dont il a été question ci-dessus.
Quelques feuilles ou folioles prennent, pendant la nuit, une position différente de celle du jour. Lares^^ semblance avec le sommeil des animaux n'est qu'apparente, puisque la position que prennent les feuilles est bien déterminée, et que la rigidité de leurs pétioles n'a aucun rapport avec la prostration de force et la flexibilité de nos membres pendant le sommeil. Tantôt les feuilles opposées se relèvent et s'appliquent face à face {foUa conniventia) comme dans les arroches^ tantôt, étant alternes , elles se recourbent sur les côtés et enveloppent la tige et les fleurs ( foUa includentia) comme dans les sida. Dans Ximpaliens noli-tangere, elles se déjettent et recouvrent les fleurs situées au-dessous d'elles (folia munientia). Les folioles des ft^uilles composées sont surtout sujettes à des changemens de position remarquables pendant la nuit. Celles des oxalis se rapprochent par leur surface inférieure (folia depcn-' dentia) , celles des mimosées se penchent vers l'extrémité du pétiole (imbricantia) , à' diulres se penchent en sens contraire (retrorsa)^ etc. On voit toutes ces positions et d'autres dans les légumineuses.
dent da coté inférieur, on peut en juger parles branches horizontales des arbres où le canal médullaire n'est plus au centre. Dans ce cas , si la branche ne se redresse pas, cela tient à reflet delà lumière qui complique un peu le phénomène , comme nous le verrons plus bas. Les tiges très-flexibles de leur nature restent couchées , parce que leurs fibres n'ont pas le degré de force nécessaire pour résister à la pesanteur.
Passé le premier âge des plantes et de lears organes, ces directions dépendent moins des causes que nous t^ nous d'examiner. La résistance du sol et Tabsence d'air empêchent les racines de pénétrer profondément en droite ligne. La lumière influe sur la direction des branches dans leur jeunesse, et une fois la solidité acquise par le tissu, le redressement ne s'opère plus (i).
TEUDÀKCE des tiges et des branches VEB.S LA