‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 102 sur 104 · S30 MÉTHODOLOGIE · texte numérisé non relu

S30 MÉTHODOLOGIE

groupe à Tautre^ ik disent <|ue deux groupes sont voisins , etc. On peut se les représenter comme le^ corps célestes , dont les positions relatives , les grandeurs et les distances, sont si variées. Il 7 a des groupes d'étoiles célestes de même importance, dont les élémens sont très-nombreux, de mérae que certaines Familles de plantes l'emportent sur d^autres par le nombre des espèces» Quekpies groupes de végétaux semblent des satellites autour de groupes plus considérables ; les uns sont isolés, d'autres se réunissent aisément en classe , comme certaines étoiles en constellations.

Mais la comparaison la plus juste est celle de Linné : « Plantœ omnes utrinque affinitatem monstraot uti ter- « ritoriuminmappâgeographica(i). »

En effet, les groupes se présentent à Tesprit coi;nmc un tervitoire morcelé eu royaumes, provinces, districts de grandeur, diverse, avec des limites plus ou moins tranchées. Ici , les villes se touchent pour ainsi dire , comme les espèces dans quelques genres ; ailleurs, elles sont éloignées. Les districts, les provinces les plus voisines ont en général de grandes ressemblances , nonseulement de position , mais aussi de production , de population, d'antécédens historiques, etc.-, cependant on trouve des analogies frappantes entre des localités extrêmement éloignées. Si, dans quelques groupes naturels, les affinités paraissent moins grandes que les différences, la carte d'un archipel donne Tidée de ce genre de rapports.

Quelques (i) auteurs ont essayé de rendre compte des

(1) Toutes les plantes mcmtreni da affinités mutuelles, comme les territoirea dans une carte géographique. ( Philos, bot. ,40.)

(s) Bastcu . DuaiL , Ânonac. ; Adr. de Juss. , Rutac. ; DC. , Lôgum. mëlastoin. , etc.

TAXONOHIE vicÉTALE. 831

affinitës par des dessins fondés sur des comparaisons de cette nature. On Tessaie souvent sans parvenir à quelque chose de satisfaisant , à cause du nombre infini de rapports qui se croisent et de la difficulté de les représenter sur une surface plane. C'est un exercice qui oblige à fixer son attention sur les degrés d'affinité et sur leur extrême complication , mais il ne faut publier de pareils dessins qu'après un examen prolongé et consciencieux. Il faut surtout que les commençans soient bien persuadés que ce sont de pures comparaisons en- Ire deux choses qui n'ont pas de connexité réelle, savoir |P9 ressemblances des êtres naturels et Tespace. Si^ dans quelques cas , on est arrivé à des figures régulières, il n'y a aucun motif pour qu'il en soit de même dans d'autres groupes , car il n'est pas permis de conclure de la représentation d'une chose à cette chose elle-même. Que penserait-on d'un homme qui étudierait des arbres généalogiques^ très-bien faits, pour en inférer quelque chose relativement a d'autres familles ?

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