‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 28 sur 104 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Ds LA msPRODCCTioif D18 vioiTAin: fsahsbooaiibs

SANS FBGOHPATIOBK

Ce genre, de. reproduction est de deux sortes : par dVi5ion,ounar déyeloppement de germes sans cet appareil compliqué d& fleurs, fruits et graines, que nods venons de décrire.

Une plante se reproduit par division, par exemple, lorsqu'on fait des boutura. On détache une krancke , qui 7 plantée en terre , pousse des racines et devient ainsi un nouvel individu. * Les racines poussent des branches qui , séparées de la plante-mère , deviennent de nouvelles plantes. On fait mémo des boutures avec certaines feuilles qui ont la faculté d'émettre des racines par leur basô, quand on.]es place dan^ la terre humide.

tt6 ORGANOGAAPHIK.

Dans tous ces cas , on peut dire que la multiplication a lieu par suite de cette facilité naturelle aux fractions de végétaux de sc^ covipléter, en poussant les organes qui leur manquent. Les nouvelles plantes ne sont alors évidemment que Texiension des anciennes. La même cbose a lieu dans le règne animal, quand on coupe des. polypes en morc^ux qui deviennent autant d'individus vivans. t

Les germes se développent sur plusieurs points des végétaux , notamment à Taissellc et sur le bord des feuilles. I

La végétation ordinaire produit à chaque aisselle un bourgeon, qui est en quelque sorte un nouvel individu greffe sur le premier. Telle est la force.avec laquelle )es sucs sont accumulés dans ce point, quasi Ton enlève un bourgeon, il s'en reforme pnomptement un autro« Lesyeux des tiges souterraines, telles que les tubercules à» ifmome& dir terre , 90llt^ dea^^oints anafaiguBs. eit seu>lement les feuilles» nBaquent^ On sait* qu'il suffit qu'un fragment de *pomme de terre ait un œil, pour qu'il puisse émettre une tige aérienne. Les plantes bulbeuses se multiplient .souvent par des bulbilles lat^érales ou cqïeujç^ qui naissent à la base des feuille3.

Le bord des feuilles offre moins communément cette disposition. Cependant, on connaît deux plantes, le biy(^hylluin calycinum' et le malaxis paludosa, qui produisent facilement des germes de cette manière. La feuille de bryophyllum est épaisse, crénelée dans son pourtour. Quand elle est up peu âgée et qu'on la place ^r de la tçrre humide, on voit sortir sur les bords ^ à chaque angle rentrant, une petite plante, avec feuilles, tige et racines. La feuille pourrit tôt.ou tard et il reste

emOJMMS DE LA RJEVRODUCTIOH. SOI

un grand nombre de jaunes plantes (i). Dan9 le ma-' Iaxis (orchidée),^ la feuillç est entière ^ et il oiut ver;^ Veslrémilé, tout prèsdu'bord, une multitude de germes, dont quelques-uns prédominent , étouffent les autres et rej^roduisent U plante (f).

. On ne peut ipéconnaitre l'analogie de position de ces geniae»a!veefciof<sk9qi£ Baissent svr te bord des carpelles. Hjé MpMÉMil uKH^ tP^oim cKflorence , que dans le^ pTules, un nouvel organe, qui est le yéritable germe«(rembryon), à une cerlaino époque et par suite de Vfibsorption du ppUen jjar le stigmate, vi^nt se placer dans une po^i^a renversée , entre les nvembranes issues du carpelle, tandis que daps les germes des feuilles, toute 'la jeune plante provient directement de la feuiHe. On peut regarder le développement des germes non fécondés comme analogue à ceTui des enve- Ibppes de Tovute, avant Tintroduction de Tembryon.

Ceci noiïs pvépare q^^ comprendre comment, dans les cryptogames, les germes non fécondés peuvent joAer un rdie pKi3 importsint qtw les germes fécondés , si toutefois cette dernière, catégorie existe cbus ces piàntds.

(i) DC.,Orgas.,Il,p. ii4,pl. 93. .

(>y Ebxilow , àuta iCnn. étwtc. nat., p* io3 , i83o.

208 OliGANOGRAPHlB.

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