OAGANE5 DE LA REPRODUCTION. M
les lenlîbulariées et le lëcythis , offrent des germinations anomales sans cotylédons.
4* L'accroissement dans le nombre habituel des co»tflédons. Le ceratophyllum en a quatre vertictliés, dont deux plus petits que les autres. Les pins et sapins ont de quatre à douze cotylédons verticîllés , (andis que les autres genres de la famille des conifères en ont deux comme à Tordinaii:^. L^analogie extrême des genres de cette famille \ sous tout autre rapport , ne permet pas d'attacher beaucoup d'importance au non^bre des coty*lédons. On trouVe aussi dans certaines monocotyléddnes, plusieurs cotylédons développés d'une manière pins on moins évidente , mais situés toujours à des hauteurs différentes. Dans tes graminées par exemple , on trouve des traces de cotylédons alternes (i). ' *'
5* La soudure de plusieurs embryons. Dans les aurantiacées on trouve communément deux ou trois em- Bryons dans une même graine., et ce fait peut se présenter accidentellement dans d'autres plaîntes.On a, dans ce cas, des exemptes (rares il est vrai) de deux ^embryons qui se soudept dans la graine , comme certains ju(neaux dans le sein de leur mère. Je l'ai observé en 1825 sur'une germination d'ei/p/l'orftfa Jteliosoopia^ figurée depuis dans YOrganographie de mon père (, planche 54, figure 1 ). Il gavait quatre cotylédons et une tîgelle formée très-claifemept de deux tigelles soudées. Lés gemmules étalent distinctes. J'ai revu depuis ce phénomène dansd'aittresplatites. Il arrive quelquefois dans les animaux qui naissent soudés , que Vux^ des deux individus dispaVait en partie , d'où résulte podr
(1) MttnL , Ami. daniiis. , pi. 1 3 et 14.
fl04 ORGANOGRAPHIE.
l*autre une aiigmentation bizarre du nombre des mem*bres, par exemple doux têtes ^ trois jamb^, etc. On trouve de même des plantes a«trois cotylcîdons au lieu de deux , par avortement pixîsque complet d'un em« bryon soudé antérieurement (i).
Les cotylédons vus dans la graine sont ordinairement planes, et, lorsqu'ils sont au nombre de deux, appliqués Tun contre Tautre par leur face supérieure , de manière à cacher la gemmule. Dans quelques auraiitiacées , les cotylédons sont élargis à la base et se recouvrent miitnellement sur les bords. Cependant c'^t une règle générale que les faces coïncident dans toute leur ^tendue, d'offi )'on peut inférer que les cotylédons , lorsqu'ils sont au .nombre de deux, sont rigoureusement opposés dès Forigine..
Deux cotylédons appliqués Tua contre Tauire sont quf^^uefois , en outre , pUés unejou deux fois en travers, ou plies longitudinalement sur leur nervure centrale , roulés en crosse de haut en bas, contournés en spirale ,* ou enfin chiffonnés irrégulièrement. Ce dernier ca's se présente dans les mauves-, les. cotylédon s spiraux ^ dans les combrétacées, le grenadier, etc. ] les autres plicaturcsdans les diverses tribus de crucifères (%),
Lorsque l'embryon est courbé une ou deux fois , on a soin de remarquer la position relative des cotylédons et de la radicule. Ou dit que celle-ci est latérale^ ou xjue les cotylédons sont accofnbaas' (accupiienfes) ^ quand la radicule se trouve à «oté de la fente ou commissure qui résulte de la juxta-posîtion des cotylédons, On^'exprime par le signe 0= qui représente la coupe
(i) ne.» Organ., pi. 53.
(i) Foyrzt dans ]e dergiier livre, les Caractères des cntitfères*
ORGANES DE LA REPRODUCTION; fOtS
de Teaibrpn dans ce cas. Au contraire , la radicule est dorsale ou les cotylédons încombans ( incumbeiïtes ), quand la radicule se replie sur le dûs des cotylédons. Le signe O || reptrésente ce oas.
Les cotylédons de nature foliacée ont des stomates et Yerdisseof plus ou moins dans la germination. Les cotylédons charnus ou farineux n'ont pas de stomates , ne verdissent {As , et diminuent de volume danç la germination. Us conlionnent un dépât.de matière nutritive qui sert a la jeune plante , çt que Thomme tourne à son usagiedans les fèves, pois, lentilles et autres légumineuses.