‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 32 sur 104 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

C0N8ID8BATIONS OÉNÉBALBft.

Dans (oui co qui précùde nous avons eu principalement en vue les plantes phanérogames , où les fonctions vé{;élalïves el reproductives sont réparties assez clairement entre 'divers organes. It nous reste à parler ici de rclti' grande division du règne végétal, dans laquelle les l'-lres sont pour la plupart dépourvus de vaisseaux , coni])Osés essentiellement de cellules, et où l'on peut H jieiiie distinguer desorganes ps^rticulierspour les fonctions les plus importantes de la nutrition et de la reproduction.

Cl>s végétaux peu npparens dans la nature, mais i)oint)reux et variés , sont désignés communément sous le nom de cryptogames, à cause de l'obscurité que pR-vstnteiit leurs moyens de reproduction. Ib se divisent en iIl'iix classes, nnalogucs qui dicotylédoties et monocolyiédones, parmi les phanérogames.

l'iy eOlt il y a ! i" des cn'plogamcs composées uni-

OAGAfflSATION DIS CRYPTOGAMES. 2|3

quement de cellules et où laTeproduction sexuelle parait ne pas exister. Ce sont les cellulaires, appelées par quelques auteurs acotjrlédones, agames, amphigames^ selon que Von a touIu affirmer plus ou moins Tabsence d'organes sexuels. Les champignons, les algues et les lichens, constituent cette classe, dont une partie offre à peine des traces d'organisation.

a* Des cryptogames qui ont quelquefois, à de certaines époques de leur axistence^ des vaisseaux et des sto* mates, et dont le système de reproduction parait se rapprocher de celui des phanérogames, surtout des monocotylédones. On les nomme semi^vasculaires , à cause de leur composition anatomique , ou monocoty^ lédoneS'-crjrptogames, à cause de leur analogie avec les monocotylédones proprement dites, ou enfin cethéogames ( I ), pour dire simplement que leur mode de reproduction est obscur ou paradoxal \ les foogères , mousses et Ijcopodes appartiennent à cette classe.

Il y a peu de généralités communes à toutes les cryptogames. Elles ne se distinguent pas assez nettement en organes, pour que Ton puisse faire l'histoire de chacune djes parties dont elles se composent. On ne peut guère rechercher Fanalogie des organes dans la série des diverses familles , à cause de la diversité extraordinaire des formes. En effet , par une de ces bizarreries qui déjouent les calculs de notre esprit , mais qui font bien sentir notre petitesse en présence du système admirable de la nature , les formes extérieures des végétaux sont d'autant plus nombreuses et disparates que les formes intérieures sont peu variées. Il arrive aussi

(i)l>« Ay9y<> tH» singulier, paradoxal, f'o/e; DC.,DWis. du règne ▼ég.,daDi BibLoniT. Nov., i833.

914 paGAWOGR APBIK.

dans le règne animal que les vertébrés diffi^ent moins entre eux, quant à Tà^^rence extérieure, que les mollusques et les articulés.

Cette diversité extrême qui existe dans les cryptogames entre les espèces, genres ou familles, et même dans chaque espèce • aux différens âges , rend leur étude et leur comparaison très-difficiles. Presque toute leur histoire est éparse dans les ouvrages qui traitent de chaque groupe individuelleipent. J'ai cru devoir développer leurs caractères dans Texposé des familles, et je me borne ici à de courtes observations sur Tensemble des cryptogames.

Considérées de la manière la plus générale, elles se composent d'un corps, de forme quelconque, doué de la vie végétative , et de corpuscules reproducteurs. Il y a donc à considérer, comme dans les phanérogames, le système de la nutrition et celui de la reproduction.

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