DANS LES CRYPTOGAMES EN GÉNÉRAL
La végétation des cryptogames commence par ne présenter que des cellules , arrondies ou allongées en filets, qui proviennent du corps reproducteur.
Dans les familles les plus rapprochées des phanéro-
gime», 4>o ne Urde pas à disliitguer ensuite : i® yue racine principale qui descendj 2"* du lis$u cellulaire compacte, lobé ou membraneux, qui s* épanouit borilontafemeni ou qui tend même à s'élever. Cette partie supérieure devient de plus en plus analogue aux organes aériens ( lige et feuilles ) des phanérogames. Il se développe même à Tintérieur des vaisseaux , et à Texte* rieur des stomates. La première racine disparait , mais il s'en forme un grand nombre d'autres qui partent de tous les points des organes supérieurs^
Dans les cryptogames purement cellulaifes , on distingue difficilement des/*aci|ies et un système d'organes exposé aux racines. On ne peut pas dire qu'il y ait un véritable axe , une division .de la plante en organes descendans et ascendans. L'absorption de l'eau semble avoir lieu par la surface des membranes , plutôt que par de véritables racines.
Ainsi, au lieu des trois organes fondamentaux de la nutrition des pbanérogapics , on n'en trouve plus que deux dans les cryptogames semi-yasculaires, et un seul dans les cryptogames cellulaires.
ARTICLE II
SEMI-VASCULAl&ES OU iETHÉOGÂIlES.
i"* Racines.
Les racines ressemblent it celles des phanérogames. Elles naissent plus facilensent de tous les points des feuilles ou tigesdont nous parlerons ensuite, mais eljes ne sortent pas de points déterminés tels que les lenticcUes; du moins on n'a encore rien olk^ervéqui puisse le faire
21 s ORGIIVOGRAPHIE.
croire. IL semble que rhumidiié seule détermine lé tissu .à s'allonger en racines. Celles-ci ont une existence précaire. Tant qu'elles sont fraîches, elles aspirent Thumidité; mats elles ne tardent pas à se dessécher, et alors elles persistent* sous forme de filets bruns ^ trèsminces , dont le rôle physiologique est terminé. D'autres racines plus fraîches les ont remplacées.
Il n'est pas question de distinguer des douches difiTérentes dans des racines aussi fugaces, aussi ténues. Elles sopt organisées plutôt comme des poils, c'est-à-dire composées uniquement de cellules allongées, simples ou réunies en faisceau. Celles du marcharuia^ d'après M. Mirbel , sont des cellules tout-à-fait ^mples , de forme conique et vides à l'intérieur.
Je suppose que. ces racines poinpent l'humidité par toute leur surface et ne s'allongent pas par l'extrémité seulement , circonstance qui les éloignerait beaucoup des racines de phanérogames, surtout de celles des dicotylédones. Je ne connais pas, il est vrai, de preuve directe à donner de ces deux caractères , qui me paraissent probables seulement d'aprè;^ l'apparence.
2" T^iges ou feuilles. (Frondes.)
Toutes les sethéogames ont des expansions vertes , analogues aux feuilles , mais qui en différent néanmoins par des caractères importans.
Dans plusieurs familles,* comme les fougères, équisétacées, mousses, etc. , on remarque aussi un axe qui a fréquemment l'apparence d'une tige. Tantôt il semble ({u'il donne naissance aux feuilles, tantôt, au contraire, il parait formé par la soudure d^ bases 'de feuiHes.