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DES ORGANES ÉLÉMENTAIRES EN GÉNÉRAL

Lorsqu'on examine à l'œil nu l'intérieur d'une tige , d'une feuille, ou de toute autre partie d'un régélal, on aperçoit indistinctement des fibres ou mailles qui forment un tissu plus ou moins serré ^ mais pour se rendre compte de ce que l'on voit, il faut emprttntel* le secotil*s du microscope. Au moyen de cet instrument , qui grossit les objets jusqu'à douze ou quinze cents fois, on

(0 royezla plaoclic T' e\ ^oii esplicalinn.

ORGANE& ÉLKMXMTAIRES. 3

Mive qae les vëgëteux se cojfaposent esseiitiellomont cellules ou carités , ferniéeà de tous côUa par de» lisons , et de -wawjeaui divers , qui ont une forme auconp plus alIon{;ée que les cellules. Ces. organes , lise combinent entre eux et qui varient coihnie nous Ions l'expliqucfr , ont été désignés en commun par niebier »oas le nom d'organes èlémeniaît'es , parce l'ils forment les élëmens oïl là base des végétaux, vant lut, Grew les nommait orf^anes similaires , parce ni/arait remarqué leut- similitude extrême dans tous s végétaux et dans toutes les parties d'un même végé- I. En effet , la grosseur de ces organes varie aussi peu ic leur forme. Leufs dimensions ne sont point en ipport avec la grandeur relative des plaiites ni des brmes dàtïi Ie9(|uels on les obset-ve ,' mais plutôt avec la )nsistaûce du tissu. Dans les parties molles , comme s fruits charnus oula tige des plantes grasses, on trouvé rdinaircmcnl des oi^anes élémentaires inoins petits uc dans fefcois 00 lès feuilles. Eli généi-al , s'il n'y à is de siiiiiliiude complète , comme le nom adopté par rew pouvait le fiiire supposer, il y à du moins une resmblance beaucoup plus grande que dans les formes itcrieures des végétaux.

ARTICLE II

DBS CELLULES OU mi TISSU CELLULAIRE.

I.e tissu cellulaire est Uh âsseriiblngc de cellules aoimuléesengraitd ttoihbre. tl constitue la plîis grande irticdes v^ëtatîx, car ii se trouve dans tous les otincs , et en très-grande abondance. Il y a même des laules , comme les algues, les cham|)igtions , ctiii en 3nt umqttemélil oohiposëcs. On conçoit à'd^rb^ cela que

4 OAfîANOORAPHlE.

le tissu cellulaire doit jouer un très-grand rôle dans la végétation , et il n'est pas étonnant que }es botanistes aient cherché à se rendre compte de sa nature dès que rinvention du microscope leur a permis de scruter des objets aussi petits.

Deux opinions ou hypothèses ont prévalu à cet égard, et ce n*est que depuis quelques années que Tune d'elles a été généralement reconnue vraie.

Quelques savans ont cru que les cellules étaient des cavités dans un corps unique , continu dans toutes ses parties, comme le sont, dans un gâteau de cire, les cellules où les abeilles déposent leur miel. D'autres , au contraire , ont vu des intervalles entre les cellules ^ ib ont aussi vu des cellules se séparer les unes des autres , soit naturellement, soit artificiellement, en faisant ramolhr le tissu cellulaire dans de Teau bouillante. Ils en ont conclu que chaque cellule est comme une petite vessie ou uuicule , formée par une membrane close de toutes parts ; que par conséquent, lorsque plusieurs cellules sont pressées les unes contre les autres , les parois qui les séparent sont doubles, et non pas simples, comme elles paraissent l'être sous de faibles grossissemens du microscope.

Les anciens anatomistes ne s'étaient pas toujours bien expliqués sur ce point. Malpighi parait avoir vu la séparation des cellules , et il les nommait à cause de cela utricules ou vésicules. Grew les désignait quelquefois d'une manière équivalente (en anglais, bladders^ vessies) ^ mais souvent aussi \\ décrivait les cellules comme des pores , ce qui s'accordait avec l'opinion conti^ire. De nos jours , la plupart des observateurs , munis de microscopes plus forts que ceux de Greyr et de Malpighi , ont constaté l'isolement des cellules ; et ceux qui

t soutenu le plus TiTement ro|»nioa contraire ont fini r Tabandonner (x).

Les intenralles irrëg^ers que les cellules laissent tre elles se nomment méats intercellulaires. Les cellules les plus larges , comme celles des courts , ont un trentième de pouce de diamètre, mais leur rondeur or^naiTe est un cinq centième , et il y en a ni n'ont que un millième de pouce de diamètre. On Diiçoit que de petites vésicules accumulées par myriacs dans les diverses parties des -végétaux./ et dont les irois sont plus ou moins élastiques , plus ou moins reculées par les liquides qui circulent dans les plantes , rennent une multitude de formes arrondies ou anguuses , régulières ou irrégulières. Abandonnées à elleslémeSy comme on en a quelques exemples rares (a) , les sont sphériques \ soumises à une pression égale et gère de tous les côtés , comme dans les fruits clmrnas l \es tubercules , elles prennent en général une forme polyédrique, à facettes égales , de telle façon qu'une ranche fort mince y placée sous le microscope , prémie une suite de polygones (en général d'octogones) »sez réguliers. Dans les parties , au contraire , qui se }nt allongées par l'effet de la végétation , comme la tige u les rameaux , les cellules participent ordinairement ie cette forme allongée. Dans le bois des arbres , elles essemblent souvent à un fuseau , d'où vient le nom de lostres , que M. Dutrochet leur a donné dans ce cas.

(i) MiKBiL , Mémoire lur le marchantia , Nout. Aim. du mat. I , . 93. L^aoteiir admet que chaque cellule a sa propre enveloppe ; il iftiite «eulemeut sur leur juxta-position on contiguitc ordinaire » ,tte personne ne conteace.

(i) Dam k p^a f ci rartoni dana les cryptogames înféricurci.

6 OIIGANpGRAVUlJi;.

P'av^^res ^nt tétraèdres ou rhomboidales. £Ue& sont convexes là où aucune résistance n^les comprime; tandis que , quelquefois , elles sont enchâssées d'uoe étrange manière , comme si une compression violente dans Tintérieur ^'un organe les avait froissées les unes contre les autres. C^s variations de formes seraient singulières si Ton regardait les cellules coipme des porcs dans un ensemble unique *, piais , puisque cjiac^^e d'elles est ^n petit globule pressé de mille manières par ceux qui Tentourent , il n'y a rien de surprenant.

La surface des ccUulçs présente diverses ponctuations et même des raies, qui souvent ressemblent à des ouvertures au point de tromper des observateurs fort exercés.

Tantôt ce sopt des bulles d'air ou d'autres gaz, produites par la végétation , qui se distinguent toujours par leur forme arrondie \ le plus souvent ce sont de petits globules irréguliers , de matière solide , qui se déposent isolément ou par raies sur Içs parois \ enRn , i^ y a des globules encore plus petits qui flottent dan^les liquides divers que contiennent les végétaux, surtout dans les sucs laiteux , et qui n entrent probablement dans les cellules que parce que nous sommes obligés de couper le tissu pour le mettre sous le microscope.

Le tissu cellulaire de sa nature est transparent Ce qui colore les v^gétau:^ en vert, çn rouge , ou de toute autre couleur, ce sopt les grains soUdes qui se déposent sur les parois des cellules \ ils sont susceptibles de varier de couleur , suivant certaines actions chimiques dont nous parlerons plus tard.

Les cellules ne sont pas percées de trous par lesquels il puisse s'établir une communication facile de rintérieur à r^xt^rieur. Les globules qui tapissent )e^ parois, et

souyeol sont rangea en raies régulières et alternent uns avec les autres à (|es dislances égales , ont él^ s quelquefois pour des ouTertures. Qp ne dqut^ pluf in tenant qne ce ne soif iine d^ ces Ululions trop frc* mies dans les observations p[\icroscQpiques, et ce qui prouve , c'est que par œrlaips procédés chimiques ces étendus pores varient de couleur* Ainsi, AI. Dutrochet lontré qu'en faisant JiouitUr du ti^u cellulaire dans de cide nitrique, les globules qui semblent des trous déponent opaques, et qu'une solution de potasse causue les rend de nouveau transp^ens , ce qui ne saurait o\T lieu pour unç ouverture.

M. Turpin nomme ces grains ghffulù^ , à cause leur Ibrme. H pense qu'ils peuvent grossir et forsr de nouvelles cellules , ce qui expliquerait Tac- 3issement du tissu cellulaire (i). Il est certain que dans singulier végétal appelé cftara , on voit des globules abolies ks uns dans les autres; que dans la truffe et itres cryptogames les corps reproducteurs nommés »ores sont contenus dans des cellules qu'ils rompent en ossissant; que le pollen se développe aussi de cette aniére; mais je ne connais pas d'exemple semblable lus le tissu cellulaire commun de la plupart des plantes de leurs divçrs organes. Si toutes les ceUules naissent i r intérieur d'anciennes ceUules , on doit voir habîicUement des traces de la rupture des enveloppes, surut lorsque le tissu cellulaire s est accru rapideent (2). M. Lindley remarque que certaines feuilles

(1) TrmF.,]lfm. da mns. dliist. Dflt.,Tol. XVIII, |^. tia, ctautret fmotret.

-1) On voit lies tnces de oe genre dans le potten , que Ton suit m foniM de eetle aisnièrc.

8 ORCANOGIIAVBIK.

qui croissent très-vite , celles par exemple du lupinw polypkyllus , qu'il a vu grandir d'un pouce et demi par jour, s'augmentent ainsi de deux à trois mille cel* Iules par heure , ce qui suppose une cause bien plus active que le développement par rupture des anciennes cellules. Jungius a vu un champignon , le bouista gi" gantea^ croître dans une nuit de la dimension d'un point fort petit à celle d'une gourde très-grosse \ or, des cellules plus larges que la moyenne ont un deux centième de pouce de diamètre-, ainsi ce champignon devait contenir environ quarante-sept milliards de cellules , et il devait s'en être développé soixante-six millions par minute.

Il est donc plus naturel de supposer avec M. Kieser (i) que l'accroissement du tissu cellulaire a lieu oi^ dinairement par l'interposition entre les cellules de globules qui grossissent plus ou moins vile , et cela semble d'autant plus probable que les méats intercellulaires jouent un grand rôle dans la végétation, et que c'est par eux que les liquides nourriciers chargés d«3 globules circulent dans les végétaux.

Laissant de côté des hypothèses , ingénieuses sans doute , et partant des faits connus , je suis porté à croire que les deux modes de développement du tissu cellulaire existent dans le règne végétal ; que le mode de croissance par juxta-position est celui desorganrs delà nutrition , et que l'autre mode par cellules intérieures rompant les anciennes est particulier aux organes de la reproduction (pollen, spores) (a).

(0 VàiMÎre organique, p. io5.

(3) ] /opinion de M. Kiescr me paraît confirmée par toutes les observations plus récentes , notamment par celles de M. Mirbel sur le marcbantia ( Nouy. Ann. du mus», I » p. 93 ). Dans oe némoire. Tau-

OftGlKES KLEIIElVTilRU. 9

ABTHaJS III.

DES VÀUSXAVX KX SPÈaXLMHtVT BCS TEACHÉES.

5 I. Z>e5 sens donnés au terme vaisseau.

On a donné le nom général de vaisseau à des orgai^ plus allongés que les cellules , de forme à peu près j^Vindrique, dépourvus à Tintérieur de cloisons trans* ersaies , et dont les extrémités sont ordinairement trop oîgnées pour être vues dans le champ borné du mioscope. Ces organes ne se trouvent que dans certains f{;étaux , très-nombreux il est vrai , que Ton nomme cause de cela vasculaires ^ mais dans ceux-là même > entrent pour une portion moins considérable de Tenimble du régétal que le tissu cellulaire. Lesvégé- Lux où Ton ne trouve aucune trace de vaisseaux sont ommés , par opposition aux premiers , végétaux cellu^ ii9^s.

Les aateurs distinguent un grand nombre de yaisr aux différens. M. de CandoUe , par exemple , dans m Organographie (i) , en compte cinq espèces : les achées , les vabseaux annulaitvs ou rayés , les vai^ 'aux ponctués , les vaisseaux en chapelet , et les vais- }aux réticulaires» Mais il faut remarquer que d^autres natomistes modernes regardent ces quatre espèces de

ur cbercbe à éublîr no troisième système sur la formation du isn cellulaire , par allons^meiit des cellules \ mais des ceUules plus looge'es De sont pas de nouTelles cellules. Je ne puis conceroir une Iditioo de cellules qui ne proviennent ni de l'intérieur, ni de Texrricur des anciennes.

(Oirol.|,paf,l».

19 oaCAnOGRAPHIE.

que de cylindriques elles deviennent coniques vers les extrémités , les anneaux de la spire étant de plus en plus distans et déroulés. Les observations plus récentes de divers anatomistes confirment ce fait.

Il y a des trachées composées de plusieurs filets spiraux parallèles qui s'enroulent ensemble pour former un seul tube. On en voit fréquemment de deux ou trois spires. M. de CandoUe en a compté jusqu'à sept , et M. de la Chesnaye jusqu'à Tingt-deux dans les trachées du bananier (musa paradisiacà)» Dans ce cas elles sont isolées au lieu d'être comme à l'ordinaire en faisceaux , comme si plusieurs trachées étaient confondues en une. Les trachées ne se ramifient pas. Elles sont quelquefois courbées de côté ou d'autre , par exemple pour passer du tronc dans les branches d'un arbre. Elles sont sou* veut placées bout à bout, la pointe de Tune venant effleurer celle de l'autre. D'autres fois elles naissent collatéralement les unes aux autres, dans un faisceau composé de plusieurs trachées.

Leur diamètre dans la partie cylindrique varie de un trois centième à un trois millième de pouce ^ il est le plus souvent de un millième. Comme les filets qui les composent sont encore huit ou dix fois plus petits, on comprend comment leur forme et leur organisation intérieure sont difficiles à observer.

Les trachées existent dans tous les organes des plantes vasculaires sans exceptions , mais en plus ou moins grande abondance. Elles forment une grande partie des nervures de feuilles et des divers organes de la fleur. On les trouve aussi en abondance dans les enveloppes de plusieurs graines, dans les jeunes pousses , et surtout autour de la moelle des arbres dicotylédones. Dans cette dernière position , elles durent aussi long-temps

ORCAITES ÉLÉII ENTA lit &S. f5

l)ois liii-inéme, car on les retrouve , aveclamëine ence et la même faculté de se dérouler, dans des raux de bois coupés depuis nombre d'années. On ouTe trés-^peu dans le reste du tronc et dans Vé- ) de ces mêmes arbres. Dans les monocotylédones ^ont plus dispersées dans toutes les parties de la et moins agglomérées en faisceaux. Elles sont celant st abondantes dans le bananier, que , d'après moîgnage de M, de la Chesnaye (i) , on les prépare r en faire une espèce d'amadou qui se vend pulement aux Antilles. On s'en sert même pour faner une sorte d'édredon ou pour filer. Chaque baer donne cinq à six grammes de trachées. es racines sont une des parties de la plante où Ton trouve le moins. Elles y sont si rares que plusieurs omistes ne les y ont jamais vues, et regardent Tab- :e ou la présence des trachées comme un des carac- ^à qui distinguent les racines des tiges. Cependant utres observateurs, en particulier M. Mirbel, en vu , et M. Meyen , dans sa Phytolomie , ne met t la chose en doute. H donne même des figures de bées vues dans des racines.

e passe aux vaisseaux , que Ton a décrits longips comme d^une antre nature que les trachées , Ls que des observations subséquentes , plus nombreuet plus exactes, font regarder eomitie des modifica- 15 soit des trachées^ soit des cellules.

) Annales da iniiséiim , IX , p. 296.

16 OnCANOGRAPHIE.

Les vaisseaux annulaires ont sensiblement le même diamètre que les trachées; leurs dimensions varient aussi dans la même plante et d'une plante à une autre. On les trouve^ comme les trachées, dans toutes les parties des végétaux vasculaires ; en particulier dans la racine et la tige. Leur dispersion dans ces organes est plus grande que celle des trachées.

§ 2. *— Vaisseaux ponctués^

M. Tréviranus désigne sous ce nom assez générale* ment adopté > M. Kieser sous celui Ae^/fiêseaux spirauxponctués /et M. Mirbel sous celi^P^ vaisseaux criblés OM'vaùseaux du bois, certains tubes cylindriques « tachetés de points opaques, disposés en séries tantét parallèles , tantôt légèrement obliques. Us sont en outre marqués de i*aies plus pales , lesquelles sont ou en spirale , ou en forme d'anneau, toujours distantes entre elles au moins de la grandeur du diamètre du tube.

La nature de ces vaisseaux n^est pas encore connue d'une manière certaine. Leurs ponctuations ne sont pas des ouvertures , comme le croyait M. Mirbel lorsqu'il les nommait vaisseaux poreux; et la preuve en est que les agens chimiques peuvent les faire changer de couleur et d apparence (i). M. Kieser considère les vaisseaux ponctués comme formés par une trachék ou un vaisseau annulaire (trachée suivant lui) dont les spires ou anneaux sont réunis par une membrane pcmctuëe. Alors les raies obliques ou annulaires seraient le même organe que les filets spiraux des vraies trachées , ou les anneaux des vaisseaux annulaires.

(i) DiTTikocasT, Recherches sur la stmct. des ▼égét.! i8«4' P* >>•

OB6ANE9 KL^EWTltnBS. If

Plusieurs auteurs aHemands , en particulicrMIVf.Bîs-» off et Meyen , adoptent arec chaleur une opinion qui t êjalemenl proyenir ces vaisseaux des vraies trachées, lis qui diffère beaucoup de celle de M. Kieser. Ils jardent les ponctuations elles-mêmes (et non les raies) mme les dëbris des filets spiraux des trachées ou des ineaux des vaisseaux annulaires. M. BischofT ne dit ^n des raies « mais M. Meyen les rcf^arde comme des aces fomi<^ par les celluFes voisines , car les vaisaux sost toujours enchâssés au milieu du tissu cellu-ire. M. Kieser avait déjà remarqué que ces raies de isseaux ponctués sont en rapport , quant à leur direc-^ m , avec les cellules avoisinantes; qu'elles sont trans* rsales là où ces cellules sont arrondies , et obliques là t elles sont allongées, ce qui confirmerait Topinion de . Meyen. Ce dernier auteur, ainsi que M. BisehofT, irme avoir vu souvent les transitions , dans un même Lisseau, de Vélat de vaisseau annulaire à celui de vaisau ponctué; et il faut convenir que la disposition des )ncluatîoils par raies parallèles , et , la forme un peu ongée dans le sena .transversal de chacune d'elles , mnentasseï de vraisemblance à cette manière de voir. M. de CandoUe (]) décrit ces vaisseaux comrtie des hcs membraneux marqués de points glanduleux. M. Radolphi et Link negardent ces ponctuations mme des grains amylacés ou mucilngineux , et . Tréviranus comme de jeunes cellules desiinées à ondre de raccroisscmenl. Ces dernières manières do considérer les rapprocheraient des ponclualions qui bscrveat communément sur les cellules. •

Enfin, une opinion émise par M. dttPetit-Thouars(a),

(i) OrgpB. y p* 44- (^) ^BB* de* te. | toI. XXI , p. «»4.

t?ITB. A L^BOTAMQVC. T, !• ^

^ OEGANOGlUPpiE.

et soutenue par MlVI.Schultz(i), MifM (^) !f^ Lfndley (3), ferait considérer les vaisseaux ponctués cemme une modification du tissu cellulaire. £n effet i ces auteurs, ainsi que M. Dutrochet, disent avoir vu 4os cloiso/is' membraneuses qui divisent Iransvecsalemenl les vaisseaux ponctués. M. Lin41ey affirme^vpir vu ces cloisons dans les gros vaisseaux ponctués .qui abondent dans la tige des vignes , du chêne et du bambou (4)^ il en donne des figures d'après des dissections très-soîgnées faites par Tun de ses élèves , M. Qriffitbs (5). Déjà M. Kieser avait donné plusîe|u*s figures des vaiss^nx ponctués de cbéne , sapin, etc., dans Tintérieur desquels il représente des cellules. Dès )qks ces vai^seau^ ponctués ne seraient plus des vaisseaux, mais tout siiviplement des cellules cylindriques placées bout k bout, munies sur les côiqs de ponctuations plus régulières que criles qu« Von observe ocdinairemeot» M. Mirbçl l« QQtame grandes ceUuies idlongées ou criUées (ponc^ tuées). Il les a observées av^ soin dans le bois d'arme* Toutefois, ces grandes cellules ponctuées , qui pandasent des vaisseaux et qui ae voieAt* marne à Tœil nu dans» la vigne^ romae^elo., pourraient bien dUTéver des vaisseaux ponctués beaucoup plus petits qui lOnt dans ks racines. M. Meyen distingue les vaisseaux du bob de chêne des vrais vaisseaux ponctués, 4et les rapporte au tissu cdlulaire ; mais il n admet pas , avec

(i) Die nattt'r der lehtnd. Pfl. , p. ^hQ. {%) Mëm. du muf. , XVIII , p. 33.

(3) imrod. to foa»^.

(4) D'après K. Lluârey, cet vaisseaux sont si gfOi daHs c^ flfii|tes ^'iU forment les cavités ou pores (juc Tod voit à Tceil nu , en lea coupant transversalement.

(5) L*une d'elles a éïé figttr<fe dans Wall, plant asitt. mr. , f. tiS.

Schulu, que tous (es vaisseaiix ponctua soient des Iules. Oh trouve les vrais vaisseaux ponctués Vlau) couches ligneuses des tiges et des racines.

§ 3. — Kaisseaux en chapelet.

Ce Mot des tubes popctu^^s, ramifiés et légèrement Irécis à des intervalles ifréguliers. Qn les voit frclemmept àa^$ le? racipes, les articulations, les nçeuds, à ia aai$sanc^ des branches et dçs feuilles. Malpighi 1^ a découverts le premief (i); M. Mirbel ir a donné le nom de ^vaisseaux en chapelet et les a crits avec plus de soin (^). P'^utres auteurs en ont lié sous ce nom ou sous celui de corps a/ermiformes 'asa vermifQrmia)yk cause de leur apjjarence au miu du tis^u Tégétal.

M. Mirbel Ipç considère ço(nme composés de cellules uctes bout à bout , pt M. Kieser , tout en les regar- \ni comqie des vais^aux, les décrit comme composés utrici4^Sj pt donfie des figures gui indiquent plutôt il y a <|€3 cloisons transversales intérieures à chaque anglenjent. Néannioins , la plupart 'des auteurs ailemds (3) ont suivi Vopinion de M. Kieser, et regarni ces tubes en chapelet comme des modifications des ais vaisseaux ou trachées, plus ou moins resserrés >space en espace, et déformés par leur position dans tains organes courbés comme le;^ articulations. Jus«à ce que Ton ait constaté s'il y a ou s'il n'y a pas cloisoqa transversales intérieures, on ne saura pas

i j Maly.» opéra , ëdit. in^ff fig. ii. )} MiBBBL , Ado. bot. , pi. lo, fig. i5. ^.i MM. BiscfaofV, Me^veii ,*et«.

^ ORQAKOGRAPRIE*

s'il faut classer ces tubes en chapelet parmi les modifications des tissus cellulaire ou vasculaire.

§ 4' "" ^^^ corps réUculaires.

M. Kieser (i) a le premier décrit srfus le nom de vaisseaux rcticiilaires des tubes cylindriques dont la surface est couverte de taches oblongues, transversales, qui lui donnent Tapparence d'un réseau. Il ne les ïi observés que dans la balsamine et la capucine, principalement dans la racine. Il 1rs re{];arde comme une modification des trachées , dans laquelle les spires se sonderaient inégalement, çà et là, de manière ci laisser des interstices de forme bizarre.

M. Mcyen (i) appelle vaisseaux spiraux réfîcU" laites (^ductas spirales reiifomies) des corps analogues aux pré(^dens, qu'il a observés dans diver§es monocotylédones , comme le papyrus , le lis , et dans la balsamine. Ils préseYitcnt l'apparence de ceUules trarisparenlrs, couvertes d'un réseau, et qui, placées à cot<? ou à la suite les unes des autres, se joignent d'une manière plus ou moins intime , plus ou moins analogue à des vaisseaux ramifiés. Nous ignorons la nature rée)lc de ces organes, mais il nous semble, d'après les figures publiées par ^T. ^leyen, qu'ils se rapprochent de ce que M. Lîndley a désigné et décrit avec soin , deux ans plus tard, squs les noms de tissu Jif^ro^cellulaire , tissu cellulaire rcficulê ou cellules spirales (3).

Crtie dernière forme a été observée en grande abondance par M. Purkinje dans le tissu qui forme la partie

(i) Mêra. organ. , p. itS , iig. 49 ei 5o.

{%) Phjriot, , p. i5o , f. II,

(3) Jnirod. to ioianjr, p. 10 , tom. I , f. 11 à 14*

ORGAKCS iLXMZVTXÎfiZS, i|

lerne des loges d'anthères. M. Griffiths en a trouvé ns les racines aériennes des orchidées ^ INI. Lindlej ns le test de diverses graines , dans le parenchyme jne feuiUe à'oncidîum, etc. Il rappelle que Moldenuer , en 17799 avait décrit cette apparence dans les ailles de sphagnum. Ce sont deâ cellules arrondies , oïdes ou prismalîqHes^ dont la membrane est revêtue filets qui, ensecroisant à angles droits ou formant des cbes ou des spires autour de la cellule, présentent un seau plus ou moins compliqué. Ces filets (i) ressemc>Dt beaucoup à ceux qui forment les trachées v ils paissent cylindriques et pleins à rintéricur.M. Lindicy rouvé à la surface de la graine du collomia linearis' s filets semblaUes , qui se déroulent en tire-bouchon nime des trachées et qui sont plongés dans un liquide queux, dépourvu de cellules. Il les fivaît pri» d'abord ur des trachées^ 4ant la ressemblance est grande ^ a\s i\ \es regarde maiptenant comme le mémo organe il enveloppe les cellnles rétîculaires.

§ 5, -^ Considérations générales sur ces formes

intermédiaires ,

On voit d'après co qui précède combien Tanatomie (pétale est encore peu avancée , malgré les eCTorts des tantstes et les pcrfectionnemens graduels du microspc. A ne considérer que les organes élémentaires en x-mémes et non leur système d'agrégation dans les rerses parlTes du Végétal, il règne encore beaucoup ncertitude sur la nature et les rapports de ces divers

1 ) M. Lindlej les appelle des fibres , mais je préfère an nom qui ique on organe plus petit et qoi n^entraîne pas une confusion avec fibm du Kofs'dont nous parlerons plus tard.

f^ ORGArrhCRAPlIK.

organes. D'un edtë les cellules, de lautre les traçh)^, dont on connaît assez bien Torgatiisation (et qui sont dés organes très-différens, puis un grand nombre de formes intermédiaires peu connues. Doit-Oii les cotisidët*er toutes comme des déviations oU des t:elluleà , 6tl d^ trachées , ou de chacun de ces deux organes? Y a-t-il dans le* nombre des états réellement Intermédiaires, c'est-àdire qui participent de la nature, de la formation et du râle physiologiqXie, à la fois des tlradlëes et des cellules? Lés mêmes organes changent-ils d^ ferme pendant la TÎe du végétal? Passent- Ils de l'étal de cellule à celui de cellule réticulaire, de là à celui de vaisseau pdncliié, annulaire, ett^nfin à Tétat de trachée? Ces changemens, s'ils orit lieu , 'se font-ik dans tet ordre, ou dans un cr^ dre h peu près inverse? Voilà dé graves questions sur lesquelles les chservatetirs les plus prudens n'ont rien voulu décider , et que d'autt*es ont résoltt dans des sens bien opposés.

On ne peut s'empêcher dé riemarquer à ce sujet que les naturalistes se débattent sur des points bien obscurs, tandis que des perfection nemens un peu notables dans les moyens d'observation microscopique lèveraient tous les doutes que Ton a maintenant, et en feraient naître d'autres plus graves peut-être.

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