‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 5 sur 104 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

BE LA POSITION RELATIVE DBS OEGANES XLÉttENTAIRES (l).

Les organes élémentaires sont situés ou dans l'intë-

riear des végiUailx ou à leur surface. Suivant ces deux

(i) y<>X, planch. I et a.

OBCAHES SUÉUBIITAIBES. f|

citions , ils se groupent et se lient etilre cttx de ifaaère à fbniieriks brgàilèi diffëreiis qull importé de ^tinguer.

AKTICLE I".

AdUU««SXSST SES OmcA^IBS KLÉMBHTAîHES

k l'ii«térieur.

s 1- — Désjibres,

Lorsqu'on eovp^ une tige ou tin nmrceau de bois , I les Toit se dÎTÎser phis ou itimtisiaciiement en fibres onge>s qtii sont plus fertiles î|ute le reste du tissu et li se rdtnpettt aTçè plus de peine qu'il n'tn fadt pohr . ; séparer les unes des autres. Cestun Tait si clair, que »n distingue vulgairement dans le hois nne certaine reclîon que l'on nomme le fil du bois , dk-ection qui l celle >àtè fibr^. Dliië \^ tiges de lin et de chanvre , \ d'élache les fibres pour eh faire des cordes et des ssns qui out une grande solidïli^. Les nervures deS iiiJIes sont aussi des espèces de fibres* Lestfibres , vues soUs le microscope , sont composées î vaisseaux entremêlés et èntoiirés de celluTe!AlIongées ms le sens des fibres. Quelquefois , Il y a parmi les jsseaux des trachées-, le plus souvent, surtout dans le )is , ce sont des vaisseaux ponctues et de ces cellules ès-allongéles , en fuseau , que M. Dutrochet nomme 'S clostres.

On conçoit d'après cet arrangement pourquoi îl est us difficile de rompre les fibres en travers que de les parer les unes des autres ou de les subdiviser elles- (•mcs dans le sens de leur longueur : dans le premier is. il faut rompre un nombre de cloisons, de cellules et e vabseaAx, beaucoup plus grand que dans le second .

24 OAGAi>OGUAl'illL.

Les fibres sont entourées de tissu ^cellulaire qui est d auianl plus lâcher, qu'il est plus éloigné du centre de chaque fibre. En laissant les plantes ti^mper dans l'eau, comme on le fait pour rouir le chaai^re , on opère une décomposition de ce tissu cellulaire qui entoure les fibres, d'où résulte que ôelles-ci se séparent plus aisément.

La ténacité des fibres dépend : i* de la nature même des membranes qui forment les cellules et les vaisseaux; 2* du nombre et de la consistance des molécules qui y sont déposées ; 3» du nombre de vaisseaux et de cellules allongées qui forment chaque fibre; 4^ du degré d'allon* gênent des cellules , qui fait que dans un ménie diamètre il en entre un nombre plus ou moins grand ; 5* du degré d'adhésion des cellules et des vaisseaux; & de la ni,anière dont ces organes sont enchâssés on juxta-posés pour former un tout plus ou moins lié. Lorsqu'ils sont placés bout à bout, la fibre peut se diviser facilement , tandis que lorsqu'ils forment un véritable faisceau , où les pointes rentrent dans les intervalles des cellules voisines, l'ensemble ne peut plus se diviser .«ftis rompre beaucojup de membranes.

Les fibres les plus solides que l'on connaisse sopt celles Jiixphomuum tenax , plante fort différente du lin, quoique par suite de IHisage qu'on en fait elle s'appelle lin delà Nouvelle-Zélande, M. Labillardière a trouvé en suspendant <les poids égaux à des fils de même diamètre , que tandis (|u'un fil de soie porte un poids

comme * 34

Celui du phonnium porte / a3 4/^

— chanvre i6 i/3

— lin <^ 3/4

T- aloès pitle {agave americana). , ^

nsi les fibres du phormium sont les plus tenaces lî les substances TëgëCales.

i manière dont les cellules et vaisseaux qui coinpo<« it s Gbressout marqués et ponctués varie d'une classe itre et devient chaque jour , aux yeux des natura-*

i, un point de recherche plus important.

^ a. ^- Des couches,

l'dns les tî|^6s de dicotylédones , les fibres et le tissu ilaire sont groupés en lames, lesquelles sont su pères du centre à la circonférence , comme des cylindres L s cônes emboîtés les uns dans les autres. On se sert désigner chaque lame du mot couche (siraiunt)^ l'a pas besoin d autre explication.

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