CHAPITRE V
DM l'action DB L^ATMOSPHÈEB SUE LA NUTEITIOIf .
La respiration est un phénomè^ie commun aux deux règnes orgauiiies^ dans lequel T^îr et les fluides contenus dans les orpoes se modifient mutuellement.
Pour que cette action cbimique |)uisse avoir lieu , il suffit que lair et les sucs végétaux ou animaux soient rapprochés, même avec Tîntcrmédiaire d'une membrane. Il est en effet bien dé/nonlré que les obslacles de ce genre n'empêchent ni Tévaporation , ni les échanges de matières fluides ou gazeuses , ni par conséquent les effeis qui résultent de ces échanges. Le système d'après lequel s'opère le rapprochement de Tair et des fluides varie dans le règne animal et aussi dans le règûe végétal^ 1^ résuUat chimique diflere d'un règne à l'autre, mais il est uniforme dans chacun d'eux en particulier.
Vojons ce qui concerne les végétaux.
AKTICLE PREMICa:
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Le gaz acide carbonique , contenu en Faible quantité dans l'air, est décomposé par les parties vertes des végétaux; le carbone se fixe diins la plante et L'oxigène reste dans l'air. De plus, le liquide absorbé par les la* eines contient du gàz acide carbonique , qui est aussi
décomposé dans les parties vertes, et dont Toxîgéne se dégage dans Tair, tandis qu^ le carbone augmente le volume de la plante. Ces deux effets ont lieu quand la • lumière frappe les végétaux. Voici comment on est arrivé à reconnaître une action aussi importante.
Dans le siècle dernier, Charles Bonnet, occupé de recherches- sur Tusage des feuilles , mit des feuilles vertes dans de l'eau- de source, au soleil. Il vit des bulles d'air s'en élever. Ne sachant si elles venaient de Teau ou des feuilles , il refit la même expérience avec de Teau qui avait bouilli , et qui , par conséquent , ne contenait plus d'air. Lès bulles ne se formèrent plus, et l'ingénieux observateur en conclut que le phénomène tenait à l'eau, non aux feuilles. On peut dire que dès lors le fait de la respiration végétale avait été observé; mais un raisonnement en apparence très-logique en faisait méconnaître la nature.
Priestley revit les mêmes bulles d'air, et, en pbysicien tout occupé de recherches ^r les ga/ , il les recueillit, les analysa, et reconnut que c'était du gazoïigène presque pur. Un grand nombre de physiologistes s'occupèrent aussitôt d'un phénomène aussi remarquable , et grâce aux* travaux d'Ingenhousz , de Spal-^ lanzani , surtout de Senebier et de M. Théodore de Saussure, les circonstances et les conséquences de la respiration végétale sont aujourd'hui très-bien connues.
tes seuls organes qui présentent ce phénomène sont les parties de couleur verte , principalement les feuilles, les pétioles foRacés, et les Jeunes tiges. Les racines, les troncs âgés couverts d'une écorce brune, les organes floraux -et les fruits qui ne sont pas verts , les cryptogames qui sont autrement colorées , les plantes blanchies {énolées) par Tobscurité, ne dégagent pas d'oxi-