CHAPITRE IX
nSS KATÙBES GAZEUSES GONTEHUÈS DANS LES
VÉGiTAinL.
Quoique le tissu végétal se compose en apparence de solides et de liquides ^il contient aussi des gaz , qui sortent en abondance sous la pompe pneumatique. L'air pénètre le^ bois- les plus dtirs, traverse les membranes et les liquides let remplit une foule de cavités. Celles* ci sont de deux sortes : les vaisseaux et les cavités aériennes«
On a été long-temps dans le dtfute sur le véritable contenu des vaisseaux, maiè M. Bischoff a singulièrement éçlairci ce point dans sa dissertation : De verd vor sorumspiraliumplantarum sirueturd et indole (in-8*, BonniB, 18^9) .11 comprend dans les vaisseaux spirauxi les trachée», les vaisseaux rayés, ponctués et réticulaires, et il donne de bonnes raisons pour croire qu'ils contiennent habituellement de l'air ou un mélange de gaz qui s'en éloignepeu. En serrant dans les doigts, sous l'eau , un faisceau de ces organes , on en voit sortir des bulles \ mai* si l'on fait cette opération à l'air, il ne sort pas de liquide. Les bulles produites dans du sul-
S3S FBYSIOLOGIE.
fate de potasse contenaient . dans le malça arborea , 27,9d'oxigène, dans le cucurbita pepo ^ a9,8- D'après une série d'expériences, M. Bischoff conclut que cet air des vaisseaux contient en moyenne 8 t/2 centièmes d'oxigènc de plus que Tair atmosphérique. Il ne parait pas contenir de gaz acide carbonique.
D'où vient cet air captif dans les vaisseaux et quel rôle joue-t-ili|M. Bischoff croit qu'il est sécrété par les racines et non absorbé par elles en nature , et qu'il sert â modifier 1^ sève autour de lui* Ainsi les trachées ressembleraient, de- rôle comme de formera celles des insectes. M. de OandoUç, ne voyant pas de preuve que cet air soit sécrété ,' pense qu'il 'entre par les racines et que Taddition d'oxigène,\}ent d'une légère décomposition du gaz acide carbonique de la sève (i). Les cavités aériennes produites par l'extension d^ méats intercellulaires , par le dédoublement ou l'accroissement des membranes , contiennent ordinairement de )'air atmosphérique. Cependant «il y a des observations contradictoires surce sujet, d'après lesquelles desgousses ae ba^ guenaudier, par exemple , contiendraient un air, tantôt plus oxigéné , tantô&moins oxigéné que l'âir atmosphérique. Sans doute une partie de l'action de l'air se passe dans ces cavités internes y principalement dans les plantes aquatiques et de marais où elles sont très-vastes , mais les. détails de cette respiration intérieure sont bien peu connus.
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