‹ Introduction à l'étude de la botanique, ou, traité élémentaire de cette scienceChapitre 98 sur 104 · CHAPITRE Mil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Mil

DES DEGEÛ DK KRSSKaBU.ICK ET O'AMOCUTIOM EXTBK LKS VÉGÉTAUX.

ARTICLE PREHIEIl.

DEGBÉS DE XESSEMBLiSCE.

Les degrés de ressemblance dépendent :

I* Du nombre des caraclèrescominMiis an» in^^^^ que l'on compare relalivement au nombre des c^^^ ^^V difTérens ;

a" De l'inapcii ■ ■ ■■ irl.ahr Jf cw cai muns ou difiereii^

Quant au Dom)<r<'. c'est uue qi d'obsienratioD. Il Miiiii de voir les cii énumérer.

Quaut à leur Ta!, ur, nousa%-DDS t« <L ^ ' ,

précédent qu'il u ir.[ [i.is posMbl« «le ^'^'^^/^^^ i j.'/9^ sèment et de la upi i senler, dans ' ^ . -

chiffres ; qu'il faut ^e content'* qucs distinctions thiHjriqolaiue appréciation . fui portante aes caracf '

Si l'on réflé' ' et à celui i*.

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Ire les vv"a[ . ^' ^~"

ABTiaE n.

ttatti p'issociiTio;^.

L'assocùtioD doit élre plus ou moÎDs mt^m' irl>a!i! degré de ressembiancc; c'csl b ha?e de tt-^? 'jU^fifiutioo nalDRlle. De U, des lenneï ponr lir;. ir t i-^ groupes sa (oUnrlioa< d'individus, suliordoni - W UDï nu ntn:*. 'd pr^-Tlioa des resst'mlilance;.

Chaque bdnidi i--:-t£l «l r:;;p[i!irl^ jiurlej Lnuitiistniuccaex.ia^.TiLtv.iiiieidmille el anf cia.'M . On a ncBC tvmuM ii vrr^it*- dt-di<tiri^er nueiautua. du< (àHmiF n.' =s tsi-'^Tr'n-"? d é-^ucialrcras . df* ■^gm ■■! rviniuj' iu rw i :* bj»*' m n ddinei pa:.

ISn MLTHDtMLOGtE.

Les classes comprennent les sous-classes, familles, etc.; les familles, des tribus, genres, etc. \ ou, si Ton veut \ les individus so groupent en yariëtés, races , espèces, etc., les espèces en sections, genres, etc., les genres en b^ milles, etc.

Le degré le plus intime de ressemblance se troiiTe entre les individus de la même variété. Cette ressemblance est poussée si loin , qu^elle s'étend à de très4égcrs caractères que la reproduction par graines ne trans* met pas ordinairement d^une génération à rautrè ; et les différences sont presque nulles. Entre les individus d'une même race , k ressemblance ne porte que sur des carac* tères qui se transmettent par graines. Les différences peuvent donc être un peu moins insignifiantes que pairmî les individus d'une même variété.

Les individus d'une même espèce, ou, s\ Von veul , les variétés et les races qui la composent, se ressemblent encore asses pour que Ton puisse croire qu ils sont sortis d'une souche primitive commune, c'est-à-dire d'un seul individu hermaphrodite ou d'un seul couple d'individus diolques. On n'affirme rien sur cette origine commune , mais quand on la juge possible , d^'après les modifications qui se présentent quelquefois d'une génération à l'autre, on rapporte les individus ou les races à une seule et même espèce. Il résulte de cette définition, que chaque jour il peut se former de nouvelles races ou variétés et non de nouvelles espèces. Si l'on peut prouver par observation directe ou par analogie , qu*une certaine forme commune à plusieurs végétaux n'existait pas, ou pouvait ne pas exbter a une époque antérieure , à laquelle existaient déjà les espèces actuelles, cette forme ne peut plus constituer une espèce. Elle n'est qu'une race oii une variété , selon qu elle se

TAXO!rOMl£ VÉGÉTALE. S^S

transmet ou ne se transmet pas par graines. Les individus d'une même espèce peuvent différer autant qute les races diffèrent entre elles. Néanmoins, la greffé et la fëcondation s'opèrent encore facilement entre eux.

Les individus ou plutôt les espèces qui composent un genre se ressemblent assez pour que le vulgaire trouve commode de leur donner un nom collectif. Toutes les langues ont des termes comme chêne , rose , blé , peuplier, etc. , qui sont des noms de genres. Il semble même que ce degré d'association soit le premier qui s'offre à notre esprit, car les noms de genres précèdent ceux d'espèces, dans ïa formation des langues. Entre les ëlémens d'un même genre, Tanalogie est encore assea: fotte pour tjiie la greffe soit facile et la fécondation possible.

Les faiùîUcs sont des groupes où la ressemblance est rarement assez forte pour qu'on leur ait donné des noms vulgaires. Il faut de l'observation et une étude spéciale pour les distinguer correctement. La ressemblance entre les genres d'une même famille est cependant assez grande pour que la greffe et la fécondation soient encore possibles. Elles ne peuvent plus avoir lieu entre individus de familles différentes. Les classes sont des groupes encore plus généraux qui comprennent plusieurs familles.

On voit que dans tous ces groupes , compris les uns dans les autres, la masse des ressemblances, relativement aux différences, diminue à mesure que l'on s'élève des individus aux grandes classes. Il y a presque identité entre deux individus de même espèce, et une disparité immense entre ceux de différentes classes.

Comme les caractères les plus importans sont ceux qui varient le moins , les différences sp(*cifiques reposent

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sur des caractères de peu de valeur, les différences de {^enres sur des caractères plus importans , celles de familles sur des caractères plus grives encore, et ainsi de suite.

Si la valeur des caractères pouvait être représentée exactement par des chiffires, les divei^ degrés d^association seraient bien plus faciles à établir. Prenons pour exemple les grandes classes, puisque leurs caractères sont plus faciles à apprécier numériquement ; comparons, par exemple, les phanérogames et les cryptogames, qui sont les deux grandes subdivisions du règne végétal , et les monocotylédones et dicotylédones , qui composent la division des phanérogames.

Les cryptogames ont pour caractère compiun avec les phanérogames, seulement :

D'avoir du tissu cellulaire , caractère le plus important de tous»et que je représente arbitrairement par le chiffre 2ou ;

Et pour caractères différentiels :

1. L^exislencc ou absence de radicule distincte, caractère da second

ordre, Talant dem[« soit, loo 1. — — plumule , — ^- loo

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