PN
PD Bleu de Prusse cyanure ferroso- potassique.
PL Cyanure mercuricjue cyanide hydrique cyanogène j ckloride cyanique 3 acide cyanique .
Le cyanogène s’obtient en introduisant dans une petite cornue de verre, munie d’un tube propre à recueillir les gaz, du cyanure mercurique bien desséché. En chauffant ce petit appareil avec la lampe à esprit de vin, le cyanure mercurique se décompose en mercure et cyanogène, corps gazeux que l’on recueille dans
des éprouvettes ou dans des flacons remplis de mercure, parce que, soluble dans l’eau, le cyanogène ne peut être obtenu en présence de ce liquide.
Phosphore .
330. PN Phosphate calcique , provenant de l’incinération des os. G Tous les terrains.
PD Bi- phosphate calcique, provenant du traitement des os, par l’acide sulfurique ou par le chloride hydrique, pour obtenir la gélatine. Phosphore , phosphate sodique.
PL Acide phosphorique , phosphates ammonique , ba ry tique et plombique ; phosphure hydrique .
Le bi-phospliale calcique , étant la matière première de tous les composés du phosphore, nous allons dire un mot de sa préparation. On brûle des os dans un fourneau, jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs, ou bien encore on les prend exempts de matières animales, dans le résidu de la fabrication de la gélatine au moyen de l’eau. La partie terreuse de la charpente osseuse des animaux étant formée de carbonate et de phosphate calcique, on réduit ces os en poudre, et sur douze parties préalablement délayées avec une quantité d’eau suffisante pour en faire une bouillie claire, on verse dix parties d’acide sulfurique du commerce; il se dégage de l’acide carbonique, en même temps qu’il se forme du sulfate calcique peu soluble, et du bi-phosphate calcique très-soluble. En traitant par l’eau et en évaporant la liqueur filtrée, il se produit un dépôt abondant de sulfate calcique, que l’on sépare par décantation. Enfin, après avoir poussé assez loin l’évaporation, il reste une liqueur syrupeuse, que l’on mélange intimement avec le quart de son poids de charbon en poudre ; ce mélange introduit dans une bassine de fonte, est calciné jusqu’au
KÈGLES A SUIVRE DANS LES PREPARATIONS CHIMIQUES. 697
rouge, pour lui enlever toute humidité; le produit de cette calcination est introduit dans une cornue de grès lutée, à laquelle se trouve adapté un récipient approprié (p. 642) cette cornue, placée dans un fourneau à réverbère, est chauffée jusqu’au rouge intense (Th, p. 422). Quand les opérations se font en grand, l’appareil n’est point le même, car alors on fait ordinairement usage d’un fourneau ( galère) , dans lequel on chauffe un grand nombre de vases distillatoires renfermant le mélange de phosphate calcique et de charbon. La disposition de cet appareil est telle, que dans la fabrique de produits chimiques de Bouxwilier (Bas-Rhin) , on fabrique journellement de huit à douze kilog. de phosphore. Ce corps obtenu de la distillation du biphosphate n’est point pur. Dans les laboratoires on le purifie, en le faisant fondre dans l’eau et passer à travers une peau de chamois. Dans les arts on suit un autre procédé, mais qui jusqu’à présent a été conservé secret. On peut obtenir du phosphore parfaitement transparent, en le laissant pendant quelque temps en fusion sous du chloride phosphoreux.
Arsenic.