‹ Introduction à l'étude de la chimie par la théorie atomiqueChapitre 10 sur 46 · II- 11 . , . • organiques · texte numérisé non relu

II- 11 . , . • organiques

cristalline : cependant les proportions déhnies des

I • . . 1 • produits

ne doivent pas être négligées et elles ont même "loigau'qw"? une pareille valeur; car de ce que dans certaines circonstances on n'a pu faire cristalliser un coi'ps, cela ne veut pas dire que dans d'autres on ne réussirait pas mieux, et le phosphate de chaux des os qu'on n'a jamais obtenu à l'état cristallin, est un véritable principe immédiat, parce qu'il a une composition bien déterminée, et qu'il est un produit de l'organisation des animaux.

G. i" La seule différence que l'on puisse établir ,^'°V.=*.

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entre la chimie inorganique et la chimie organique, n'est relative qu'a l'origine des corps que ces sciences considèrent. 2° Les corps cristallisés, d'origine organique, peuvent sous tous les

rapports être comparés à ceux d'origine inorganique ; iis sont formés d'atomes réunis entre eux pour former des corps réguliers ou en proportions définies, et souvent même ces atomes sont de natures semblables : ainsi la chimie inorganique serait incomplète, si elle ne décrivait point le phosphate de chaux des os, à côté des autres pjiosphates calcaires ; aussi ne les a- t- on jamais présentés séparément, et il n'était pas même venu à l'idée des chimistes, que la matière formant les os fût un principe immédiat. 5^ On ne peut pas dire que les produits d'origine organique sont décomposables par le feu , et que les autres ne le sont pas, puisque parmi ces derniers il en est un grand nombre de décomposables, et que le phosphate de chaux des os ne l'est pas. On ne peut pas dire non plus qu'ils sont plus fixes les uns que les autres, puisqu'on en trouve d'entièrement volatils et décomposables dans les deux ordres. 4° Il en est beaucoup au contraire qui sont communs aux êtres bruts et aux êtres vivans : l'oxigène, l'azote, l'eau, l'acide carbonique, le nitrate d'ammoniaque, etc., etc., etc. 5° Nous avons cherché à démontrer que les combinaisons renfermant trois élémens et plus, n'étaient point formées d'élémens binaires réunis entre eux, § XII, F; ainsi de ce

que quelques combinaisons ternaires ou quaternaires, ne peuvent être transformées en équations dont les différens membres soient des /7/'oduits connus et binaires (i) , on ne peut en conclure qu'il existe une différence entre la chimie organique et la chimie inorganique (2).

On peut cependant dire , en parlant d'une manière générale, que les produits d'origine organique sont décomposables par le feu ;

(i) C'est abuser des équations et de la patience des lecteurs , que d'en faire dont les membres expriment des substances inconnues. Celles de ce genre ne seraient supportables qu'autant qu'elles auraient pu conduire à une découverte.

(2) Lorsque M.' Bcrzélius écrivait son ouvrage sur la théorie des proportions chimiques, on connaissait peu de produits d'origine organique ne renfermant que deux élémens : aussi avait-il pu dire « que les atomes compo- « SCS, du premier ordre , contiennent au moins trois « élémens, l'oxigcne , Vhjdrogène et le carbone, et « que leurs atomes peuvent se combiner dans toutes les « proportions, sans que l'un d'eux j^ joue nécessaire- <« ment le rôle de l'unité ; circonstance qui caractérise le « plus grand nombre de substances organiques». On connaissait cependant , et l'on connaît aussi depuis , plusieurs combinaisons d'iiydrogène et de carbone , d'oxigène et de carbone , d'origine organique , qui offrent des rapports aussi simples^,

cela tient évidemment à ce que les élémens qui entrent dans leur composition, sont presque tous gazeux lorsqu'ils sont libres, et à ce que l'action de la chaleur venant a écarter les atomes formant les molécules des principes immédiats, ils sont quelquefois déplacés, d'où il résulte de nouvelles combinaisons. La nature gazeuse de ces élémens vient en grande partie de ce que les végétaux ne s'accroissent guère qu'aux dépens des gaz et vapeurs composant l'atmosphère, et de ce que les aiiimaux s'assimilent des matières végétales et les élémens de l'atmosphère, avec des matières animales formées par le concours des uns des antres.

Combinaison g XIV. A. 1° Lorsquc des corps à l'état de eorps gazeui. gaz sc Combinent entre eux, // existe toujours un rapport simple entre les iwlumes de ces gaz : ainsi, deux volumes d'hydrogène et un volume d'oxigène forment de l'eau, trois volumes d'hydro. gèneetunvolumed'azotedonnentl'ammoniaque, deux volumes d'azote et un volume d'oxigène produisent le protoxide d'azote. 2° Lorsqu'après la combinaison des gaz ou des vapeurs le volume n'est plus le même, il existe encore un rapport simple entre le volume du gaz condensé et la somme des volumes des gaz qui se sont combinés^ ou entre le volume condensé et l'un des deux gaz qui ont concouru à le former : ainsi deux volumes

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d'hydrogène et un volume d'oxigéne donnent deux volumes de vapeur d'eau, trois volumes d'hydrogène et un volume d'azole forment deux volumes de gaz ammoniac; dans le premier cas il existé un rapport fort simple entre le volume de la vapeur d'eau et celui de l'hydrogène qui l'a produite, puisqu'il est le même; dans le second cas, il existe un rapport simple entre le volume de gaz ammoniac et la somme des volumes de gaz qui l'ont produit, puisqu'ils en sont le double. Ces deux lois remarquables ont été découvertes par M. Gay-Lussac.

B. i" Dans la plupart des cas, voici ce qu'on, observe : la combinaison des volumes égaux s'effectue sans condensation : ainsi, un volume d'azote et un volume d'oxigéne forment deux volumes de binoxide d'azote. Les acides hydrochlorique, hydriodique et hydrobrômique sont dans le même cas. 2° Si deux volumes d'un gaz se combinent avec un seul volume d'un autre gaz, il y a condensation en deux volumes seulement: l'eau et le protoxide d'azote en offrent des exemples.

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