C. La compressibilité delà. maùére consisté en comnressibi
litc.
(i) Le mot molécule est quelquefois employé pour exprimer une masse d'atomes: une molécule, constituante est simple , et une molécule intégrante est composée.
(2) Ce mot vient de l'a privatif des Grecs, joint au verbe Tgp.vw , couper. Atome veut dire qui ne peut être partagé.
6 liSTRODUCTION
ce que , par la pression, elle peut être réduite à un moindre volume. La copripressibilité doit avoir un terme qui est déterminé par le contact des molécules qui sont tout-à-fait inaltérables. Dilatabilité. D. La dilatabilité ou expansihilité est une propriété tout-à-fait opposée à la compressibilité ; elle est produite par l'écartement des atomes.
Élasticité. E. U élasticité réside dans la propriété que possède la matière de revenir sur elle-même lorsqu'elle a été déformée, comme un ressort que l'on plie, ou une bille d'ivoire qu'on lance contre un plan résistant : cela tient à ce que les molécules que l'on a déplacées reprennent rapidement leur équilibre.
Propriétés g IIL — La matière est pesante, et j'admets
de rapports. , i -r i ' ^
quelle est également calorifique , pkotogene et électrique ; mais je ne parlerai que de la première de ces propriétés , les autres s'éloignant du but que je me propose.
Pesanteur. C'cst par l'obscrvat iou que l'on a appris que la matière éiait pesante; cette propriété fait qu'un corps abandonné à une certaine distance de la surface de la terre, s'y précipite en se dirigeant vers son centre de gravité. Le poids d'un corps est égal à l'effort nécessaire pour faire équilibre à sa force de gravitation. 11 n'y a point de moyen absolu pour
A I. ETUDE DE LA. ClilMlE. -7
exprimer le poids d'un coi ps; on ne peut le faire que par comparaison. L'unité que l'on a choisie est un centimètre cube d'eau distillée, à -4- 4° cent., et auquel on a donné le nom de .^rramnie.
§ IV. — A. On peut distinguer les propriétés classification de la matière : i° en propriétés essentielles ; ce'"^™!!'^^ sont celles qui seraient inhérentes à une seule particule isolée dans l'espace; ces propriétés sont :.X étendue , X impénétrahilité et V indestructibilité ; elles sont comprises dans le §, I ; 2° en propriétés des masses , comme la divisibilité j la porosité, etc.; elles sont comprises dans le § H ; 3° en propriétés de rapports, telles que \di pesanteur, la caloricité, etc., renfermées dans le § III.
B. 11 résulte de ce qui précède : 1° que le volume appaient d'une masse d'atomes est plus grand que le volume absolu de ces atomes , puisqu'ils ne se touchent pas; 2° que l'on ne peut se faire une juste idée de \ impénétrahilité de la matière, qu'en considérant cette propriété dans les atomes qui la possèdent d'une manière absolue; tandis que les masses sont réellement susceptibles de pénétration jusqu'à ce qu'on ait opéré le contact des atomes; 3° que Vindestructiln'lité est une conséquence rigoureuse de l'irapénélrabilité ; 4" que la ^/i7V//'///te' n'est qu'une propriété relative aux masses et non point aux
atomes ; 5" que la pesanteur, quoique inhérente aux atomes, serait sans effet s'il n'en existait qu'un seul dans l'univers.
Éiémens. § V. — A. Par une multitude d'expériences et d'observations , on s'est aperçu qu'il y avait plusieurs espèces de matières que l'on n'a pu transformer les unes dans les autres , et qu'une de ces matières, quel que soit le traitement qu'on lui fasse subir, donne toujours la même substance jouissant des mêmes propriétés. Une matière qui se comporte ainsi , est considérée comme un élément et porte le nom de corps simple. On est ainsi conduit à admettre des atomes de natures différentes : l'or, le plomb , le soufre, étant considérés comme simples ou indécomposés , il y a des atomes d'or , de plomb et de soufre, dont on n'a pu altérer la nature. Toutes les investigations des chimistes n'ont encore fait connaître qu'un très -petit nombre d'élémens; c'est par leur réunion en différentes proportions, que tous les corps connus se trouvent formés.
États , B. Tous les corps connus, simples ou composés, existent sous trois états différens : i" solides, comme le fer parmi les corps simples, et le marbre parmi les corps composés; 2° liquides, comme le n^ercure parmi les premiers, et l'eau parmi les seconds; 5" gazeux, comme
des corps
A l'Étude de la. chimie. g
l'air qui est composé, et comme ses élémens qui sont simples.
C. La réunion des corps simples pour for- Combinaison. mer des corps composés , peut avoir lieu par
le rapprochement des atomes de ces corps de natures différentes. Si cet arrangement moléculaire se fait dans un rapport simple, relatif au nombre des atomes, et surtout si le corps composé qui en résulte est' susceptible de prendre une forme régulière, on donne à cette espèce de corps composé le nom àç. combinaison. Il faut remarquer qu'un corps peut être composé sans être combiné.
D. Une combinaison ayant lieu par le rapprochement des atomes des corps, pour qu'elle puisse s'effectuer, il faut nécessairement permettre à ces atomes de se mouvoir; on parvient à les rendre mobiles en les écartant, soit par la fusion au moyen de la chaleur, soit par la dissolution dans un véhicule quelconque (i). L'action qui préside à l'union des corps, se nomme combinaison j aussi bien que le corps composé qui résulte de cette union.
(i) Cette réaction paraît quelquefois avoir lieu entre des corps solides, comme entre la cliaux et la glace ; mais il est bien évident qu'ils ne peuvent s'unir sans que leurs molécules deviennent mobiles.
Deiisiti;.
Poids des corps.
lO INTRODUCTION
§ VI A. On s'esl aperçu par expérience
que, sous des volumes égaux , les corps avaient des poids différens, et l'on a donné le nom de densité a.u rapport qui exprime la relation qui existe entre le poids et le volume. Les densités ne peuvent être exprimées d'une manière absolue ; on ne peut le faire que d'une manière relatLve. L'eau à la température de i5° est ordinairement prise pour terme de comparaison des corps solides ou liquides, et l'air à la température de la glace fondante , et sous une pression atmosphérique égale à o met. 76 de mercure, est pris pour unité comparative des corps gazeux. Ainsi, dire que l'argent a une densité de 10,4745, c'est exprimer qu'à volume égal, il pèse 10 fois et 4745 dix millièmes de fois plus que l'eau ; c'est la même chose pour les corps gazeux , si ce n'est qu'on les compare à l'air, comme il vient d'être dit. Il faut remarquer que , dans ce dernier cas, on peut faire varier la pression et la température de deux gaz ou vapeurs que l'on compare, sans que le rapport de leurs densités change , pourvu que les variations soient égales chez chacune d'elles (i).
B. Les atomes étant indestructibles (§ I, C),
(i) Pourvu toutefois que l'espace ne soit point saturé de vapeurs pour la température à laquelle on opère.
et la pesanteur leur étant inhérente (§ III), il en résulte que le poids d'un corps ne peut être anéanti. On a beau le combiner avec d'autres corps, l'extraire, ou le faire changer d'état, on le retrouve toujours avec le môme poids, sauf ce qui a pu être perdu dans ces diverses opérations: ainsi, un kilogramme de glace pèse toujours autan tende venant liquide, ou en se réduisant en vapeur, mais son volume varie considérablement.
En général, le poids d'un corps est inaltérable, tandis que son volume est variable : cela tient à ce que ce poids n'est relatif qu'à celui des atomes , tandis que le volume apparent d'une masse est relatif à celui des atomes qui est invariable , et à l'espace qui les sépare ; espace qui peut varier suivant certaines circonstances.