‹ Introduction à l'étude de la chimie par le système unitaireChapitre 11 sur 69 · OXYGÈNE · texte numérisé non relu

OXYGÈNE

600,00 Tungstène.

Tungstène. \ m

618,75 Platine.

Pt

Platine. 1 'Ji

625,00 Mercure.

Hg

Mercure. j *

| 650,00 Plomb.

Pb

Plomb. j |

) 675,00 Argent.

Ag

Argent. \ j=‘

\ 750,00 Urane.

Urane. / g

| 787,50 Iode.

Iode. 1 2

800,00 Tellure..

Te

Tellure. 1 \

1225,00 Or.

Au

Or. ; !

\ 1312,50 Bismuth.

Bi

Bismuth. /

Plusieurs de ces nombres ne sont pas les mêmes que ceux adoptés par la plupart des chimistes ; ceux , notamment , des métaux n’en sont que la moitié. Ainsi, par exemple, pour moi, 2 K ne valent que K dans les formules de M. Berzélius , et ainsi de la plupart des métaux. L’oxygène, le soufre, l’azote, le carbone, le phosphore, le chlore et les autres corps halogènes ont la même valeur dans notre table que dans ces dernières.

16. Au lieu d écrire eu toutes lettres les noms les corps simples, et d’exprimer chaque fois la valeur numérique de leur nombre proportionnel, les chimistes sont convenus de désigner ce nombre par un symbole particulier. Ils ont choisi , à cet effet), l’initiale du nom latin, et, dans le cas où le nom de plusieurs éléments commence par la même lettre, cette initiale, écrite en majuscule, est suivie d’une autre petite lettre, servant de distinction.

Ainsi, par exemple, O veut dire un poids de 16

oxygène (ou de 1 00 si l’on prend l’autre table) , mais ne signifie pas oxygène tout court. De même, S indique un poids de 32 soufre, $r un poids de 44 strontium, Sb un poids de 64,5 antimoine (stibium), etc.

Les combinaisons s’écrivent en plaçant les initiales les unes à la suite des autres : ainsi CO veut dire une combinaison de 12 carbone avec 16 oxygène ; C1H exprime une combinaison de 36 chlore et 1 hydrogène.

Lorsqu’un élément se combine avec un autre en plusieurs proportions , on écrit le coefficient qui multiplie le nombre proportionnel adopté, à la gauche du symbole, soit sous forme d’exposant , soit sous forme d’indice :

CO oxyde de carbone.

CO2 ou C02 gaz carbonique.

K2 S ou Ki S. )

K2 S2 OU KS , Combinaisons du soufre avec le potassium.

K2 S3, K| S ou KSf )

Fe2 O )

Fe4 O3 ou FeJ O. ) 0xydes du fer'

Il est souvent commode, pour faire ressortir des analogies , de décomposer le coefficient en deux facteurs ; alors le symbole porte à la fois un exposant et un indice. Au lieu d’exprimer, par exemple,

l’oxyde rouge de fer par Fe4 0J ouFef O, je l’écris aussi :

Fel O ,

pour indiquer que , dans ce corps , la quantité Fei (c’est-à-dire § du nombre proportionnel adopté dans la table) joue le même rôle que la quantité Fe dans l’autre oxyde de fer.

On peut écrire de même les deux oxydes de cuivre : Cu20, et Cu“;0 , au lieu de Cu40.

Au lieu de ce double coefficient, qui n’est pas commode pour la composition typographique , je me sers souvent des lettres grecques a , |3 , y , à , à la place de l’indice. (Voir plus bas 39.)

Les éléments de l’eau , dite de cristallisation, s’écrivent, par abréviation, aq.

Un coefficient placé sur la ligne devant un symbole multiplie , comme en algèbre , tous les coefficients qui suivent, placés en exposants, jusqu’au premier signe -f .

M désigne le nombre proportionnel d’un métal quelconque.

17. On donne aussi aux nombres proportionnels le nom à’ équivalents ; toutefois ce n’est plus alors

dans un sens purement mathématique. Cette dénomination est prise dans une acception plus spécialement chimique, et suppose aux quantités proportionnelles une certaine valeur en rapport avec le rôle des corps qu’elles représentent.

Supposons que l’on veuille transformer l’eau ou oxyde d’hydrogène en sulfure d’hydrogène, c’està-dire remplacer l’oxygène de l’eau par du soufre, la table des nombres proportionnels indique que, pour remplacer 16 parties d’oxygène par du soufre , il faut 32 parties de ce dernier; 32 soufre sont donc l’équivalent de 16 oxygène.

S’agirait-il , de même , de remplacer l’hydrogène de l’eau par du fer , la table dit encore que pour déplacer 1 partie d’hydrogène, il faut 28 parties de fer; 28 fer sont donc l’équivalent de 1 hydrogène.

D’après cela, les mots équivalent et nombre proportionnel sembleraient donc synonymes ; mais , comme nous venons de le dire, l’idée d’équivalent implique celle de fonction chimique , de sorte qu’il faut distinguer. Les équivalents sont , pour ainsi dire , une personnification des nombres proportionnels ; ils leur donnent un corps, et à ce corps des aptitudes, des propriétés spéciales. Nous revien-

cirons plus loin sur ce sujet. (37, 38 , 39 et 54.)

18. Les lois que nous venons de développer pour des combinaisons composées de deux éléments, s’appliquent aussi, bien entendu, aux combinaisons qui en renferment davantage.

Supposons un corps ternaire, le sucre, par exemple , renfermant du carbone , de l’hydrogène et de l’oxygène.

Nous savons, d’après ce qui précède , que, le carbone s’unit à l’hydrogène dans le rapport de 12 : n i , c’est-à-dire qu’il peut former les combinaisons :

ï 12 carbone et 1 hydrogène.

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