‹ Introduction à l'étude de la chimie par le système unitaireChapitre 43 sur 69 · SH · texte numérisé non relu

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SCI2, etc.

Mais il peut arriver, dans une série , que deux ou plusieurs éléments soient communs , comme dans les corps suivants :

C2ïPO alcool acétique ,

C2H40 aldéhyde acétique,

C2H402 acide acétique , etc.

Voilà trois corps composés des mêmes éléments, mais dans des proportions différentes. Faut-il les placer dans la série du carbone, ou dans celle de F hydrogène , ou dans celle de l'oxygène?

Pour répondre à cette question, il faut savoir apprécier la subordination des éléments dans les composés chimiques. Nous avons vu, au paragraphe des

substitutions (36), qu'il est des corps susceptibles de se remplacer , sans altérer la constitution moléculaire. Dans un sulfate, par exemple, on peut remplacer le métal par tout autre métal , sans que le système moléculaire cesse de présenter les caractères génériques des sulfates. De même, dans certains corps hydrogénés, où l'hydrogène ne remplit pas les fonctions d’un métal, cet hydrogène peut être remplacé par du chlore, du brome, de l’iode, etc. Dans plusieurs corps oxygénés, et particulièrement dans les anhydrides, l’oxygène peut être remplacé par du soufre , du chlore , du brôme, etc.

Il est clair que les éléments susceptibles de se remplacer ainsi , devront être subordonnés , dans la classification par séries , aux éléments dont l’expulsion partielle ou totale entraînerait la métamorphose complète de tout le système moléculaire. Dans l’exemple précédent, on placera donc l’alcool, l’aldéhyde et l’acide acétique dans la série du carbone , parce que l’hydrogène et l’oxygène de ces composés sont dans le cas d’éprouver des substitutions.

En adoptant le principe de la subordination des éléments , on simplifie beaucoup les séries chimi-

ques , et Y on en réduit considérablement le nombre ; il exclut, en effet, comme chefs de série , la plupart des métaux qui ne communiquent aux sels que des caractères d’espèce (44) et non de genre.

Une série chimique , telle que nous la concevons , se compose donc d’un nombre indéterminé de genres ou systèmes moléculaires, renfermant un élément commun , et pouvant se métamorphoser les uns dans les autres.

Les espèces d’un même genre se distinguent par les éléments susceptibles de substitution (37). Les espèces peuvent donc être métalliques , hydriques , potassiques, plombiques, ou chlorées, bromées , nitrées (41), ou oxygénées, sulfurées, séléniées , chlorées, bromées, etc., suivant les fonctions qu’elles remplissent.

Pour définir avec plus de précision les fonctions chimiques des genres, nous les rapporterons à une espèce normale , c’est-à-dire, à une espèce qui présente ces fonctions de la manière la plus tranchée. Dans les quatres groupes cités plus haut (40), les espèces normales seront : l’espèce hydrique pour le premier et le second groupe , l’espèce azotée pour le troisième , et l’espèce oxygénée pour le quatrième.

Voici les séries que nous avons adoptées dans cet ouvrage :

Série de l'oxygène , comprenant les oxydes , peroxydes et

sous-oxydes.

— du soufre, — les sulfures, sulfates, sulfi-

tes, hyposulfates , etc.

— de l’azote, — les azotures, nitrates, nitri-

tes, etc.

— du phosphore,

• — de l’arsenic,

— du chrome ,

- — du manganèse,

— * du fluor,

— du chlore ,

• — du brome ,

— de l’iode ,

— du carbone ,

— du bore ,

— du silicium,

— de l’étain ,

les phosphures , phosphites, phosphates , sulfopbosphates, etc.

les arséniures, arsénites, arséniat., sulfarséniat., etc.

les chromâtes , chlorochromates, etc.

les manganates et permanganates, les fluorures.

les chlorures, chîorites, chlorates , perchlorates , etc.

les bromures , bromat. , etc.

les iodures , iodates , periodates, etc.

les carbonates et toute la chimie organique, les borates, fluoborates, etc.

les silicates, fluosilicates, etc.

les stannates , etc.

Série de l’Oxygène.

102. Elle comprend trois genres binômes, dans lesquels le non-métal est représenté par de l’oxygène:

0(M2) oxydes Berz. [a) M0,M203,M20.

02(M2) peroxydes ou suroxydes . . MO2.

Oj(M2) sous-oxydes. M20.

L’inspection des formules précédentes fait comprendre le passage de ces genres fun dans l’autre: une espèce du genre oxyde pourra évidemment se transformer en une espèce du genre peroxyde par une fixation d’oxygène pure et simple , et réci-

ta) Formules de M. Berzélius , dans le système dualistique. — Au lieu d’écrire , par exemple , les deux oxydes de fer par deux formules différentes, nous les représentons par

0(Fe2) oxyde de ferrosum ,

0(Fe/32) oxyde de ferricum.

Il en est de même , de tous les autres oxydes salifiables.

La même uniformité de notation est adoptée pour les chlorures, sulfures, etc., correspondant à ces oxydes. (Voyez plus haut, 39.)

proquement un peroxyde pourra, par une désoxydation partielle , passer à Tétât d’oxyde,

i 03. Oxydes. — Je range dans un seul genre tous les corps que la théorie dualistique désigne sous le nom de bases ou à' oxydes s ali fiables . Toutes les espèces faisant partie de ce genre ont la propriété de se dissoudre dans les acides, de manière à produire de l’eau et un sel métallique, appartenant au même genre que l'acide employé.

Ainsi , l’oxyde plombique et l'acide sulfurique (sulfate hydrique) donnent de l’eau et du sulfate plombique ; l’oxyde plombique et l’acide sulfhydrique (sulfure hydrique) produisent de l’eau et du sulfure plombique ; l’oxyde plombique et l’acide chlorhydrique ( chlorure hydrique) se décomposent en eau et en chlorure plombique.

Le mode oxyde a donc ici un sens spécial, et ne s’applique pas à toutes les combinaisons de l’oxygène indistinctement. Quand les combinaisons oxygénées se combinent directement avec l’eau pour former des acides , elles sont considérées comme appartenant à autant de genres distincts. Ainsi, tous les acides anhydres de l’ancienne théorie (nos anhydrides ) figurent dans notre classification comme

les espèces normales d’un genre particulier, dont le nom se termine en ide (35).

L’eau est l’espèce hydrique du genre oxyde.

Les oxydes métalliques solubles dans l’eau sont en petit nombre ; ce sont ceux de K, Na, Ba, Ca, Sr et Mg. Leur solution ramène au bleu le tournesol rougi , brunit le curcuma, et verdit le sirop de violettes. Ils sont connus sous le nom à’ alcalis, et les quatre derniers sous celui de terres alcalines .

La formation des oxydes a lieu dans les circonstances les plus variées. En première ligne, il faut placer la calcination des métaux à l’air ou dans le gaz oxygène ;puis la calcination de certains autres sels métalliques , particulièrement des nitrates et des carbonates , et enfin la double décomposition à l’aide d’un alcali. La décomposition de l’eau par certains métaux donne aussi des oxydes; cependant, on en fait rarement usage comme procédé de préparation.

104. Peroxydes. — Il existe des combinaisons oxygénées capables de se dissoudre dans l’acide sulfurique concentré, avec dégagement de gaz oxygène : elles renferment les éléments contenus dans les oxydes du genre précédent , plus une certaine quan-

tité d’oxygène. Nous leur donnons le nom de per* oxydes. M. Dumas les appelle oxydes singuliers :

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