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COMBINAISONS DE L’OXYGÈNE , COMBINAISONS DL SOUFRE

avec le plomb.

QO

Pi

avec

le chlore

avec le

phosphore.

avec l’azole.

L’inspection des proportions précédentes démontre évidemment que les poids de plomb, de chlore, de phosphore et d’azote qui s’unissent à une quantité p d’oxygène, et les poids de plomb, de chlore, de phosphore et d’azote qui s’unissent à une quantité de soufre, sont proportionnelles entre elles. Car les combinaisons de l’oxygène donnent :

p, : i\ : p< : ps : : 104 : se : 32 ; u,

et celles du soufre donnent pareillement :

ih : : Ps :: 104 : 36 : 32 : u.

Cela veut dire que si 8 oxygène se combinent avec 104 plomb, 36 chlore, 32 phosphore, 14 azote,

16 soufre se combineront aussi avec 104 plomb, 36 chlore, 32 phosphore, 14 azote, etc.

On arriverait encore au même résultat en comparant la composition des combinaisons du chlore , du phosphore, etc., avec la composition des sulfures ou des oxydes.

Nous venons donc de démontrer que , lorsqu un corps À est capable de s'unir à plusieurs autres a , à, c..., les poids de ces derniers sont entre eux dans le même rapport que les poids des mêmes corps a, b, c..., qui s'uniraient à B, à C.. ., ou à tout autre corps.

14. Il semble, d’après ce qui précède, qu’il suffise de connaître le rapport dans lequel un seul élément, l’oxygène par exemple, s’unit à tous les autres éléments , pour en déduire la composition de toutes les combinaisons de ces derniers entre eux. Cela serait parfaitement vrai, s’il n’existait qu’une seule combinaison entre deux corps ; mais, comme deux éléments produisent souvent plusieurs combinaisons , le rapport donné par le calcul ne s’applique en réalité qu’à une seule d’entre elles. Toutefois, la connaissance de ce rapport est déjà fort précieuse , puisque les poids des mêmes éléments formant plus d’une combinaison, sont entre eux dans des rapports multiples (11),

Il faut donc compléter la loi des nombres proportionnels , en disant : lorsqu’un corps À est capable de s’unir à plusieurs autres a, b, c...., les poids de ces derniers sont entre eux comme n fois les poids des mêmes corps a, b, c.., qui s’uniraient à B, à C, ou à tout autre corps.

Le coefficient n se détermine par l’expérience, soit directement, soit à l’aide de considérations particulières.

15. Admettons maintenant, pour simplifier le raisonnement» qu’il n’existe qu’une seule combinaison entre deux éléments ; supposons que l’oxygène, par exemple, ne donne avec chaque corps simple qu’un oxyde ; prenons une quantité d’oxygène constante, soit 100 parties, et notons le poids de chaque élément trouvé par expérience en combinaison avec ces 100 parties d’oxygène, nous aurons ainsi un tableau contenant ce qu’on appelle les nombres proportionnels des corps simples , rapportés à un poids de 100 oxygène; et, d’après les développements précédents , ce tableau indiquera non-seulement combien d’hydrogène, d’azote, de plomb , de cuivre , etc., se combine avec 100 oxygène; mais il exprimera aussi les quantités d’hydrogène qui s’unis-

sent à l’azote , les quantités de soufre qui s’unissent au fer, les quantités de chlore qui s’unissent au zinc, etc. ; en un mot, il donnera la composition de toutes les combinaisons.

Cela est aussi vrai si deux corps simples donnent naissance à plus d’un composé ; mais alors les quantités , indiquées par le tableau , sont encore à multiplier par un coefficient n.

Au lieu de rapporter la composition des corps à un poids de 100 oxygène, on peut évidemment choisir aussi bien pour terme de comparaison tout autre poids, soit d’oxygène, soit d’un autre élément; alors, il est vrai, les nombres proportionnels ne sont plus les mêmes que précédemment , mais il y a entre eux rigoureusement les mêmes rapports qu’entre les nombres proportionnels basés sur un poids de 100 oxygène. En effet, si, dans un semblable tableau, où l’oxygène est placé égal à 100, on trouve, par exemple, que n fois 225 chlore s’unissent à 206,25 zinc, on voit, dans un second tableau, où l’hydrogène est pris pour unité, que 36 chlore s’unissent à n fois 33 zinc. Or,

Les nombres proportionnels, employés par la plupart des chimistes, en France et en Allemagne , se

rapportent à 100 oxygène; cependant , ces nombres ont l’inconvénient d’être souvent très-élevés, et d’allonger sans nécessité les calculs. Il est préférable de prendre , comme les Anglais , l’hydrogène pour unité ; on a ainsi l’avantage d’opérer, dans les calculs, sur des nombres plus simples, et de retenir avec facilité les nombres proportionnels des corps les plus importants.

Une autre circonstance divise les chimistes sur le choix des nombres proportionnels : c/est qu’un seul et même corps peut s’unir à un autre en deux ou en plusieurs proportions , et l’on ne peut donc pas toujours s’entendre sur la préférence qu’il s’agit d’accorder à l’un ou à l’autre composé formé par ces deux éléments. L’hydrogène et l’oxygène forment deux composés : l’un renferme 100 oxygène et 6,25 hydrogène; l’autre contient 100 oxygène et 12,5 hydrogène. Faut-il choisir 6,25 ou 12,5 hydrogène pour inscrire dans le tableau? Les uns prennent le premier nombre , les autres le second ; dans le premier cas n devient 2 , dans l’autre au seul point de vue des proportions , il n’y a pas de raison pour admettre l’un plutôt que l’autre.

Voici une table des nombres proportionnels dont nous nous servirons.

100 oxygène se combinent avec n fois

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