io4 :: 4 : 2 : i j ; i
12. Loi des nombres proportionnels . — Faisons abstraction , pour un moment, de la loi précédente , et supposons qu’il n’y ait entre deux éléments qu’une seule combinaison de possible; prenons ensuite une série de combinaisons renfermant un élément com-
mun.
On a trouvé par expérience dans 100 parties
d’oxyde d’oxyde d’oxyde d’oxyde d’oxyde
de plomb : de soufre: de chlore: de phosp. : d’azote:
Oxygène 7,14. Oxyg. 33,33 Oxyg. 18,2 Oxyg. 20,0 Oxyg. 36,4- Plomb 02,86 Soufr. 60,67 Chlor. 81,8 Phosp. 80,4 Azote. 63,6
Pour rendre ces résultats comparables, ramenonsles à la même quantité d’oxygène, par exemple, à un poids de 8 oxygène ; on trouve alors , par une simple proportion , que :
L’oxyde de plomb renferme 8 oxygène pour 104 plomb ,
L’oxyde de soufre — 8 oxygène pour 16 soufre ,
L’oxyde de chlore — 8 oxygène pour 36 chlore ,
L’oxyde de phosph. ■ — 8 oxygène pour 32 phosphore
L’oxyde d’azote — 8 oxygène pour 14 azote.
D’après la loi de la constance des proportions chimiques, on a évidemment, pour un poids quelconque p d’oxygène, en appelant pt le poids du plomb, celui du soufre, p3 celui du chlore, p, celui du phosphore, p., celui de l’azote:
Dans un poids [pJrpl ) d’oxyde de plomb ,
p : Pi : : 8 : 104... (i).
Dans un poids (p-p*P*) d’oxyde de soufre,
p : p,:: § : ie...(2).
Dans un poids (p-+-p3) d’oxyde de chlore,
Dans un poids (p-j-p4 ) d’oxyde de phosphore,
Dans un poids (p-j-p5) d’oxyde d’azote,
Dans ces cinq proportions, les antécédents sont les mêmes ; on peut donc mettre les conséquents en proportion. On a alors, en considérant successivement la première proportion et la seconde, la première et la troisième , la première et la quatrième , la première et la cinquième :
Pt : p , :: 104 : ie ..(6)
Pi : p, :: 104 : 36 (7)
Pi : :: 104 : 32 (8)
Pi : ps :: 104 : u ....(9)
c’est-à-dire que
le plomb s’unit au soufre dans le rapport de 104 à ^
— ■ — • au chlore — - 104 à 36
■ — — au phosphore ■ — 104 à 32
— — à l’azote — 104 à 14.
On déduit aussi des proportions précédentes :
le :
ps ::
te :
Ce qui veut dire que
le soufre s’unit au chlore dans le rapport de 32 à 36
— — au phosphore — /^32- à 32
— — à l’azote — à 14.
De ces trois dernières proportions on déduit encore :
p. : Va :: 36 : 32 (ts)
ou bien :
le chlore s’unit au phosphore dans le rapport de 36 à 32 • — à l’azote — - 36 à 14.
Enfin , les deux proportions que nous venons d’écrire, donnent aussi :
p a : p a :: 32 : i4, c’est-à-dire que
le phosphore s’unit à l’azote dans le rapport de 32 à 14.
Évidemment, au lieu de cinq oxydes, nous aurions pu en prendre dix, vingt, cinquante, et nous serions toujours arrivé aux mêmes conséquences ; de même , au lieu de choisir des oxydes, nous aurions pu faire les mêmes raisonnements sur les combinaisons de tout autre élément.