‹ Introduction à l'étude de la métallurgie, le chauffage industrielChapitre 38 sur 89 · PX=P'X · texte numérisé non relu

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et par suite pour l'économie relative de charbon

ce qui donne finalement les résultats suivants :

AogmenUtion do rendement Économie relatiTe aor

Température de l'air

calorifique

le combustible

On obtient donc une économie sur la dépense de combustible double de Taccroissem ent du rendement thermique. Cela tient à ce qu'en même temps que l'on a augmenté ce rendement thermique, on a diminué la masse des fumées qui emportent de la chaleur grâce à la diminution du combustible, rendue possible par la récupération de la chaleur.

RENDEMENT CALORIFiaUB 167

A 800® l'économie théorique de combufsrible serait donc de 25 0/0. En réalité, l'économie est deux fois plus grande et s'élève à 500/0, parce qu'en même temps que Ton diminue le poids de combustible, on fait par contre-coup baisser la température des fumées et leur teneur en oxyde de carbone, ce qui amène une nouvelle économie*

Qaxéifleatioii des combiistibles. — La récupération de la chaleur dans les hauts-fourneaux ne porte que sur le chauffage de l'air, on ne peut la faire porter sur le combustible solide qui est à rintérieur du haut-fourneau et est déjà échauffé pendant sa descente à travers Tappareil; il serait d'ailleurs impossible de chauffer un combustible solide. Dans le ces des fours à foyers indépendants, comme les fours à acier, on peut faire une récupération bien plus complète en échauffant non-seulement Tair de la combustion, mais encore le combustible, à condition de transformer au préalable le combustible solide en combustible gazeux, opération qui se fait dans les foyers appelés gazogènes, La combustion incomplète du charbon en présence d'une quantité limitée d'air et de vapeur d'eau donne un gaz combustible renfermant de Toxyde de carbone et de Thydrogène, mêlés à un excès d'azote provenant de Tair servant à cette combustion incomplète. On peut alors, au moyen des chaleurs perdues des fumées, chauffer à la fois Tair secondaire envoyé au four pour brûler le gaz combustible venant du gazogène et ce gaz combustible lui-même; on peut en outre utiliser une partie de ces chaleurs perdues pour chauffer également Tair primaire envoyé au gazogène et la vapeur d'eau. La récupération porte alors à la fois sur :

I® L'air primaire envoyé au gazogène ;

2* La vapeur d'eau envoyée au gazogène ;

3® L*air secondaire envoyé directement au four;

4*> Le gaz combustible brûlé avec cet air secondaire.

On comprend que dans ces conditions on puisse réaliser une récupération bien plus parfaite que dans le haut- fourneau.

Nous ferons le calcul dans le cas simple où Ton chauffe seule-

ment l'air secondaire et où Ton prend le gaz combustible à la température à laquelle il sort du gazogène.

Prenons le coke précédemment employé pour le chauffage par combustion directe, renfermant lo o/o d'eau hygrométrique et supposons que, au lieu de vapeur, on fasse arriver de l'eau liquide sous la grille dans la proportion de 20 0/0 du poids du combustible. Le tableau suivant donne la composition du gaz obtenu, d'après des analyses relevées sur des gazogènes d*usine à gaz, et la chaleur de formation des différents éléments de ce gaz»

Composition

dit gaz

Chaleur de fonnation

co . .

+ 7,80 Cal.

— 5,20 (depuis H* O liquide)

— 0,20 (vaporisation)

Az« . ,

1,02 mol. 7,25 Cal.

On en déduirait, pour la température du gaz sortant du gazogène^ 930*^; l'observation donne 740** L'écart de 190° entre les températures observées et calculées provient des pertes par rayonnement du gazogène; il correspond à 1,6 Cal. Il reste finalement comme chaleur sensible dans les gaz.

7,2 = 1,6^:5,6 Cal.

Les fumées provenant de la combustion de ce gaz et sortant d'un four à distiller la houille à i.ooo<^, ont pour composition :

4,2 Cal.

io,î

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