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RENDEMENT CALORIFIQUE

bustible, avant de les mettre en présence pour les brûler. Par soite de cet échauffement préalable, la température de combustion réalisée est bien plus élevée et par conséquent la quantité de chaleur laissée dans le four par les fumées» qui sortent toujours à la même température, est bien plus élevée, d'autant plus considérable que Técart entre la nouvelle température de combustion ainsi obtenue et celle du four est plus grand.

Une des premières applications de la récupération a été faite au haut-fourneau ; cherchons à chiâfrer les économies pouvant résulter de son emploi.

Les gaz sortant d*un haut-fourneau, avec la composition indiquée plus haut, emportent 21,5 Cal. par molécule.. Leur combustion complète en présence de la quantité d'air strictement nécessane donne des fumées à la température de 1670^. Calculons à quelle température on pourra chauflfer Tair envoyé au haut-fourneau avec la chaleur disponible dans ces fumées. Un calcul très simple montre qu'une molécule de gaz sortant du haut-fourneau aété produite par l'envoi au bas du haut-fourneau de 0,73 molécule d'air et en brûlant elle fournit 1,255 molécule de fumées complètement brûlées. La chaleur spécifique de ces fumées est d'ailleur plus élevée que celle de l'air pur. Elles renferment donc beaucoup plus de chaleur qu'il n'en faudrait pour chauffer Tair pur par un procédé d'échange méthodique de chaleur à leur température de iG'jo^, Il est facile de calculer la quantité de chaleur que l'air ainsi chauffé réintroduit dans le haut-fourneau ; voici les résultats de ce calcul pour différentes températures de chauffage de l'air, la dernière colonne donne le coefficient d'utilisation de la chaleur en supposant, ce qui est impossible d'ailleurs, que les gaz non brûlés sortent du haut fourneau avec la même composition et la même température que dans la marche à l'air froid.

Température de Pair Chaleur récupérée par l'air UtilisatioD de la chalear

0,41 Lo

2,3 Cal.

l66 INTRODUCTIOK A l'ÉTUDE DE LA MÉTALLURGIE

En fait, on n'arrive pas à dépasser la température de chaufiagé de 800®.

Économie de charboo. — Pratiquement, on ne procède pas ainsi en laissant invariable la quantité 'de charbon brûlé, car on aurait par cette récupération plus de chaleur dans le four que Ton n'a besoin. On diminue en même temps la quantité de combustible de façon à laisser dans le four la même quantité de chaleur qu'avant la récupération et le seul point intéressant est de connaître l'économie ainsi réalisée sur la consommation de combustible. Dans ce cas du reste il n y a plus d'impossibilité à avoir la même quantité de chaleur et la même composition dans les fumées sortant du haut-fourneau.

Appelons P' et P les poids de charbon brûlés, X et X' les proportions de chaleur utilisées. On doit avoir pour satisfaire à la condition énoncée la relation

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