MOLLUSQUES FLUVIATILES ET TERRESTRES
(une des centres de création pour certaines espèces limitées par les mers environnantes.
Les coquilles fluviatiles et terrestres ont été réparties, à la n^mé Mirface des continents et des iles, dans 27 régions qui con- niions. cardent surtout pour les mollusques terrestres {Helix^ Limax^ Cydosioma) avec les principales régions botaniques admises par M.Schouw dans l'Atlas physique de Berghaus. Nous renverrons le lecteur au Manuel des mollusques de M. Woodward pour la description et les caractères de ces régions, nous bornant à reproduire 1^ distribution sommaire des 4600 espèces mentionnées dans son tableau (p. 407) et Tindicalion des régions sur la cai*te pi. I, ci-après.
Rt^OQS 1 Germanique 100 15 de la Polyucsie. . . 300
2 Lusitanienne. . . . 900 16 Canadienne 30
3 Africaine 150 17 des Él.-Un. de TAt-
4 du Cap 60 lanlique 60
SdesilesMascaraignes. 150 18 Américaine 80
dlndienne/ 350 19 Califomienne. ... 30
7 Chinoise 50 20 Mexicaine 170
8 des Philippines. . . 350 21 des Antilles 760
9 Javanaise 80 , 22 Colombienne.. ... 180
10 de Bornéo 30 23 Brésilienne 260
11 Papuanne 80 24 Péruvienne 100
12 Australienne 80 25 Argentine 50
ISTasmanienne 50 26 Chilienne 60
UdelaNouv.-Zélande. 80 27 Patagonienne. . . . 10
Ces chiiïres expriment sans doute Tétat relatif des résultats obtenus jusqu'à présent par les recherches dans les divers pays plutô^que les nombres, même approximatifs, de ce qtii existe en réalité.
Nais un point de vue qui nous parait mériter aussi quelque Disiriimiion allention est la distribution des coquilles terrestres dans le '^" ^j^^J**"* sens de la hauteur, lorsqu'on Tétudie dans les pays de mon- '"«""«lu^"-
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«gnes. Chaque espèce semble vivre à une altitude déterminée qu'elle ne dépasse pas, ou bien, après s'être montrée à un certain niveau, elle ne descend point au-dessous. Il existe des zones particulières dans lesquelles les êtres organisés sont en quelque
sorte cantonnés et les mollusques suivent en cela les lois générales de la distribution des végétaux. L'élévation qu'atteint une espèce dans un système de montagnes peut être dépassée dans un autre, parce que les zones végétales sont soumises à d'autres influences que colle de l'altitude, telles que la latitude, la longitude, les vents régnants, la constitution du sol, Tcxposition,etc. Mais il y a un rapport constant entre les coquilles terrestres d'une localité et la zone à laquelle elles appartiennent. Nous savons que pour les zones marines leur étendue en hauteur n*a d'importance que pour des points assez rapprochés et que d'une mer à l'autre les hauteurs relatives changent beaucoup.
• Le type des Helix^ dont on croit pouvoir distinguer aujourd'hui près de 1200 espèces, s'étend au Nord jusqu'à la limite de végétation des arbres, c'est-à-dire aux environs du cercle polaire, et au Sud jusqu'à la Tcrrc-de-Feu. Dans T Amérique méridionale, dans les Andes delaBolivie, 6 espècesontélé observées par Aie. d'Orbigny jusqu'à des altitiides de 5500 mètres. Dans l'île de Ceylan, l'H. Gardneri a été recueillie h 2600 mètres par M. Layard.
Citons quelques autres exemples pris dans des pays de montagnes et que M. P. Fischer a bien voulu réunir à cet effet. Aipc;. Les Alpes de la Savoie sont divisées en quatre régions
dans le sens de la hauteur. La région des vignes y qui est la plus basse, s'élève de 200 à 500 mèJres, celle des forêts de 500 à 1200, celle des gazons de 1200 à 2000 et davanUge, enfin la quatrième ne commence qu'à la limite extrême de la végétation pour s'élever au sommet des cimes neigeuses; elle ne présente point par conséquent de coquilles terrestres (i|.
Les espèces de la région des vignes qui ne la dépassent pas sont les Hélix Iticiday s'élevant de 575 à 500 mètres, carthnsiana^ de 220 à 500, et la Limax maximuSj de 265 à 550. Celles qui altQignent la région des forêts sans monter au delà
(i) Dumont et de Morlillel, Catalogue des viollmques terrestres et finviatiles de la Savoie, 1857.