‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 3)Chapitre 10 sur 78 · ORIGINE DES ÊTRES ET LEUR DÉVELOPPENENT · texte numérisé non relu

ORIGINE DES ÊTRES ET LEUR DÉVELOPPENENT

a végétaux ont été créées originairement par une force natua relie aujourd'hui inconnue (l) ; qu'elles ne doivent pas leur « origine à nne transformation successive de quelques formes a primitives, et que cette force a été dafts la connexion la plus a intime et la plus nécessaire avec les forcés et les événements « qui ont réglé le développement de là surface du globe (2). 0

En considérant l'ordre d'apparition de certains animaux, u^iMihèse.* quelques personnes ont pensé que la succession des êtres orga- jéTeioîmenisés pouvait répondre au développement de l'imparfait au par- ^^^ fait, ou, plus exactement, du simple au composé. MM. Sedgwick,H. Miller, Âgassiz et Bronn ont émis quelques idées dans ce sens, tandis que MM. R. Owen^ Aie. d'Orbigny, Ed. Forbes et plusieurs autres les ont combattues.

. Quelques auteurs ont cru reconnaître dans des types anciens de végétaux et d'animaux des points de départ communs pour des séries de fonnes plus récentes, qui se divisent en branches et en rameaux développés en divers sens. Certains types de reptiles ont paru se prêter à ces idées; mais il semble y aVoir dans ces spéculations plus d'imagination de la part des auteurs

(1) Il ne faudrait pas conclure de cette expression que les forcés productrices de la nature fussent épuisées et qu'aucune combinaison nouvelle ne puisse être réalisée; il est beaucoup plus probable au contraire qu*il nW a pas plus d*arrét dans le présent qu'il n*y en a eu dans le passé.

(2) Nous croyons utile de rappeler ici ce que nous avons déjà dit (Discours d^auverlurep vol. I, p. nu), que la paléontologie, prise dans sa véritable acception, avait, plus qu'aucune autre science, le droit et même le devoir de sonder le mystère de l'origine des êtres, et cela parce qu'elle possède les documents que la connaissance du passé et du présent a mis et met journellement à la disposition de l'homme. Devant les faits organiques et inorganiques, soit zooiogiques, botaniques et physiologiques, soit chimiques, physiques et géo* logiques, devant ce tableau des diverses parties de la nature qu'elle doit consuher et invoquer incecsamment pour s'éclairer, qui pourrait lui contester cette prérogative? que deviennent en effet ces prétendus systèmes, ces spéculations des philosophas raisonnant en dehors de l'observation directe, dans le vide de leurs entités? ces pures et stériles abstractions du 7noi et du non moi, etc.? combien de grandes et belles intelligences ont ainsi consumé en vain un temps et des facultés qui eussent pu être si fructueusement employés au progrès des sciences et de l'humanité ! •

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