‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 3)Chapitre 11 sur 78 · ORIGINE DES ÊTRES ET LEUR DÉVELOPPEBIENT · texte numérisé non relu

ORIGINE DES ÊTRES ET LEUR DÉVELOPPEBIENT

quÊ d'observations réelles, que de faits étudiés directement et de conséquences rigoureusement déduites (l) .

En 1849, M. Âgassiz (2) distingua les types antérieurs du règne animal dans leul*s relations avec les types actuels sous les dénomihatiods de pi^ogressifs y prophétiques^ synthétiques et embry uniques. Ces derniers, qui ont paru les plus importants, ont été adopléà par plusieurs zoologistes éminents. Ils comprennent les types qui offrent des caractères que les groupes voisins dii système, mais d'une période ordinairement plus rccente, ne possèdent que pendant l'état embryonnaire ou Ja jeunesse dés individus. Brohn ayant fait voir qu'il en existait des exemples dans là nature actuelle, on' n'aurait point dans ce principe une loi de succe3sion.

■'. M. Agassiz a publié sur ce sujet trois autres mémoires (5), dans le premier desquels il a discuté le rapport qui existe entré le degrés d'organisation des. êtres et la nature du milieu ambiant pour faire rcssiortir Finfluence qu'a dû avoir ce dernier V dans le deuxième, il a traité des relations entre la diistribulion* géographique des groupes d'animaux et la perfection de leur organisation comparée à ceux qui ont dû correspondre à des conditions plus ou moins différentes de celles de nos jours; enfin, dans le troisième, il compare les uns aux autres les nombres des typ(?s génériques et spéciaux des différents embranchements du règne anLms^l dans les périodes anciennes, pour montrer qu'en tous temps il y a eu un grand nombre de formes variées. Dans son Index palxontôlogicuSj G. Bronn (4) avait mis plus de précision dans des considérations analogues^

En 1854, Ed. Forbes (5) s'occupa d'une loi qu'il désigna par

(i) Voy, R. Owen, Geological Iranmcl., 1841, Mcin. sur les Labyria-^ l-hodontcs/ etc.

- (2) Proceed, amer, Assoc, vol. H, p. 452; 1849.

(ù) Amer. Joiirn. of Se. de SiMimaû^ vol. IX, p. 369; 1860. — The Christian Examiner, vol. XLVIII, p« 181; 1850. ^Amer.Joum. ofSc^' do Saiimati. toi. XVII, p. 905; 1854.

. (4) Vol. II, p. 891, 789 et pa«fm; 1848-49.

(5) Quart. Joum. gcoh Soc. ofLondon, p. 19-81; 1854.

CUANCEJIENTS PHYSIQUES. Û-

l'expression de loi des développements contrastants dans des directions o\ïposées. Au lieu de voir un développement coil-' tinu et régulier de l'organisme dans la série des âges, il concevait T]u*à partir de là période pcrmienhc et redescendant jusqu'à la période silurienne il y avait eu un accroissement' considérable de divers types ou de ce qu'il appelait des idées j^ii^ri^u^*, et au-dessus, à partir de la période tertiaire inférieure jusqu'à Tépoque actuelle, il y aurait eu un accroissement comparable du développement des types. Mais on ne peut pas voir en ceci une loi; c'est un fait seulement dans lequel il faut encore prendre en considération cet autre, non moinsréel, du développement tout aussi particulier de Torganûsme secondaire, qui a ses. types également nombreux et aussi bien* caraclériscs que ceux qui les ont précédés et ceux qui les ont^ suivis. Le ralentissement, le temps d'arrêt^ la diminution même si sensible des phénomènes de la vie animale, pendant ce que nous appelons la période permienne et une grande partie de celle du trias, avaient depuis longtemps d'ailleui*s frappé les géologues, et restent aujourd'hui encore une circonstance remarquable dâus l'histoire dû glbbe.

§ 2. Det ohangemenU phytrquet turTenut daist: lef oondîtiont de 1« vîe. .

Après avoir rappelé quelques hypothèses sur l'origine et le développement des organismes considérés en eux-mêmes, cherchons quelles ont pu être les conditions extérieures ou les milieux ambiants dans lesquels ce développement a eu lieu. ^ ' L'extérieur de la terre, dit Bronn, est un grand livre; ses couches en sont les feuillets; les pétrifications ou les fos-dies, les lettres de l'alphabet; le contenu, T histoire de là création, dont aucun témoin oculaire ne nous a transmis lé récit. Ges feuillets sont plus ou moins mêlés, déchirés ou altérés, et les caractères que la nature y a traces plus ou moins effacés.

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