‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 3)Chapitre 47 sur 78 · RESTES D^INDUSTRIE UU MAINE · texte numérisé non relu

RESTES D^INDUSTRIE UU MAINE

qui se trouve à 6 et T'^SO au-dessus des hautes marées. Une autre plaine partant de Stirling, et désignée sous le nom de Carse de Stirling, suit les bords de la rivière l'espace de 16 à 18 milles. A diverses reprises, on a trouvé près de Stirling, à Dunmore, à Blair-Drummond, à 7 mètres au-dessus des plus hautes marées et dans Tintérieur des terres, des squelettes entiers de baleines. Sur ce dernier point, et à Airihrey, également dans la vase ou l'argile endurcie, on a rencontré des bois de Cerf perforés, deux harpons, dont Tun avait encore un nmoche en bois qui servait à le manier.

Les circonstances dans lesquelles tous ces restes ont élé observés ne laissent point douter que le sol de cette région n'ait été soulevé, depuis l'arrivée de l'homme, comme celui des environs de Glasgow, et, en effet, les alluvions du Forth renfermaient des canots dont quelques-uns étaient semblables aux précédents. Ainsi on en a déterré, non loin de Falkirk, à 9 mètres de profondeur. Plus anciennement, dans la berge de la rivière Carron, à 4°*,57 au-dessous du sol superficiel et recouvert de lits parfaitement réguliers d'argile, de tourbe, de coquilles et de gravier, gisait un canot de 11 mètres de long sur l'",21 de large, bien travaillé dahs toutes ses parties, formé d'un seul tronc de chêne avec l'éperon pointu ordinaire et la poupe carrée.

Le firth ou embouchure de la Tay, situé au nord du précédent, est aussi bordé de plaines unies, désignées sous le nom de Carse de Gowrie, et dont Télévation au-dessus de la mer est la même que celle des plages soulevées de la Clyde et du Forth; elle est aussi composée d'argile, de sable, de gravier et de hts de coquilles, témoignant d'un soulèvement récent de 6 à 9 mètres. On y a trouvé de même des preuves que ce pbénomièoe est postérieur à l'établissement de l'homme. Un crochet de bateau en fer a été retiré de S'^SO de profondeur dans un gravier parfaitement stratifié. Il provenait d'un bâtiment marchand ou peut-être d'un petit bâtiment de guerre de 3 ou 4 tonnes. Les traditions du pays, les noms des parties élevées du sol l'appelant toujours par leur étymologicune position insulaire, les

caractères des objets trouvés dans le soi, comme la composition

et la situation de celui-ci, tout concourt à démontrer que ces

plaines de niveau ont été gagnées sur le domaine de la mer dans

la période moderne et peut-être en partie depuis les temps «

historiques.

Suivant M. Smith de Jordan Bill, aucun changement relatif de niveau ne se serait produit depuis la construction de la muraille d'Antonin ; mais M. Geikis s'attache à faire voir que de la position qu'occupent aujourd'hui les extrémités de cette muraille on pourrait en déduire une élévation du sol, et il conclut à la fois des données archéologiques et des observations directes, que le soulèvement de ces côtes doit avoir eu lieu longtemps après rétablissement des hommes dans Tile, après l'introduction des instruments de métal et même de fer ; enfin il ne voit aucun «notif pour qu'il ne soit pas regardé comme postérieur à l'occupation romaine qui marquerait la limite de son ancienneté^

Quoi qu'il en soit, ce qui nous intéressait ici était Texistence de traces de T homme paraissant être antérieures à Tusage des métaux et particulièrement du bronze, qui nous servira de chronomètre marquant un âge intermédiaire entre celui où les pierres seules étaient en usage et celui où le fer fut connu.

D'autres lignes indiquées par des plages soulevées s'observent encore sur la plus grande partie des côtes de TÉcosse, mais on n*a cité de produits d'industrie que dans les trois districts décrits par M. Geikis. Cette élévation se serait d'ailleurs également produite dans les parties centrales de l'ile qui joignait celles dont nous avons parlé.

Dans son mémoire Sur les preuves d* une élévation graduelle sc&ndinavie . du sol de certaines parties de la Suède (i), M. LyeÙ a d'abord rappelé que l'abaissement des eaux de la Baltique et même de tout rOcéan du Nord avait été signalé par Celsius, il y a plus de cent ans, et estimé alors à 40 pouces suédois (0"*,989) par

(\) Tramact. phil. Soc. ofLondon, 1835. — Traduction française, par M. Coulon (Mém. de la Soc. d'hist. ml, de NeuMlel, vol. I. Bull, bibliographique, p. i ; 1836.) — Rep. 4*^ Meet. briU Assoc., p. 652. Voyez aussi de Meyendorf, Bull. Soc. géol. de France, 1" série, toi. X, p. 79; 1837.

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