‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 4)Chapitre 12 sur 60 · TEMPÉRATURE A LAQUELLE ONT PU VIVRE · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE A LAQUELLE ONT PU VIVRE

sant sur Tacide carbonique et la chaux pour produire des masses puissantes de roches calcaires presque exclusivement composées de débris organiques.

L'importance du rôle dès eaux douces à la surface du globe, longtemps nulle, puis très-faible , s'est donc accrue proportionnellement à l'étendue des terres émergées, et les produits organiques, soit animaux, soit végétaux, se sont accrus et modifiés dans le même sens, c^ est-à-dire avec le développement de ces mêmes eaux douces, la diminution de la chaleur propre du sphéroïde, l'élévation des continents et des lies et Faction toujours de plus en plus prédominante de la chaleur solaire sur la température de la surface en ses divers points.

La géographie physique nous fait connaître la répartition actuelle des eaux douces, laquelle, comparée à celle de certains moments de Tépoque tertiaire, nous montre que nos lacs sont moins nombreux et moins étendus dans quelques régions, mais que nos fleuves et nos rivières ont un cours beaucoup plus considérable, par suite des reliefs plus prononcés du sol et de Téloignemenl des rivages.

§ 4. Température à laifuelle ont pu vÎTre les premîert orgmnîtmee.

Si, après avoir cherché à nous rendre compte des princip^es conditions physiques que présentait le développement de la vie à la surface ancienne de la terre, nous nous rapprochons davantage des phénomènes biologiques, nous examinerons d'abord .quelle est la température maximum à laquelle la vie a pu commencer à se manifester.

Il a fallu, comme on Ta déjà dit, que Tétat thermométrique de la partie consolidée permit à Teau d'y demeurer liquide après sa condensation, et d'agir sur les roches cristallines primitives pour former des dépôts arénacés ou argilo-arcnacés avec leurs détritus résultant de leur décomposition et de leur désagrégation. La croûte oxydée, en vertu de la faible conductibilité des roches, pouvait être fort peu épaisse, puisque, ainsi que nous

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