‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 4)Chapitre 3 sur 60 · SURVENUS DANS LES CONDITIONS DE LA VIE · texte numérisé non relu

SURVENUS DANS LES CONDITIONS DE LA VIE

qacs: seulement la difTérencc des climats dans les zones équatonales, polaires et intermédiaires, n*a pu se manifester qu'après un abaissement fort avance de la température de la surface. Or, comme tous ces changements, conséquences néces- ~ saires du rcfroidiscement graduel de la terre, ont toujours procéda dans le même sens, en augmentant la somme de leurs effets, quoique diminuant d'énergie chacun en particulier, le savant paléontologiste de Bonn y trouve la confirmation d'un prioctpc sur lequel nous avons souvent insisté nous-mémc : saxoiTy que les animaux qui peuplaient les eaux, comme les végétaux qui couvraient la terre, n'ont jamais changé subitement et universellement, mais peu à peu, diversement, dans des localités difTérentes, soit au-dessus, soit au-dessous du niveau des mers.

Examinons actuellement quelles sont les diverses causes qui ont concouru à modifier les conditions de la vie avant Tépoque actuelle.

On a pensé que, lors de l'apparition des premiers êtres orga- ^^^ niiés, b composition de Tatmosphère dilTérait de celle de nos *^ *"^ jours, et qu'dle doit avoir perdu depuis de l'azote, du carbone ^®"*i^**'®" et de loxygcne entrés immédiatement ou roédiatement dans la i'ain»<»p»>«re composition des corps organisés et d&s roches, tandis que la masse d'eau répandue dans Tatmosphère devait être plus considérable, et que cette atmosphère, plus dense, plus chaude et plus humide était moins favorable à la vie. Le sodium, le potassium, le fer et les autres substances révélées récemment par l'analyse spectrale dans l'atmosphère du soleil, ont dû se trouver aussi dans celle qui enveloppait la terre a son origine.

l/azote n'étant connu qu'à Tétat gazeux, ou combiné dans les Azote. coq>s organisés, nous ne comprenons pas sous quelle autre lorme il pourrait avoir existé. On doit donc penser que c'est a Tatmosplière que l'organisme animal Fa emprunté. La quanliUfde ce gaz a dû être proportionnelle à la masse d'organismes dé\eloppcs à un moment donné ; en supposant que, par la décomposition des organismes antérieurs qui le contenaient M>us forme d'ammoniaque, il en soit retourné une certaine

il CHANGEMENTS riIYSlQUES

quantité à l*atmosphèrc, d un autre côté^ une partie de l'oxy* gène ayant été aussi enlevée à Tatoiosphère par la même cause, on peut admettre que la proportion relative première des deux gaz y sera restée la même.

Carbone. Quaut au carbone, nous devons supposer également que tout ce qui est contenu dans Tanthracite, la houille, les lignites^ les bitumes, la tourbe, la terre végétale, dans les roches solides, sous forme de matière organique accidentelle, dans les animaux et les végétaux vivants, aussi bien que dans Tacide carbonique de toutes les roches calcaires sédimentaires (l'acide carbonique ne paraissant pas avoir pu se combiner avec la chaux incandes* cente en présence de Tacide silicique, sans doute abondant dans la masse fluide originaire), tout ce carbone, disons-nous, fixé ainsi par l'action des forces vitales, a dû être enlevé à l'atmosphère. Aujourd'hui, Tacide carbonique est encore apporté de rintérieur et versé au dehors par les orifices des volcans, les émanations particulières, les sources thermales et d'autres circonstances qui concourent à son remplacement, mais qui ont dû être plus efficaces, alors que les communications entre l'intérieur et Textérieur étaient plus fréquentes et plus continues qu'elles ne le sont actuellement. M. Bischof n'est pas éloigne de penser que la fixation du carbone, par les corps organisés, a pu être compensée par les émanations provenant de Tinterieur (i).

L'acide carbonique entrant aujourd'hui dans la composition de l'atmosphère pour 0,0006, M. Liebig (i) a calculé que tout

(1) ^'autres causes, telles que la décomposition des roches, ont concouru à soustraire l'acide carbonique à ratmosphàre» Ainsi Ebelmen a calcule que i mètre cube de feldspath, en se décomposant, pouvait fixer 98 mètres cubes d'acide carboniquç, et que si Ton admet qu'il y en ait j~^ dans Pat* mosph^re, ce mètre cube de feldspath fixerait Tacide carbonique de 245,000 mètres cubes d'air atmosphérique. Les masses d'argile ainsi produites par la décomposition des silicates sous Finfluence de Facide carboniquei fixé alors k Tétat de carbonates de potasse, de soude ou de chaux, montrent combien il en a été soustrait à Tanciennc atmosphère {Ann, da Mine9, vol. VIK, 1845).

• (2) Organtscfie Chemie, clc, p» 20 j 1840 —Celte proportion, cvalucc

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