SURVENDS DANS LES CONDITIONS DE LA VIE
brés comme ne présentant qu'une proportion moindre de cette substance que nous apprécierons plus loim
Or, si nous jetons un coup d'œil sur les phénomènes qui nous Restitution entourent et sur ceux qui nous ont précédés, nous n'aperce- cariMne vons aucune cause physique naturelle qui restitue à l*atmo. ,^^ ^ sphère Tacide carbonique qui lui a été ainsi soustrait, qui nonseulement tende à rétablir Tandon équilibre, mais encore puisse assurer aux êtres à venir des conditions que, dans Tétat de nos connaissances, nous devons regarder comme indispensables à leur existence.
Sans se rattacher pour cela à Tancienne hypothèse des causes finales qui de nos jours encore trouve des défenseurs, on n^en doit pas moins remarquer que si les deux règnes ont contribué passivement, pendant la série des temps géologiques, à dépouiller l'atmosphère primitive de la plus grande partie de son carbone, les végétaux tendant peut-être à augmenter la quantité relative d oxygène, il fallait une action d'un tout autre ordre pour le lui restituer; il fallait, non plus un simple phénomène dû à k marche ordinaire de la nature organique ou inorganique, mais Tapplication particulière d'une faculté qui ne s^était encore révélée dans aucun être créé avant Thomme, ce qui, nous devons le dire, ne s'est manifesté chez ce dernier que bien longtemps après qu'il se fut répandu sur la terre, que bien des siècles après qu'il eut couvert de vastes régions des produits variés de son industrie et de son intelligence.
Lorsqu'on envisage l'extension qu'a prise depuis un siècle l'emploi des combustibles fossiles sur tous les points du globe oùlon en a rencontré, extension qui semble s'accroître de jour en jour, on ne peut se refuser à voir, dans l'application que l*homme fait à ses besoins de ces trésors de force et de chaleur emmagasinés dans le sein de la terre, une sorte de prédestination au rétablissement de l'équilibre ancien depuis longtemps rompu. C'est un rôle actif qu'il a pris dans l'économie physique de la nature, et qui consiste à rendre à l'atmosphère, sous forme d'acide carbonique, par la combustion incessante de la houille et des autres composés analogues, le carbone qui san-
blait à jamais perdu et devenu inutile après avoir tant contribue au développement de Torganisme des temps anciens. Ainsi rendu à la liberté, il rentre dans le mouvement général, graduellement, comme il en était sorti, et Tindustrie humaine devient un auxiliaire des grandes lois destinées à maintenir l'harmonie de la nature.
Dans ses ÉÀudes sur la composition des eaux (i), M. Péligot avait cherché à se rendre compte de la quantité de gaz acide carbonique versé annuellement dans Tatmosphère par la combustion de la houille et des lignttes, en supposant qu1ls continssent en moyenne 80 7o de carbone, et il était arrivé au chiffre de 80 milliards de mètres cubes. Mais, ayant bien voulu, à notre prière, mettre ces résultats en rapport avec la consommation actuelle, la production de la bouille étant évaluée en Europe à 1 22,41 0,240 tonnes, dans les autres parties du globe à 10,583,888, soit en nombre rond 133 millions de tonnes ou 133 millions de quintaux métrique, notre savant confrère a trouvé que la quantité d'acide carbonique duc a cette source était de 3(t4 milliards de mètres cubes (s).
On peut ajouter que remploi de la chaux, d'abord redreint aux constructions, mais de plus en plus utilisé pour l'agriculture, contribue aussi à restituer à Pair Tacide carbouique des calcaires, et ces deux applications, combinées avec une troisième dont nous parlerons plus loin, laissent entrevoir que l'homme peut avoir réellement une fonction, restée longtem[iS inaperçue, pour compléter celles des végétaux et dos animaux, qui auraient été peut-être incapables de maintenir à elles seules indéfiniment toutes les conditions indispensables à la vie. Élatgénérai ^^j d'uuc part, Tatmosplière beaucoup plus chargée d^iuraiin<»*^hèrc ^^^^^ ^ favorisé la végétation sans nuire aux animaux en gé- - néral, quoique certaines familles des deux règnes n'aient pas kumiiitlé, du s'en accommoder, de Tautre, les pluies et les brouillards
elc.
(1) Ann. de chim, et dephtjs., vol. XLIV, 3' scr. • (2) Voy, R. Hunt, SltUisl. of ihe geol. Survey, — Situalion de Tùidustrie houillère, p. i; 1862.