‹ Introduction à l'etude de la paleontologie stratigraphique (volume 4)Chapitre 6 sur 60 · SURYEMS DANS LES CONDITIO.XS DE LA VIE · texte numérisé non relu

SURYEMS DANS LES CONDITIO.XS DE LA VIE

«iront diminué TelTet calorifii|oe des rayons solaires, rendant ainsi Foi^anisnie phis dépendant des phénomènes propres de b ferre. Mais à cette remarque de Bronn on peut objecter d*abord qu'à ce moment la température particulière du gldie éUît certainement plus clerée qu'elle ne Test aujourd'hui, puisque les saisons, résultant de l'action solaire, étaient oomparatiTeroent peu sensililes, et ensuite que, de nos jours, sous le:> tropiques, certaines régions fort humides sonteitrémement faTorables au dévdoppement de la ?égétation. *

Quant à Taugmentation de pression, résultat de la plus imnde densité de l'atmosphère duc à la présence des gai et des vapoirs, son effet, au moins dans certaines limites, a dû être peu prononcé, car nous Toyons des animauj[, et surtout des oiseaux, des poissons et des mammifères aquatiques supporter des pressions fort différentes sans en paraître affectés. Peut- (Hre cette pression, qui d*ailleurs agit bien plus directement ^ar les animaux terrestres à respiration aérienne qui ne sont pas organisés pour Tirrc alternativement sous des effets très- (iitTérents, a-t-dlc été la cause de Tapparilion plus tardive de cps derniers? C'est un sujet sur lequel nous reviendrons plus loin avec quelques détails.

D*un autre côté, M. Élie de Beaumont a fait voir <i| que l'augmentation de densité de l'atmosphère, diminuant le rayoniu*incnt de la chaleur terrestre, tendait à ^aliser les climats des (lirerscs xones en les maintenant à une température élevée, et qu'elle réagissait ainsi sur les pliénomènts généraux de la vie. l'ne augmentation de pression de 0*,75 à 1 mèlre aurait élevé Ai'. *2(f la température moyenne du globe à sa surface, ce qui a pa avoir lieu à Tépoque de la végétation houillère.

Il résulte donc des données expérimentales et de l'observa- coccia.ioa> tion que, relativement aux conditions de la vie |)endant les pra- ^^!^, hiières périodes de la terre, la composition originaire de Tatmo- >phère ne peut être déterminée d'une manière absolue, ni même approximative. Néanmoins, les organismes que nous con-

>M Lla%lUut, p. 260; 1838.

naissons de ces temps reculés nous Ynontrcnt que ces éléments constituants, essentiels, s'ils ont présenté quelques différences quant à leurs proportions, devaient être les mêmes quant à leur nature.

L*acidc carbonique contenu dans les roches calcaires, n'a pu, à aucune époque, dit Bronn (page 549), être tout entier répandu dans Tatmosphère, pas mémo au commencement des dépôts de sédiment, car cette quantité aurait rendu impossible la vie organique telle que nous la connaissons et telle qu'elle avait déjà commencé. Mais remarquons ici que les premiers sédiments des mers ne furent point des calcaires, mais bien des grès, des conglomérats, des schistes siliceux et argileux • La matière calcaire ne commence à se montrer, avec une certaine abondance et en couches homogènes suivies, qu'assez tard dans la période silurienne inférieure. Elle s'accroit jusqu'au calcaire carbonifère, diminue sensiblement ensuite pendant les périodes houiIlère,^pennienne et une grande partie du trias, se montrant çà et là, par intervalles, pour reprendre son ancienne importance avec les dépôts du lias et ceux qui les ont suivis. Ces intermittences, qui sont quelquefois en rapport avec certains développements et ralentissements de la vie marine, autant du moins que nous en pouvons juger, sont-elles dues à des différences dans les proportions de Tacide carbonique de l'air, ou bien à Tabondance et à la diminution des sources qui ramenaient do l'intérieur? C'est ce qu'il serait difficile de dire. Quoi qu'il en soit, lopins grande consommation d'acide carbonique faite par le règne végétal ne semble correspondre ni avec un développement particulier de la vie animale, ni avec la formation de puissantes couches calcaires, au moins dans un grand nombre de cas.

n est possible, continue notre savant guide, qu'une végétation particulière ait soutiré à Fatmo^hère, avant Tapparition des organismes les plus élevés, l'excès d'acide carbonique qui s'y répandait continuellement par les émanations deTintérieur, ou qui y préexistait, et nous verrons plus loin combien on a abusé de cette végétation imaginaire supposée antérieure à

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