‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 12 sur 43 · HkKCHIUTE, II, LWVII · texte numérisé non relu

HkKCHIUTE, II, LWVII

XVIII" dynastie, on peut se demander si, dès cette époque, elles n'étaient pas un des traits qui distinguaient entre eux certains parlers de l'Egypte.

Les transcriptions en hiéroglyphes des noms grecs nous fournissent la contrepreuve de ce que nous avaient appris les transcriptions grecques des noms tracés en hiéroglyphes : elles continuent d'exprimer par -^zz:^ les deux sons que les Grecs traduisent par •/. et par/., mais la confusion qui s'établit dès lors entre les caractères ^3:^. a et ZS, ^^ ' I , 8 "^ ' :~^^ 1 , à côté de 9 ' ' | , qui, dans l'écriture antique,

rendent des articulations entièrement différentes, ne permet pas de suivre bien loin les scribes dans cette direction. Si, en effet, on a dans le décret de Canope le nom Mot/wv, transcrit par ^^^ •Jf ) ' û û ""^ Sr- avec un ^3:^ répondant à /. , on a ailleurs ce même ©. rendu dans l'éciiture démoti(|ue par le signe pour S, 'Apx'êtoç = '^ ^ H(| 1 <^^ (JU \A , T'.|jiap/'ST,<; ^ ^^f r\ 00 VSt. et ainsi de suite; une fois même on trouve en présence du ® l'équivalent démotique de J , dans ^s. e/'^O'J "%^ i o ) "t^ ^ '^~''^'' |jia/o;. Il ne faut point s'en étonner trop, puisque nous avons déjà remarqué, en parlant de |, qu'un des sons qu'il recouvre peut aboutir à ^3:^, et qu'on rencontre la forme

'^'^ M. à côté de ^"^ UHL : *'^,V'=^f] ^ ifl^"""'' ^"^* connaître un cas où I est un succédané de ^^zz^ aspiré, qui lui-même est là pour © ou T. L'orthographe ^s-^' ^ ®Hv 'i"'*^^ '' relevée à l'époque gréco-romaine pour le nom du dieu Q^\ j\, et qui se reflète dans les orthographes grecques Kv^-j et KvoOtpt:; à côté de XvoOêiç, nous montre un fait du même genre, et la même tendance à traduire le ^^^rr^ par un /. ou un /. reparaît dans les variantes du nom des décans 7 ^Ic Xvo^jjtiç ou Kvo'jjjik;, 'wwva -;Ic xap/voOfii; OU Xapzvoûjjtii;. On ne saurait donc tirer des faits cités plus haut ni de quelques autres analogues la conclusion qu'il y a dans l'alternance des transcriptions une alternance dialectale; pour en obtenir la preuve, il faut passer au copte. .■5° Depifis le coinmciLcenient de l'âge copte jusqu'à nos jours. — La transcription en hiéroglyphes des noms impériaux, montrant l'assimilation perpétuelle dans l'écriture des trois caractères ^z::^, A et ffl, 't)l]0 ' . ^Ofl-^-, fflOI] '<=>. pour Kafaapo,-, ou

(in I, ^ , ^ non, pour KÀaûoioi;, jettent encore de l'obscurité sur la

question; les scribes semblent pourtant préférer A pour les mots où le A, reprenant son rôle d'ancien p, ?, exprime une terminaison grecque -/.o? répondant à une latine -eus,

T d(](] ou, par suppression de — «— finale, è/ûû^ FEpjjiàvtxoç, ^,^S^ ou

Mipy-o;, i\{\ Aiy.ty.o;, etc. Là, 00 effet, le son provenant d'un ^:z^ pharao-

nique peut être x en memphitique pour k en thébain, ck«.i T. ckci B. mais cx«>« -^-i Hu^^. cRiii 7\ mais cx'a*-cx"-" ^^•' M ^ i^\ CÛ- , khxi 7'. B. Ki>.xxe T. mais •x^t.xxe. M., ^ '%ik.^ ' • ^^ P^"" suite KHJue T. KHjmi B. mais x"*»> ^^-i "^ '^j^ . "'"n ^ ■ k*'" ^■ mais x*»»" '^'^■> jj ,., . K«.Ke T. mais x*^"' -^-i avec dissimilation entre les deux "^crr^* de

v\ '1 , tiK*. I . mais enx*'*-'"-) , KiA-gRi . mais x^'^^g-xo'*-", vsv ,

et les Thébains ont employé parfois la forme memphitique x pour le pronom de la

DE LA PHON'l^TIQUK lÎGYPTIENNE 35

deuxième personne du singnlici- masculin k, nous verrons ailleuis dans quelles conditions, lorsque celui-ci est em|)loyé comme prélixe dans la conjugaison, KOT«>*.fi T. mais xo^i-fe ^I- pour 4 y K^^/'^J '^-'^^ , KitHir T. mais x"«°'>" •^^- pour (lv\U^:^ ^ A, et ainsi de suite. Ainsi qu'on le verra au chapitre du a, le même iihénomène se repi'oduit pour cette lettre, (|ui donne souvent x en uiemphitiqui- pnur k ru thébain, par exemple Kfe.\ T. mais x^o^ •^•/^- pour ^J f'0'^«'w«, -^J J [V: et, bien (|u'on puisse à la rigueur expliquer l'aspiration subie par le k à cette occiision par la nature du cantctère A qu'il remplace dans l'écriture, la confusion qui s'est établie aux basses épo(|ues entre les hiéroglyphes -^z:^ et ^3, qui exprimaient jadis autant de nuances gutturales, me fait préférer l'explication dialectale : ces transcriptions de A, identifié alors à ^:=^, sont propres au memphite, et ce fait, joint à ceux (|ue j'ai relevés pour les époques antérieures, nous permet de reporter assez haut dans le passé, certainement à l'âge saïte, très probablement à la XVIII" dynastie au moins, l'existence sous le signe ^z:^ des deux sons que le thébain ramène à son k et que le memphite rend par x, c'est-à-dire l'existence d'une des principales caractéristiques des parlers du nord et du sud de l'Egypte.

En même temps que s'accusaient ainsi par la transcription les différences de deux des phonèmes confondus dans l'écriture sous le signe ^zz^, une troisième transcription marquait aux yeux l'existence du troisième phonème que j'ai signalé |)lus haut. Afin de l'exprimer, les créateurs de l'alphabet copte prirent la forme démoti(iue de ®, et ils en tirèrent leur d. On trouvera donc tant dans les dialectes du Sud que dans ceux du Nord, mais de préférence dans ceux du Sud, des formes comme s'e T. s'h B. à côté de Ke M. B.T.-^, ^.^ T. M. et ^x.e T. M. ^«„ T. a côté de U^^^. U^^l)^

OMS, (3'wc!?c T. à côté de z^ , s'cts'iut M. à côté de r • ^«^'S'o'^ T. ou

3'oTS' 7". , \ï' '''*■" '^^- niais K4.K r. dans les composés *.u|r*>k-'siu)k«.k à côté de

g7\^-), (î'ieie-s'ie-3'iH T. mais kih B., de un W avec amuissenient de <==> intervo-

calique, a'us'it / . de Xâl)' ^epes'LooTT F. Êepe^'uio-s-Tc .1/., de --^^ •Çv v

hU -■^^^, égyptianisé sous la forme J (*^ ^ J y |l^^^"^ «t Ix-aucoup d'autres. Le s', provenant de ®, partage, cela va de soi, toutes les destinées du <^ ayant d'autres origines : c'est ainsi qu'il peut, étant dans le thébain, avoir un s. à la contre-partie dans le dialecte memphitique, soit qu'il réponde à un A hiéroglyphi(]ue, ,n-^ «"toitT T.

•jitoiiT .1/., soit qu'il réponde à un ffl, s'ojpo T. e-swp^ .1/., en face de § ' | . h'n ré-

sumé, le mouvement dont la variante IHU^ de ^ °ISSl nous avait révélé

accidentellement l'existence s'était propagé dès longtemps sous le couvert de l'immobile orthographe hiéroglyphique, et il avait produit tous ses résultats, lorsque le changement d'écriture mit la langue à nu : de même que l'un des sons compris sous le avait passé à -s.-^, les divers sons de ^;z^, A, S, rassemblés graduellement sous le , avaient passé à k-x-^'-^. Avant, donc, de rechercher quelle était la prononciation du <^ copte, il importe de rechercher ce cju'étaient les signes ^ et ffl, qui ont abouti à sa formation de concert avec ^^:^ et ®.

INTRODUCTION A L'EIUDE

Il semble que le caractère-type A et ses syllal)i(|ues aient exprimé à l'origim^ un son sinon tout à fait identique, du moins très analogue à celui de l'uvo-palatale de l'arabe J, de l'hébreu p nu du grec archai(|ue ?. On peut élever immédiatement contre ce rapprochement Tobjection reposant sur des faits précis que, tandis que le nom même de ces lettres qôj ô-, t^oph p, v.'t.t.i. 9, indique (|u'elle aime être suivie des timbres o, ou, le A égyptien est très fréquemment suivi de ^^ qui répond alors de préférence aux timbres a, e. Il me semble que cette objection peut être levée aisément : sans parler des cas où dans leurs langues le J, le p et le ? précèdent une voyelle a, i, etc., ^\')p , A9AI0A, L», nous sommes déjà vers la XVIII" dynastie, comme nous le verrons sous l'article des voyelles, à l'époque où le son a, recouvert antérieurement par K\ . commençait à s'obscurcir en o, de sorte (|ue, si l'orthographe aimait inscrire un ^^^ derrière a, nombre de ces groupes ^^- pouvaient avoir déjà une prononciation Qou, QAcu, Qo. Le signe A, qui parait avoir eu de manière assez stable, aux époques précédentes, la valeur ? avait déjà, au second âge thébain, une tendance à s'unir aux jilionèmes représentés par ^^zz:^ pour exprimer les sons k et G- de ce dernier signe, ce qui lui permettait d'empiéter par ailleurs sur le domaine du S, ainsi ipie nous le verrous. La confusion qui en résulta dans l'écriture entre les trois caractères ^^r^^, ^d, ffl, était complète aux siècles gréco-romains, et elle répondait aux changements qui s'étaient opérés dans la prononciation.

1» Dit AT/'" siècle cirant notre ère à la fin de l'époque saïte. — Les listes de Thoutmôsis 111 renferment un certain nombre de noms de villes dont l'identiiication est certaine ou qui, n'étant pas encore ideritiliées, donnent des mots hébreux en p, ainsi

^^vvw\

an-ii-rv, D v\ nis-i:«2 , ^ \\ D v\ nl3i:. 11 n'en est pa.s différemment

sous la XIX" et la XX'- dynastie. Il] ^'^û'^T^t^yi '^^"p'^l' '^'^,

bien que les tablettes d'El-Amarna contiennent a.ssez peu d'exemples certains, ceux

qu'on y trouve confirment les faits précédents, Qidshi M ^^ SL , Qnthna[ki] i cs>

■î^ , MaziQ,da ^^fi ï ftOo- Les exemples ne font lias défaut dans la liste de Sha- Wv. -ffNi A \ V\ EL -9 <'■=■ -n

slianq, tant pour le p que pour le :, ^-=- -^ ^ pai-', -4 i"^ ^Qi^H] fir?? et ce

terme dérivé de la racine lan. cin.rit, où le: est rendu (|uelquefois par A, (|uelquefois

par S, f %ft ^^" P'^'"^' f \^%' fL.i^- ^'' transcriptions assyriennes d'Asarliaddon et d'Assourbanipal rentrent dans la même donnée, exprimant n<=:^]^ Wi par PaQvourou, pur l'arQou, TtT(î TtTt'f W par Soa.-iinQOii.

Le grec, qui commence à transcrire les noms égyptiens à cette époque, hésite, pour le son de A entre /., 7 et y , 'i'aYP='P''^['^°^''] et lUzpoipi;, soit -YP'"p'-s ou -/.poùpi? pour <=>^~?\.

\)K LA IMIMNI.'TIOUE ÉOYPTIKNNE 37

2sT(o-|'/!ç pour TtTjT TtLT , T£ipy.'ov, T'py.oc. Tapax-Î?, Tapi/.r,; pour aXi , Ct, qUoiflUG CCS

formes nous aient étc transmises par des écrivains d'âge ptolémaïquc, il est probable qu'elles datent presque toutes de l'âge antérieur.

2" Du conimcnccnif'nt de /'r/m'/nc /iio/cinau/uc an roinnienceiiient de l'âge copte. — C'est le temps où, eomme je l'ai dit à l'article du ^::3^, la eonfusiou complète s'effectue dans l'écriture enire les signes ^3:^, ^, ffl. Pourtant, sous les Ptoh'uiées, les orthographes une fuis formées demeuieiit assez constantes, ainsi WzoviW.r^ s'écrit [I "'"^ \\\\ ffl *^ avec un ffl phis souvent (|ue 11 (I Êai *^ [] (1 -^ ^- iwec un A, et KXeo-àToa

s'écrit à peu pi'ès toujours 4/f )'-'^i\ ^k 'i^'^c un A. peut-être pour des

raisons de calligraphie, le groupe ayant meilleure carrure que le groupe ouïe

groupe dans le haut d'un car'touche ( ^\. C'est seulement à partir dir moment oij

les Romains entrent en scène qire les graveurs emploient ^^^, A ou /J indifféremment,

J^^-^fl^- °j^p^'-- ¥;^»S' ^'T1.T^'

^ A'JToxp '-iiup, ^, (1[1 I, '-^ 0(1 KÀïjoîo;, sauf pcut-ôtre pour le

cas de la terminaison -■/.'>:,, /,i/s, où le A, se r-appelant un moment son rôle de p, ?, est employé de préférence par les scribes, T o [ (1 v- r£p,u:'v;/.o,-, iiip/.o;, fflOOx

Aizizo;, ainsi que nous l'avons déjà vu. Ce dernier point n'est toutefois qu'une conjecture, et l'on trouve quelques exemples qui pr^ouvent cjue, si les scribes observaient parfois une orthographe concordant à hi valeiu- ancienne de A, ils n'en admettaient pas moins, même dans ce cas spécial, la confusion graphique des trois caractères, Ou lit

pour rsoaiv.y.o; OU pour Markos. Donc, ici comme à l'article de ^:zi^, il convient

de passer à l'âge copte pour apprendre avec certitude ce qu'il en est advenu des phonèmes diver^s que le A recouvrait.

3" Depuis le commencement de l'àr/e copte jusqu'à nos jours. — Le z], confondu

avec la sourde simple ^z:^, a donné k en copte dans tous les dialectes fi , x '■■—^

K*.^ T. Ke^i B. Ke-^i .1/., P Ro^ T. Koo£ AI., et, par exception, x"" ^^^-^ 3

Hr , Zl I 3 Kioc T. M. K*.c T. M. K*>«.c-Keec T., A^^ j q Kifee-CKite T. Kiqi M., \i D

[i1JKOt[k] t. [n]KOT-[cit]KOT J/. , 'J ^- i U KOT-KTO-KtOTC T'. KikT-KT*. /:?. KCO-f jl/. 5. ,

[t]*.ko 7\ M. [t]4,k«. B., et ainsi de suite. Dans les mêmes circonstances que pour

le '::z:^, le ^ a donné au Nord un x memphitique où le thébain donne k. a 1 O'wwva,

J y AAw^ KÊôw, kAc 7*. mais ^koii, <=>k!à «po^p ^- XP°''*'P ^^-^ © [îy]KoA 7\

^oA J/. Dans beaucoup de cas, le a a donné soit un <^ dans les dialectes du Nord et du Sud, soit un <^ dans un dialecte répondant à un -s dans l'autre, <=r>|)l (?^iA T. B. M.,

^ V^N n\L S-DHne r. S-DHni .1/.. /l V<\ \\\\(iii.T.. A"^ i L "^ (ï'ioc A/.. Zl "^ "^

«"h j/. , .4 v\ a V\ s'ot'x r. -wwv» Agi s-wn-r T. •xioiit j1/. En présence de ces faits, nous sommes amenés à nous demander quelle est la valeur phonétique de «■, et c'est ce que nous rechercherons après avoir étudié la troisième gutturale pharaonique, le ZS-

ffl

Ce caractère semble avoir couvert piiinitivcment deux sons assez voisins l'un de l'autre, correspondant à peu prés l'un à notre sonore simple G-diu-. l'autre à une spirante gutturale sonore, le G allemand dans Tac ou le j- arabe prononcé doucement comme on fait en Syrie ou en Egypte actuellement. C'est par la première valeur qu'il se confondit d'abord avec ^c^:^ pour exprimer o-dur, et par la seconde, avec ^ pour rendre le i hébreu simple ou analogue au i- arabe, puis([u'il prit ensuite graphi(|uement toutes les valeurs des deux signes ^:;;^ et A, au point de se confondre avec eux dans l'usage; dans la prononciation, les divers sons qu'il avait couverts aboutirent aux mêmes expressions que ceux de •^:z::^ et de /i.

1" Du XVr Nièc/e acant notre ère à la fin de l'époque saïte. — Les inscriptions géographiques de Thoutmôsis III expriment le j cananéen ordinaire ou peu aspiré de préférence par ^^itî et moins fréquemment par A, ainsi (|ue nous l'avons dit aux articles de ces signes. On trouve pourtant le mot a:; transcrit i-r J \\, et peut-être le nom (le ville TT ^^ A *^, dérive-t-ii de la racine nn pei'turbaïus eut. Toutefois, je dois observer que, dans ces documents, le ffl est employé le plus souvent pour rendre le son du 1? hébreu répondant au l arabe, ZS^^ | q v^f\/>-o njp e';i rî^a, si bien que tt ^^^ fl^v pourrait dériver de la racine sy-i i-oaircgit. Ce son spécial, que les Hébreux couvraient avec le même caractère que le son ordinaire du u p- et que les Egyptiens rendaient par leur S, e.st rendu en cunéiforme par les syilabiques de kh, \<Ma-az-zn-lou, Knazzalou, S^i^ | ■^ v> Q:£^ nii- , Kna-za-zou, Kiiazazou, 31 -p ou plutôt 31-^ au sud d'Alep, KHon-oum-ri-a, Kiioumrin, '-laiî, et dans les tablettes d'El-Amarna, KHa-6fri, Kuabiri, '-lay, tandis qu'ils expriment par des syilabiques de G le J ordinaire, Ma- Ga~dou-ou, Ma-Gi'-dou-ou, ii:a, Gou-oub-lou, '?33, et ainsi de suite. Nous avons donc en égyptien 1 0 v S répondant au cunéiforme, NoiiKnashshé, ayant pour équi-

valent, si c'est un nom sémitique, une racine m\ t^ sustn/it. 11 semble que les scribes de Thoutmôsis III aient voulu reproduire sous S une gutturale analogue au j-, qui était très répandue dans le pays de Lotanou, peut-être chez les non-.Sémites. C'est ainsi (ju'on trouve S *^ <=> ^ "i|J?tt>, puis une demi-douzaine de noms de villes difficiles à

identifier "^S J'i^'^ (n" 126) entre Tour-manin et Tounipa ^l^ . ^' ^ ^ (n° 161), qui pourrait être une forme ancienne du nom moderne de Sindjir-li, ou se rattacher au nom de la rivière Sagoura, etc.; la forme des noms, ainsi que la localisation de certains d'entre eux me porte à croire qu'il y a là beaucoup de bourgs ou de villes appartenant au Mitanni, plus spécialement au Bit-Adini des inscriptions assyriennes. La lareté du caractère S dans les noms de la liste du Sud syrien proviendrait donc de ce que les scribes de Thoutmôsis III l'avaient employé de préférence pour exprimer le sou ^qu'aimaient les peuples de la Syrie septentrionale.

Les tablettes cunéiformes d'El-Amarna ne nous donnent en dehors de Noukhashshé pour 1 (1 ^S , aucun nom répondant à un mot égyptien en S; en revanche, le ZS est fré(juent dans la liste de Shashanq, pour rendre le J des noms judéens. Laissons

DK LA l'IlUMÎTLgi K EGVl' l'IlCNNE 39

de Côté lo iKun (le ffl^. | '^q y f^^^ . qui est pour ainsi dire stéréotypé depuis Thoiitmosis III, cette liste nous montre combien déjà le ffl ccliange avec le ^^z^ et le A pour rendre le : hébrauiue. [^]ffl^0 "^^S^ ^"' 'i''" '^'^ I^^IT"' '^"^ïfl n;? au lieu de cv\ ou de 'dans ~wvna ,„.j,^ a^^va Dr-iJ-fu, IK^^ Q j v\ in/\/i ou

n "^^ Jv '^^^^ P""^'^ "-'■' S ^^^ -^3^ 0 Q f^^^ PO'^'^ "'??■' "'^ toute autre forme de la racine n=:, ^2^(j(j^^, 'f'^^j'^C^. ^ cx.té *'« 'f'^'^f^. de la racine ->^r.

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