‹ Introduction à l'étude de la phonétique égyptienneChapitre 13 sur 43 · AAA/W · texte numérisé non relu

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ffl (1 *!^DiC^, nom analogue à î^ij, de la racine nSl3. C'est le commencement de la confusion des trois signes, (|iii va s'acliever sous les Ptolémées; déj.à, en effet, on trouve des variantes comme ^db* ,-— a et ^ J '-"-^ pour ffl J '''~~^> 6t elles iront se multipliant. 2° Du coDiiiicnrciiient de l'époque ntncédonieiwe au coniinenecment de l'âge copte. — La confusion se marque dans les n(mis propres, où l'on trouve constamment le ffl en variante au ^zz:^ et au /} dans tous leurs emplois, ainsi que nous l'avons vu aux articles de ces caractères : je me bornerai à citer le nom du dieu S J jM( • "^^ J J] - Qui s'écrit indilïéremment U 1 Jj par un ^^zi:;* ou z5j 3 , f=^j j| , et se transcrit h.ï,ê. Si donc ffl sert

à rendre le vdaiisc^es noms^c^rame/*^fj ffl\) ^ rXxV.,, *^ .^(l^lafl^lâ 'A^EC'Tt'-Xiç, Z3 ^ ) 00 ^vl Jl ^^^'■'>'/.^?'-°'^'^ ' i^ *'^'''' ^^ussi à rendre le ■/- de rÀxJx-ri, et il s'acclimate à tel point dans le nom (] (1 , isspev':-/.ïi , qu'on n'y rencontre que

très rarement une des autres gutturales; il entre avec elles dans la formation du ; d"AXi?avopoç, ^^ /w^AA^ -jn NS» ^^ ^^^^ ^^ "^k^^^^^H " '' ^'^^^ observer

pourtant que la combinaison est préférée en démotique aux combinaisons ou

]>our rendre le ^ , et qu'on a, par exemple, "^ [1(1 ^/iH ^ | J| pour Eevopôoôï) : il se pourrait donc qu'on eut là la notation d'une prononciation réelle, les Égyptiens disant AléGsandros, Gsério/wodê, non AleKsandros, Ksénofwodé, si bien que le ffl eût été pris dans ces occasions avec sa valeur réelle de G. Dans l'écriture courante, les formes comme H ^ tfcs, PO"!" ^a a ^v Si) '^''*'' D , 1 aa,s^ S pour M co<s'n,

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et ainsi de suite, se multiplient, et, à moins que le copte ne nous fournisse, à cet égard, comme il le fait parfois, des indications certaines, on est souvent embarrassé pour savoir laquelle des trois formes en ^^z;^, en A, ou en S, est la fondamentale. Naturellement, la confusion des caractères est constante sous les Césars, et, si l'on a 11 et pour rilëy.; et réxac, on a aussi fflUU M et *^ „-:=^> pour Kaidapoç et AùToxpà-wp. Il faut donc conclure des faits, ici comme à l'article du ^z::^ et du zl, que graphiquement les trois caractères sont devenus entièrement hom,ophones l'un de l'autre.

3" Depuis le commencement de l'âge copte jusqu'à nos Jours. — Graphiquement oui, mais il ne faudrait pas en conclure que tous les phonèmes qu'ils recouvraient se soient réduits graduellement à l'unité, et que l'égyptien ne possède plus qu'une gutturale R qui s'aspirera en i pour les dialectes du Nord. Le ffl antique répond bien, parfois, à un K copte, ainsi Ka.tg T. M. de fflN^cnoë x^, kiwot, de s"^.!]!] y ■^, mais c'est là une exception assez rare, si rare qu'on peut se demander si, dans ce cas, une graphie

comme S"^^!]!] v "® serait pas la forme secondaire d'un fondamental a

^ "^ ou ■^ Oll V "'^" encore relevé. Le correspondant perpétuel du S en copte est s" dans le thébain, mais remplacé par ■s dans le memphiticjue. On aura donc

de suite. Nou.>< devons donc rechercher quelle est la valeur du d.

Ainsi que je l'ai dit à l'article du |', les premiers Egyptiens qui aient es.sayé d'écrire leur langue au moyen d'un alphabet dérivé du grec, ont rendu par un même caractère (jue j'ai noté 5 les sons que les Coptes ont exprimés par les trois lettres s", 's.. tg, ou les deux sons a' et ry. Les scribes à (jui nous devons le papyrus Anastasi DLXXIV de la Bibliothèque nationale écriront donc également <3'ft.q, tos", a'wjm, «'ô.'.Vi.oTa', au lieu de c^l [ne]T£ô.q. touj, ujioju.. s'a.'Ae^Ts-x , prouvant ainsi que les phonèmes exprimés par les trois lettres étaient, dès la lin de l'époque païenne, assez rapprochés l'un de l'autre pour qu'on pût en confondre les nuances dans l'écriture.

Cette confusion, et la forme spéciale qu'a, dans Anastasi le caractère noté |)ar «■, pourraient faire croire que le «' du copte dérive graphiquement du ® égyptien, et cette dérivation e\[)liqiierait mieux la prononciation attribuée à la lettre que celle qu'on admet généralement : il est certain, en effet, ainsi qu'on le verra à l'article du ®, que le son recouvert par lui s'est affaibli en C3a-uj dans un nombre de mots qui le renfermaient au début. Si pourtant le a", ainsi que Champollion l'a pensé le premier, tire sa forme matérielle de celle du ^^^ par l'intermédiaire de l'hiératique et en dernier lieu du démotique, phonétiquement il n'exprime pas le son fondamental du '^z:^, ijui est rendu dans l'alphabet copte, selon les dialectes, principalement par K ou par x- L'éch;mge du son qu'il représente avec celui qui est enregistré sous la lettre •s, dérivant soit du A, .soit du | anticiues, nous invite à rechercher sa valeur fondamentale du côté des phonèmes exprimés par ces deux caractères.

Que s' soit appai'enté à A, c'est-à-dire au J aral)e, les cas nombreux où de bons manuscrits écrivent en variante par d les mots grecs renfermant un k, surtout après un son I, le prouvent surabondamment, T(3'iAia'i«. pour tkiAirij», TeKRi.a'i*. pour TeKK<vKi&,

(S'TH-i.TIlOC pour RIIVi.TttOC, ft.a'lIlHTOI pOUr «.KHIKTOI, i.q'i.OS'l Ct •i.OS'liJlô.Te! pOUr *.q-2>.ORI Ct

-i.OKixi*.7ei, ceAcTS'ii. pour ceAeirKj*., TS'itoir-i.oc pour triÊoictoc, cRRewS'em pour eRR*.Reiit, c'est-à-dîre que le son en était analogue à celui d'un ch allemand très doux pouvant se résoudre sur le G-dur ou sur le k, d'un coté, sur notre J, de l'autre. Les quelques variantes qu'on rencontre fautivement du <?' avec ^ et du r avec p dans ces mots empruntés, cin».pnew(3'H pour CTit*.pn*.PH, l'è.itTikRH pour Revn-i.A,RH, ï-Ae-CAiew pOUr KA*.CAi*,, OU

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